Dans un arrêt du 17 février 2026, la 1ʳᵉ chambre de la cour administrative d'appel de Nantes confirme que le burn-out d’une infirmière du CHU de Nantes est bien imputable à son activité professionnelle. La responsabilité du service est reconnue et valide le premier jugement rendu le 8 novembre 2024 par la 8ᵉ chambre du tribunal administratif de Nantes.
Un arrêt de travail après plusieurs mois en réanimation
Madame B, âgée de 46 ans, exerce la profession d’infirmière depuis 2002. À l’automne 2018, elle travaille au sein du service de réanimation chirurgicale du CHU de Nantes, depuis plusieurs mois.
Le 30 novembre 2018, elle est placée en arrêt de travail qui sera prolongé jusqu’au 19 mai 2019. La juridiction retient que son état de santé présenté trouve son origine dans l’exercice même de ses fonctions.
Un «climat d’insécurité» pointé par les juges
Au cœur de la décision, les contraintes psychologiques du service. Les magistrats évoquent un «climat d’insécurité» ayant régné au sein de l’unité. Ils soulignent également la spécificité du travail en réanimation, marqué par une confrontation permanente à la mort. Un environnement particulièrement éprouvant pour les équipes soignantes.
D’ailleurs, le service a connu au cours de l'année 2018 deux évènements tragiques avec «le suicide d'une collègue infirmière âgée de 28 ans et le burn-out d'un autre collègue qui a quitté le service et dont la pathologie a été reconnue imputable au service» rapporte la jurisprudence.
Une reconnaissance confirmée en appel
En validant l’analyse du tribunal administratif, la cour administrative d’appel confirme le caractère professionnel de l’épuisement de la soignante. En effet, ces conditions de travail dégradées sont jugées directement liées au burn-out développé par l’infirmière.
Cette décision illustre ainsi la reconnaissance, par le juge administratif, de l’impact des conditions de travail en réanimation sur la santé mentale des professionnels.
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