CEFIEC

L'urgence de former mieux et plus d'étudiants en soins infirmiers

Publié le 16/01/2023

Au nom du Cefiec (Comité d'entente des formations infirmières et cadres), sa présidente Michèle Appelshaeuser a confirmé l'utilité de former davantage d’étudiants en soins infirmiers, en rappelant néanmoins que cette augmentation doit restée encadrée. 

étudiantes IFSI

«Ce mandat social vise à former des professionnels compétents, autonomes, responsables et réflexifs à travers une formation hautement professionnalisante et à un niveau académique de licence», précise le Cefiec qui pose donc des conditions à l'augmentation des quotas infirmiers. 

Moyens humains

L’augmentation des quotas d’étudiants infirmiers comme solution à cette pénurie devra être accompagnée par des moyens humains (formateurs/tuteurs), architecturaux ainsi que la réflexion sur la sélection des profils étudiants, souligne le Cefiec. 

Comprendre les ruptures de parcours de formation 

Le Cefiec publiera prochainement les résultats de son enquête annuelle sur les suivis des étudiants en soins infirmiers en IFSI. Les chiffres annoncés par le Président de la République font état de près de 30% des étudiants en soins infirmiers qui arrêtent en cours de formation et de 55% qui sont diplômés à l’issue de la formation. Il convient néanmoins de mettre ces chiffres en perspective du taux de diplomation de licence observé en France, selon le rapport « En licence, plus d’un quart des étudiants obtiennent leur diplôme à l’issue de trois années de formation. En effet, 29 % des étudiants inscrits pour la première fois en première année de licence (L1) en 2016 ont obtenu une Licence au bout de trois ans, à la session 2019. 

Un engagement de suivi des étudiants en institut comme en stage

Le Cefiec insiste également sur l’importance du suivi pédagogique et l’aide à la réussite, déjà mis en place dans le processus actuel de formation. Une importance capitale pour le Cefiec qui consacre à cette thématique ses trois Journées Nationales d’Etude du mois de juin et la publication de son « Livre Blanc ». «Si chacun s’accorde à considérer la place essentielle des périodes de stages dans un dispositif de formation par compétences, il est nécessaire de rappeler les difficultés à trouver suffisamment de places de stages et de devoir composer avec des formalités de plus en plus compliquées pour établir des conventions. Les places en stage ne sont pas extensibles et il est difficile pour les tuteurs et les encadrants de proximité de remplir leurs missions dans des environnements de pratique très dégradés».

Alléger la charge administrative 

Le Cefiec insiste sur l'importance du tutorat qui «permet une mise en œuvre effective de l’approche par compétences, au-delà de l’acte de soins», en contribuant notamment à «l’apprentissage du raisonnement clinique». 

Les équipes pédagogiques sont aujourd’hui confrontées «à des exigences de certification multiples, sans cesse croissantes, très chronophages, qui les éloignent de leur mission première», relève le Cefiec «qui milite pour un allègement de ces procédures». 



 

La Rédaction Infirmiers.com

Source : infirmiers.com