COURS IFSI

Cours ifsi - Entre douleur et souffrance

La prise en charge de la douleur est devenue une priorité de santé publique. Mais qu’est-ce que la douleur ? Que peut-on dire de la souffrance ? Ces deux mots « souffrance » et « douleur » sont souvent mal utilisés par le grand public, mal informé sur le sujet. Personne ne devrait avoir mal, personne ne devrait souffrir et pourtant. Pourquoi a-t-on mal ? Quelles en sont les causes ? Existe-t-il plusieurs types de douleurs ? Est-il possible de rechercher la douleur comme signe de plaisir ? Enfin, au-delà des traitements médicamenteux, d’autres techniques s’avèrent thérapeutiques.

Cours - Entre douleur et souffranceHistorique

Dans le monde antique Grec, la douleur était acceptée comme nécessaire et inévitable. Chez les Romains, Alexandrie, au IIIe siècle avant JC, pratique la dissection humaine et apporte des connaissances nouvelles sur le cerveau et les nerfs. Celse, au 1er siècle après JC, indique que la douleur est un signe de maladie puisqu’elle est décrite et expliquée. C’est Galien qui découvre que la douleur est exacerbée lorsque la personne est consciente. Au Moyen âge, la société est dominée par les hommes et les religieux. C’est ainsi que la douleur est vue comme un châtiment divin. A la renaissance, Ambroise Paré pratique l’ablation, la cautérisation, l’amputation sans traitement antalgique. Au 17e siècle, Descartes parle du « membre fantôme » et affirme que la douleur est provoquée par le cerveau. Les scientifiques cherchent à soulager la douleur par l’opium. Au siècle des lumières (18e siècle), la douleur devient un signe d’alarme et est reconnue comme nuisible. L’interrogatoire du patient permet de la décrire et de l’évaluer. Au 19e siècle, le système nerveux est découvert avec la neurophysiologie de la douleur. La morphine est utilisée lors les actes chirurgicaux pendant la guerre. Au 20e siècle, le chirurgien René Leriche combat la douleur à Strasbourg, tandis qu’en 1910, les centres cérébraux de la douleur sont localisés. En 1951, l’éther est utilisé comme anesthésiant. Changement de culture, de nos jours, la prise en charge de la douleur est devenue une priorité dans les établissements de santé à travers plusieurs plans gouvernementaux spécifiques. Ainsi, la prise en charge de la douleur est inscrite dans le code de la Santé publique : « toute personne a le droit de recevoir des soins visant à soulager sa douleur. Celle-ci doit être en toute circonstance prévenue, évaluée, prise en compte et traitée » (article L1110-5). La loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé du 4 mars 2002 reconnait le soulagement de la douleur comme un droit fondamental de toute personne. La lutte contre la douleur est également une priorité de santé publique inscrite dans la loi de santé publique de 2004.

Quelques généralités

Le mot « pain » (douleur en anglais) trouve son origine du latin « poena » qui signifie : peine, douleur, punition, châtiment.DéfinitionsL’IASP (International Association for the Study of Pain) indique que la douleur est une « expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou encore décrite en des termes évoquant une telle lésion ». Quant à Freud, il donne à la douleur la définition...

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