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Nouvelle étude préclinique d'un candidat vaccin contre le Sida : un espoir ?

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Epidémiologie

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Un candidat-vaccin contre le Sida utilisant la technologie de l'ARN messager a montré de premiers résultats prometteurs chez les animaux, ont annoncé jeudi une équipe nord-américaine de chercheurs (Institut national des allergies et maladies infectieuses (NIAID) américain, laboratoires américains Moderna et Bioqual, Université de Montréal) qui a publié son étude le 9 décembre dans la revue Nature Medicine.

Risque d'infection diminué de 79 %

Le vaccin, qui fonctionne en délivrant des instructions génétiques à l'organisme, provoquant la création de deux protéines caractéristiques du virus, lesquelles sont ensuite assemblées pour former des particules pseudovirales (VLP) afin de susciter une réponse du système immunitaire, a d'abord été testé sur des souris, puis sur des macaques rhésus. Ces derniers ont reçu de multiples doses de rappel sur une période d'un an et ont été exposés régulièrement au virus simien (SHIV) via la muqueuse rectale. Malgré de hautes doses d'ARN messager, le produit a été bien toléré, provoquant des effets secondaires modérés, comme la perte temporaire d'appétit. Chez les primates, le vaccin s'est révélé sûr et le risque d'infection par exposition a été diminué de 79 %. Ce vaccin expérimental à ARNm combine plusieurs caractéristiques qui pourraient surmonter les défaillances d'autres vaccins expérimentaux contre le VIH, et représente ainsi une approche prometteuse, a déclaré le directeur du NIAID.

Une mise en oeuvre difficile chez l'homme

Ce niveau de réduction de risque pourrait avoir un impact significatif sur la transmission virale, souligne l'étude. Les scientifiques notent toutefois que les niveaux d'anticorps provoqués étaient relativement bas (à la 58ème semaine, tous les macaques avaient développé des niveaux d'anticorps détectables), et qu'un vaccin réclamant de multiples injections serait difficile à mettre en oeuvre chez l'humain. Une étape pour laquelle il nécessitera des améliorations préalables comme l'amélioration de la qualité et de la quantité de VLP générés. Malgré quasiment quatre décennies d'efforts de la communauté scientifique mondiale, un vaccin efficace pour prévenir le VIH reste un objectif insaisissable, a concédé l'immunologue Anthony Fauci, l'un des co-auteurs de l'étude et par ailleurs conseiller de la Maison Blanche sur la crise sanitaire.

Pour aller plus loin
A multiclade env–gag VLP mRNA vaccine elicits tier-2 HIV-1-neutralizing antibodies and reduces the risk of heterologous SHIV infection in macaques

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