Le gouvernement a présenté, mardi 22 septembre, de nouvelles aides aux Français les plus touchés par la flambée des prix des carburants. «Plus de 25 000 infirmières dans notre pays auront ce bonus de 80 euros», a indiqué Mme Rist lors de la conférence de presse du gouvernement sur les nouvelles aides au carburant décidées par le gouvernement. Il s'agit d'un «versement unique pour fin 2026», qui sera «sans conditions de ressources» a précisé à la presse le cabinet de Mme Rist.
Les infirmières pourront par ailleurs «repousser si elles le souhaitent le paiement de leurs cotisations Urssaf sans pénalité», a indiqué Stéphanie Rist.
Une aide au grands rouleurs
Le gouvernement compte par ailleurs sur l'Assurance maladie pour informer les infirmières sur leurs possibilités d'obtenir l'aide aux grands rouleurs. Cette aide aux grands rouleurs est désormais plus susceptibles de les concerner car son plafond de revenu a été rehaussé. Il est désormais de 2 035 euros net par mois pour une personne seule et 6 104 euros nets pour un couple avec deux enfants (avant prélèvement à la source de l'impôt), selon la ministre déléguée à l'énergie Maud Brégeon.
"80 € pour une infirmière sur quatre"
Pour le syndicat des infirmières libérales Convergence Infirmière, la réponse de la ministre s'apparente davantage à «une aumône» qu'à une véritable aide. «C’est un bonus ponctuel réservé à une minorité, une aide « grands rouleurs » dont la profession reste largement exclue, et un report de dettes. Trois infirmières libérales sur quatre n’auront rien. Convergence Infirmière le dit sans détour : ce n’est pas une politique, c’est une mascarade».
Pour le syndicat, la réponse est très loin d'être à la hauteur :
«Le bonus 'territoires & ruralité' de 80 €, réservé aux infirmières parcourant plus de 100 km par jour, concernera 25 000 infirmières libérales sur près de 99 000. Son coût total est de 2 millions d’euros. La revalorisation de l’indemnité forfaitaire de déplacement que nous demandons coûte 300 millions d’euros par an. Le gouvernement propose donc moins de 1 % de ce qu’exige la situation», dénonce Convergence Infirmière, désignant les professionnelles libérales qui interviennent en ville comme les grandes laissées-pour-compte.
«Les infirmières de ville sont purement et simplement oubliées. Elles cumulent les petits trajets en circulation dense et ne peuvent, pour la plupart, facturer aucune indemnité kilométrique».
«Pour une infirmière qui effectue 32 déplacements par jour, 80 € équivalent à deux jours de la revalorisation demandée. Deux jours. Avec un gazole à 2,41 € le litre, un record, 80 € représentent à peine 33 litres. Nos tournées, elles, ne s’arrêtent pas au bout de deux jours», rappelle-t-il.
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