EN BREF

Affaire Musenga : les urgentistes préparent des propositions

Son histoire tragique a marqué les consciences. Celle de Naomi Musenga, une jeune femme décédée, le 29 décembre dernier, après un appel téléphonique pas pris au sérieux par deux opératrices du service d’urgence de l'hôpital universitaire de Strasbourg. Suite à cette affaire, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé veut tirer toutes les leçons des dysfonctionnements révélés par le décès de Mme Musenga, souligne un communiqué de presse émanant du ministère de la Santé. A l’issue de la réunion qui s'est tenue le 14 mai dernier avec les organisations professionnelles et syndicales de médecins urgentistes, trois décisions ont été prises conjointement : compléter et actualiser toutes les procédures de traitement des appels au 15, renforcer et homogénéiser les formations des personnels qui traitent les appels ainsi que des médecins régulateurs, garantir que tous les services SAMU sont engagés dans une démarche qualité. Pour y parvenir, les organisations remettront leurs propositions à la ministre d’ici le 1er juillet, qui consultera sur ces bases l’ensemble des autres parties prenantes et professionnelles concernées. Le ministère met en avant des échanges très constructifs qui ont permis d’identifier les points essentiels d’amélioration des services du SAMU notamment pour homogénéiser et harmoniser les procédures, les formations et systématiser les retours d’expérience. Par ailleurs, la mission flash de l’Inspection générale des affaires sociales demandée par Agnès Buzyn a débuté lundi 14 mai. Ses conclusions, attendues d’ici le début juin, seront rendues publiques. En 2016, près de 25 millions d’appels ont été traités par le SAMU, une activité qui a augmenté de 17% en 3 ans. Agnès Buzyn a ainsi renouvelé toute la confiance qu’elle accorde au SAMU et aux professionnels de santé.

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