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Entrée en vigueur de l’obligation de la check-list « sécurité du patient au bloc opératoire »

Cet article fait partie de l'UE :

S2 4.5 Soins infirmiers et gestion des risques

Depuis le 1er janvier 2010, la check-list « sécurité du patient au bloc opératoire » est obligatoire dans tous les blocs opératoires.
Cette check-list consiste à vérifier systématiquement, de manière croisée au sein de l’équipe, dix points critiques aux trois temps charnière d’une opération :

  • avant l’anesthésie : l’identité du patient, la présence d’allergies…
  • avant l’intervention proprement dite : l’intervention prévue, sa localisation, l’administration des antibiotiques si nécessaire…
  • après l’intervention : le décompte des matériels (compresses, aiguilles…), les prescriptions postopératoires…

Jusqu’à présent, ces vérifications étaient faites de manière plus ou moins systématique et n’étaient pas forcément partagées au sein de l’équipe. C’est un des points clé de la check-list, outil bien connu du milieu de l’aéronautique, qui a également fait la preuve de son efficacité au bloc opératoire.
Cette check-list est également efficace : une étude réalisée selon un protocole avant-après, sur près de 8000 patients dans 8 pays sur une période courte (moins d’un an) a permis de conclure à l’amélioration des résultats chirurgicaux grâce à l’implantation de cette check-list.

Ses objectifs sont :

  • d’améliorer la sécurité au bloc opératoire et réduire les erreurs chirurgicales en intégrant dans les pratiques quotidiennes des équipes chirurgicales, la vérification croisée de différents points critiques de sécurité ;
  • de renforcer, d’améliorer la communication et le partage des informations au sein des équipes travaillant au bloc opératoire.

La check List proposé par la Haute Autorité de Santé n’est pas modifiable.
Sa mise en place sera vérifiée par les experts-visiteurs dans le cadre de la certification, à travers la V2007 et la V2010.

En pratique

Les membres de l'équipe médico-soignante renseignent, en moins de 2 minutes, la check-list en vérifiant oralement 10 points considérés comme essentiels, en présence de tous et avec la participation du patient (avant qu'il ne soit endormi).

Notamment, avant l'induction anesthésique, sont confirmés - dans l'idéal par le patient,
son identité, l'intervention et le site à opérer ;
de même, sont vérifiés l'installation du patient et le matériel nécessaire pour l'intervention ;
enfin, sont évalués les risques allergiques, respiratoires et hémorragiques.
au cours d'un temps de pause avant l'opération, une vérification ultime des points concernant l'intervention est faite au sein de l'équipe au complet et sont partagées les informations essentielles concernant les éventuels points critiques de la procédure chirurgicale et anesthésique ;
enfin, il est demandé de vérifier que l'antibioprophylaxie si elle est recommandée, a bien été effectuée.
après l'intervention, est effectuée une confirmation orale de l'intervention réalisée, du compte final correct des instruments, aiguilles, compresses, de l'étiquetage correct des prélèvements ainsi que du signalement des dysfonctionnements éventuels ;
le dernier point concerne la vérification de la réalisation conjointe des prescriptions postopératoires.

Ces éléments sont tracés sur un support papier ou électronique par un coordonnateur Check-list, le plus souvent un personnel infirmier, en coordination avec le chirurgien et l'anesthésiste responsables de l'intervention ou le cas échéant, avec le professionnel qualifié en chirurgie ou anesthésie auquel a été délégué un temps opératoire.
Un bon outil d’amélioration de la qualité des soins dans les blocs opératoires.

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Rédacteur en chef infirmiers.com

Cet article fait partie de l'UE :

S2 4.5 Soins infirmiers et gestion des risques

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Commentaires (1)

julien37100

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8 commentaires

#1

innovation !!!

Bonjour,
Nous allons inventer quoi après !! Le code barre sur le patient...