EN BREF

L'intégration des IADE dans l'exercice de la pratique avancée rejetée à l'Assemblée

Cet article fait partie du dossier:

Pratique avancée

    Précédent Suivant

C’était l’une des revendications des infirmiers anesthésistes : voir leur statut associé à celui des auxiliaires médicaux en pratique avancée dans le cadre de la proposition de loi visant à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification, dite loi Rist. Soit un moyen de revaloriser leur métier, de reconnaître leurs compétences, et de protéger leur formation et leurs acquis. Or, malgré les appels des syndicats et de la profession, les députés ont mis fin à leurs espoirs ce jeudi 18 mars lors de la seconde lecture à l'Assemblée nationale de la proposition de loi en votant, à 39 voix pour et 37 voix contre, la suppression de l’article 1er Bis AA soumis par le Sénat. Souhaitant répondre aux inquiétudes des IADE, celui-ci l’avait ajouté en première lecture, leur intégration dans l'exercice de la pratique avancée faisant notamment l’objet d’un amendement allant dans ce sens. En amont, la Commission sociale a estimé que cette assimilation posait toutefois un certain nombre de difficultés et rappelé que les IADE interviennent dans un champ technique très spécifique et sous le contrôle exclusif des médecins anesthésistes, à la différence des IPA dont les missions sont par nature transversales. Des arguments qui ont été repris par les députés favorables à la suppression de cet article 1er Bis AA, qui ont également jugé que, à diplôme certes égal, les IADE relèvent d’une spécialisation de la profession infirmière quand les IPA, eux, représentent une évolution du métier d'infirmier. Pas d’équivalence possible, donc, pour les opposants à l'amendement, Stéphanie Rist indiquant elle-même que le texte, tel qu’il est écrit actuellement, ne répond pas aux préoccupations des IADE. La solution future envisagée : ouvrir plus largement le statut de la pratique avancée afin de pouvoir prendre en compte les spécificités de chaque spécialisation infirmière.

Retour au sommaire du dossier Pratique avancée

Publicité

Commentaires (0)