Les violences à l’encontre des soignants continuent de mobiliser les pouvoirs publics. Chaque année, près de 20 000 incidents sont signalés en France, selon les chiffres rappelés par les partenaires du nouveau pacte régional dévoilé en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Présenté à la Maison de santé pluriprofessionnelle d’Aix Encagnane, ce plan associe la Préfecture de région, l’ARS PACA et la Région Sud autour d’un objectif commun : améliorer concrètement la protection des professionnels de santé dans l’exercice quotidien de leur activité.
Le dispositif repose sur une approche collective associant les services de l’État, les acteurs du système de santé, les collectivités territoriales et les forces de sécurité intérieure.
Adoptée à la fin de l’année 2025, cette feuille de route régionale entend apporter des réponses à des situations qui concernent l’ensemble des modes d’exercice, qu’il s’agisse des établissements hospitaliers, des maisons de santé, des centres de santé ou encore des professionnels libéraux. Le dispositif repose sur une approche collective associant les services de l’État, les acteurs du système de santé, les collectivités territoriales et les forces de sécurité intérieure.
Une mobilisation régionale pour renforcer la protection des soignants
Le pacte s’inscrit dans un contexte de préoccupation croissante autour des violences verbales, des menaces et des agressions physiques subies par les professionnels de santé.
L’un des principaux objectifs consiste à améliorer la réponse apportée aux soignants victimes. Les partenaires prévoient notamment une actualisation des protocoles départementaux associant les autorités judiciaires, les services de police et de gendarmerie ainsi que les acteurs de santé. Le renforcement des échanges entre les soignants et les forces de l’ordre fait également partie des mesures annoncées.
La démarche vise à faciliter le signalement des incidents et à assurer un meilleur suivi des situations recensées. Les autorités régionales souhaitent ainsi renforcer la visibilité des réponses apportées aux actes de violence et rappeler que ces comportements ne doivent pas être considérés comme une composante ordinaire de l’exercice des métiers du soin.
La sécurisation des structures constitue un autre axe majeur du plan. Les établissements de santé sont invités à vérifier l’efficacité de leurs dispositifs d’alerte et de leurs procédures d’intervention en lien avec les services de sécurité. L’objectif est de permettre une réaction plus rapide lorsque les équipes ou les patients sont confrontés à une situation à risque.
Des actions ciblées pour les établissements et les professionnels libéraux
Au-delà des structures hospitalières, le plan régional accorde une place importante à la médecine de proximité. Les maisons et centres de santé pourront bénéficier d’un accompagnement destiné à renforcer la sécurité de leurs locaux. Les projets d’investissement soutenus par l’ARS et la Région intégreront davantage cette dimension, qu’il s’agisse d’équipements d’alerte, de systèmes de surveillance ou d’aménagements des espaces d’accueil.
Les professionnels exerçant en cabinet ou intervenant à domicile figurent également parmi les publics visés. Les mesures annoncées prévoient le développement d’outils de soutien et de mise en relation afin de réduire l’isolement de certains praticiens et de faciliter l’accès à des dispositifs d’assistance en cas de difficulté.
La prévention occupe également une place centrale dans le pacte régional. Les partenaires souhaitent intégrer davantage les enjeux liés à la sécurité dans les formations initiales des futurs professionnels de santé, tout en développant des actions de sensibilisation destinées aux étudiants et aux praticiens en exercice.
Enfin, une campagne d’information à destination du grand public doit accompagner le déploiement du dispositif. Les signataires estiment que la lutte contre les violences passe aussi par une meilleure sensibilisation des usagers et par une valorisation du respect dû aux professionnels de santé.
À travers ce pacte régional, les autorités souhaitent structurer une réponse collective à un phénomène qui touche l’ensemble du système de santé et qui constitue, selon elles, un enjeu croissant pour les conditions d’exercice des soignants et l’organisation de l’offre de soins sur les territoires.
Pour en savoir plus sur la Campagne
Source : communiqué de presse de la Préfecture de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, de la Région Sud et de l’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur.
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