devenir infirmier a 50 ans
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Re: devenir infirmier a 50 ans
Même moi en tant qu'ancienne AS, je me rends compte qu'on ne connait pas bien le métier d'IDE tant qu'on ne l'a pas exercé (et je le confirme en discutant avec les collègues AS: globalement elles ne savent que très superficiellement ce qu'on fait réellement).
Je dirais que le seul bénéfice qu'on en retire, c'est sur le plan physique (on ne fait plus de toilettes et de manutention, en tout cas pas autant qu'une AS, sauf en libéral).
Au niveau salaire, si on avait beaucoup d'ancienneté, c'est mort, on gagne moins en tant qu'IDE jeune diplomée (si j'étais restée AS, je gagnerais plus que ce que je gagne actuellement avec 5 ans de DE).
Mais niveau "épanouissement" franchement faut qu'on me montre où on peut trouver de l'épanouissement dans ce métier, parce que là je vois pas du tout
Je dirais que le seul bénéfice qu'on en retire, c'est sur le plan physique (on ne fait plus de toilettes et de manutention, en tout cas pas autant qu'une AS, sauf en libéral).
Au niveau salaire, si on avait beaucoup d'ancienneté, c'est mort, on gagne moins en tant qu'IDE jeune diplomée (si j'étais restée AS, je gagnerais plus que ce que je gagne actuellement avec 5 ans de DE).
Mais niveau "épanouissement" franchement faut qu'on me montre où on peut trouver de l'épanouissement dans ce métier, parce que là je vois pas du tout
Infirmière DE 2016 En EHPAD
Aide-Soignante DE 2004 En EHPAD
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Re: devenir infirmier a 50 ans
Bof je dirai juste qu'en ephad on ne fait plus de toilettes en contrepartie on a le téléphone qui sonne beaucoup plus.
Sans compter tout le reste
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Recruteur et expert en paie et droit social.
Re: devenir infirmier a 50 ans
C'est la charge mentale
"je vous bascule le standard", la phrase que je déteste quand la directrice s'en va 
Infirmière DE 2016 En EHPAD
Aide-Soignante DE 2004 En EHPAD
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- Belphéghor
- Insatiable

- Messages : 576
- Inscription : 13 oct. 2020 16:10
Re: devenir infirmier a 50 ans
A moment donné, il faut être honnête, c'est un boulot très difficile, ingrat et aliénant.
En psychiatrie j'y trouvais personnellement de l'épanouissement dans une unité de soins de fin de vie qui a fini par fermer, ensuite ça a été à nouveau l'enfer, service pourri qui part dans tous les sens, cadre et médecins plus barges que les patients, aucun cadre, on t'empêche carrément de faire ton travail correctement et on te brime si tu essaies de protester.
Aucun épanouissement, et comme choix, devenir aigri et agressif, ou s'en foutre totalement et venir juste pour avoir sa paie à la fin du mois.
Après, outre l'épanouissement, j'y ai tiré beaucoup de leçons de vie, ça je ne remets pas en question. Et mes études où j'étais complètement dans le déni de ce qui m'attendait, et mes premières années d'exercice où on pouvait encore à peu près travailler en comparaison, j'en ai tiré beaucoup de joie.
La seule chose vraiment que je retire de ce travail, c'est le contact avec les patients en psychiatrie notamment, qui m'a apporté énormément sur le plan humain.
En psychiatrie j'y trouvais personnellement de l'épanouissement dans une unité de soins de fin de vie qui a fini par fermer, ensuite ça a été à nouveau l'enfer, service pourri qui part dans tous les sens, cadre et médecins plus barges que les patients, aucun cadre, on t'empêche carrément de faire ton travail correctement et on te brime si tu essaies de protester.
Aucun épanouissement, et comme choix, devenir aigri et agressif, ou s'en foutre totalement et venir juste pour avoir sa paie à la fin du mois.
Après, outre l'épanouissement, j'y ai tiré beaucoup de leçons de vie, ça je ne remets pas en question. Et mes études où j'étais complètement dans le déni de ce qui m'attendait, et mes premières années d'exercice où on pouvait encore à peu près travailler en comparaison, j'en ai tiré beaucoup de joie.
La seule chose vraiment que je retire de ce travail, c'est le contact avec les patients en psychiatrie notamment, qui m'a apporté énormément sur le plan humain.
Infirmière, maman, être humain
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Victoria 1106
- Messages : 1
- Inscription : 11 juil. 2022 09:22
Re: devenir infirmier a 50 ans
Bonjour Antoine , j’aimerais savoir si finalement vous vous êtes lancé dans l ‘aventure et si tout se passe bien . J’ai 49 ans , esthéticienne depuis 27 ans et j’envisage également une reconversion pour devenir infirmière. Après avoir obtenu un Bac D il y a bien longtemps je souhaite reprendre des études …J’ai bien conscience des difficultés mais j’aimerais avoir des témoignages de personnes de mon âge dans la même situation ... merci d’avance pour vos réponses . Bonne journée Victoria
Re: devenir infirmier a 50 ans
Bonjour, finalement, vous avez franchi le pas? Vous avez entamé une reconversion pour être infirmière ? J’ai 49 ans et je m’interroge aussi pour une reconversion professionnelle…dans l’attente de vous lire, cordialement
-
Patoucalva
- Messages : 1
- Inscription : 21 mars 2026 15:46
Re: devenir infirmier a 50 ans
Bonjour,
Je me permets de répondre parce que je me pose un peu les mêmes questions en lisant vos messages. À 49/50 ans, je pense que ce projet reste tout à fait possible, mais qu’il faut vraiment être lucide sur ce que cela implique : reprendre un rythme d’études, gérer les stages, la charge de travail, la fatigue, et derrière un métier qui est loin d’être simple au quotidien.
