EN BREF

Les annonces du Comité de suivi du Ségur sur la revalorisation des carrières des personnels paramédicaux

Revaloriser les carrières des soignants paramédicaux, c’est l’un des engagements qui ont été pris lors de la signature, en juillet 2020, des accords du Ségur de la santé. En décembre 2020, ceux-ci avaient déjà donné lieu à une revalorisation indiciaire pour l’ensemble des personnels du système de santé (professionnels de santé, personnels administratifs et des EHPAD…) qui ont vu leur salaire augmenter de manière permanente de 183 euros net par mois, pour un budget total de 7,6 milliards d’euros. Il s’agit désormais pour le ministère des Solidarités et de la Santé de mettre en œuvre le deuxième volet de ses engagements. Nous travaillons sur une mise en œuvre continue des accords de juillet 2020, axe par axe, mesure par mesure, a indiqué le cabinet d’Olivier Véran lors d’un brief à destination de la presse du Comité de suivi du Ségur ce lundi 12 avril. Il est important que nous avancions avec les organisations syndicales et que nous délivrions nos engagements au fur et à mesure.

Le plan de revalorisation des carrières répond à deux impératifs : reconnaître le travail et l’engagement des soignants paramédicaux déjà en poste et les encourager à poursuivre leur activité, d’une part, et améliorer l’attractivité de la profession, d’autre part. Infirmiers en soins généraux, infirmiers spécialisés (IBODE, IADE et IPDE), cadres de santé ou aides-soignants…, ce sont en tout près de 500 000 personnels de la fonction publique hospitalière qui sont ainsi concernés. C’est l’ensemble du système de santé qui est concerné, et la revalorisation s’effectue de manière globale sur l’ensemble des métiers, a précisé le cabinet d’Olivier Véran, ajoutant que le parcours de chaque profession avait été analysée afin de déterminer les augmentations de salaire à appliquer, hors primes, tout au long de la carrière. Ainsi, les revenus nets d’un infirmier en soins généraux passent de 1 736 euros à 2 026 euros en début de carrière, pour atteindre 3 398 euros en fin de carrière, contre 2 863 euros actuellement. De même, le salaire d’un aide-soignant passe de 1 532 euros nets par mois à 1 760 euros après un an de carrière, pour finir à 2 954 euros, contre 2 303 euros actuellement. Cette revalorisation globale et pérenne sera actée dès le mois d’octobre 2021, pour un budget total estimé à 740 millions d’euros pour la seule année 2022. A noter que les personnels relevant de la fonction publique territoriale, de la fonction publique d’Etat et du secteur privé (lucratif comme non-lucratif) bénéficieront d’une mesure identique dès le début de l’année 2022, à la différence des contractuels, exclus du plan de revalorisation. Cette revalorisation ne concerne pas les contractuels, par souci de cohérence avec la volonté du gouvernement, que reflètent les engagements du Ségur de la santé, d’encourager la titularisation des agents, s’est justifié le cabinet d’Olivier Véran. Les travaux du Ségur de la santé se poursuivront dans les mois à venir, notamment sur le sujet de la valorisation de l'engagement collectif. L'investissement est continu et se poursuivra tant que nous aurons des engagements à mettre en place, a-t-il conclu.

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