Très attendue, cette mesure annoncée jeudi 16 avril va concerner 6,7 millions de personnes, précise un communiqué conjoint des ministères de la Santé et de l'Égalité femmes-hommes, qui souhaitent ainsi «lutter contre la précarité menstruelle», «soutenir le pouvoir d'achat» et «encourager l'usage de produits réutilisables». «La précarité menstruelle n’est pas une fatalité : c’est une injustice à laquelle nous devons répondre avec détermination», a commenté la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, citée dans le communiqué. «Aucune femme, aucune jeune fille ne devrait avoir à renoncer à son hygiène intime : c'est une question de santé et dignité», a souligné de son côté la ministre déléguée à l'Egalité femmes-hommes, Aurore Bergé.
Coton, vieux vêtements déchirés... Une femme sur dix utilise des alternatives aux protections menstruelles faute de moyens, selon une étude réalisée en novembre 2025 pour l'association Dons Solidaires, sur un échantillon de 4.002 adultes.
Quels produits ? Et quelles modalités ?
Cette mesure s'appliquera aux produits qui seront commercialisés dans les pharmacies. Pour les références concernées, «le cahier des charges sera publié après l'avis de l'Anses», l'agence de sécurité sanitaire, a précisé à l'AFP le ministère de la Santé. Dans le détail, le projet prévoit que les assurées de moins de 26 ans soient remboursées à hauteur de 60% par l'assurance maladie et que les complémentaires prennent en charge le reste. Les plus précaires, bénéficiaires de la C2S, bénéficieront elles d'une prise en charge à 100% de ces protections.
Le budget 2024 de la Sécurité sociale, adopté fin 2023, prévoyait le remboursement de protections menstruelles réutilisables (culottes et coupes) pour les assurées de moins de 26 ans, ainsi que pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S) sans limite d'âge. La mesure n'avait toutefois pas été mise en œuvre, en l'absence de la publication du décret d'application, suscitant la colère et l'incompréhension d'associations féministes et de fabricants de protections durables. Interrogée l'an dernier à l'Assemblée nationale sur ce sujet, Aurore Bergé avait alors reconnu un «retard (...) pas acceptable» et avait affirmé que les engagements seraient tenus «avant la fin de l'année» 2025.
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