En même temps, l’âge peut aussi être un vrai atout. On arrive souvent avec plus de maturité, une meilleure capacité d’organisation, davantage de recul face aux situations compliquées, et souvent une motivation plus solide qu’à 20 ans. Une reconversion à cet âge n’a rien d’absurde si le projet est réfléchi et qu’il ne repose pas seulement sur une envie passagère.
Je trouve d’ailleurs qu’on sous-estime souvent à quel point certaines décisions qu’on repousse pendant des années peuvent finalement faire beaucoup de bien une fois qu’on ose les prendre.
À mon avis, le plus utile serait d’avoir des retours concrets de personnes qui ont intégré l’IFSI vers 45-50 ans, pour savoir comment elles ont vécu la formation, l’aspect financier, les stages, et l’entrée dans le métier ensuite. C’est souvent ça qui permet de voir plus clair, au-delà de l’envie de départ.
En tout cas, je trouve votre démarche courageuse, et je serais aussi intéressé par des témoignages de personnes qui l’ont vraiment fait.
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Je me permets de répondre parce que je me pose un peu les mêmes questions en lisant vos messages. À 49/50 ans, je pense que ce projet reste tout à fait possible, mais qu’il faut vraiment être lucide sur ce que cela implique : reprendre un rythme d’études, gérer les stages, la charge de travail, la fatigue, et derrière un métier qui est loin d’être simple au quotidien.
En même temps, l’âge peut aussi être un vrai atout. On arrive souvent avec plus de maturité, une meilleure capacité d’organisation, davantage de recul face aux situations compliquées, et souvent une motivation plus solide qu’à 20 ans. Une reconversion à cet âge n’a rien d’absurde si le projet est réfléchi et qu’il ne repose pas seulement sur une envie passagère.
Je trouve d’ailleurs qu’on sous-estime souvent à quel point certaines décisions qu’on repousse pendant des années peuvent finalement faire beaucoup de bien une fois qu’on ose les prendre.
À mon avis, le plus utile serait d’avoir des retours concrets de personnes qui ont intégré l’IFSI vers 45-50 ans, pour savoir comment elles ont vécu la formation, l’aspect financier, les stages, et l’entrée dans le métier ensuite. C’est souvent ça qui permet de voir plus clair, au-delà de l’envie de départ.
En tout cas, je trouve votre démarche courageuse, et je serais aussi intéressé par des témoignages de personnes qui l’ont vraiment fait.
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Dernière modification par Patoucalva le 12 mai 2026 15:30, modifié 1 fois.
Re: devenir infirmier a 50 ans
C’est assez fascinant (et franchement un peu triste) de voir autant de défaitisme concentré en un seul fil de discussion. Je lis vos réponses et j'ai l'impression qu'on parle d'envoyer quelqu'un sur la Lune sans oxygène, alors qu'il s'agit "juste" d'une envie de se rendre utile et de changer de vie.
À tous ceux qui ont répondu avec autant de négativité :
J'espère sincèrement que le jour où, à 50 ou 55 ans, vous aurez le courage de vouloir bousculer votre routine, de suivre une vocation ou simplement de donner un nouveau souffle à votre carrière, vous ne tomberez pas sur des gens comme vous. Se faire fermer la porte au nez avec autant d'aplomb sous prétexte de "réalisme", c'est le meilleur moyen de scléroser une société.
La maturité et l'expérience de vie sont des atouts MASSIFS dans le soin. Le métier d'infirmier est exigeant, physiquement et mentalement, c'est un fait. Mais qui êtes-vous pour décréter qu'à 50 ans, on est "périmé" pour apprendre et s'investir ?
Pour donner un exemple concret, un ami a obtenu son DE a 52 ans, il a fait un tas de métiers différents avant, du commerce en passant par la restauration...etc, bref, résultat ? Pour rien au monde il ne changerait, il s'épanouit totalement, il a des rapports excellents avec les patients jeunes et moins jeunes, de tous milieux, pareil avec l'équipe soignante, il a complètement changé de vie et je ne l'ai jamais vu aussi épanoui et investi.
Alors à tous ceux qui veulent se reconvertir : Ne vous laissez pas enterrer par ce festival de pessimisme.
OUI, le parcours est intense, OUI, les études sont denses, mais votre projet n'est pas fou. C'est un défi.
Si vous avez l'énergie, la santé et cette flamme au fond de vous, faites des immersions, discutez avec des IFSI, renseignez vous aussi ailleurs plutôt qu'uniquement ici.
Le monde du soin a besoin de bras, mais il a surtout besoin de cœurs et de cerveaux qui savent pourquoi ils sont là.
Peu importe l'année de naissance sur la carte d'identité.
Bon courage à vous !
