Forum : Etudiants infirmiers (ESI)

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Messagepar Lenalan » 15 Jan 2019 16:21

loulic a écrit :
brrruno a écrit :Le soigneront-ils bien s'ils ne le respectent pas ? Le respect ne fait-il pas partie intégrante du soin ?


Je suis un soignant, il m’arrive de prodiguer des soins à des patient pour qui je n’ai pas à priori du respect.

J’ai des objectifs particuliers dans la prise en charge ( diminuer la douleur, baisser la PA, ...), est ce que si je respecte mon patient mon geste thérapeutique sera plus efficace ?

Je suis un soignant justement, pas un ami ou un confident, je n’ai pas besoin de connaître mon patient ou de le respecter pour »bien » soigner.

On peut à contrario « mal » soigner tout en témoignant du plus grand respect pour le patient.


C'est exactement ce que je pense.
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Messagepar vanille64 » 15 Jan 2019 22:22

loulic a écrit :
brrruno a écrit :Le soigneront-ils bien s'ils ne le respectent pas ? Le respect ne fait-il pas partie intégrante du soin ?


J’ai des objectifs particuliers dans la prise en charge ( diminuer la douleur, baisser la PA, ...), est ce que si je respecte mon patient mon geste thérapeutique sera plus efficace ?
Je suis un soignant justement, pas un ami ou un confident, je n’ai pas besoin de connaître mon patient ou de le respecter pour »bien » soigner.

:clin: :lol: si tu n'as pas besoin de connaitre "ton patient" :fleche: que soignes tu et qui soignes tu alors :?:
. :clin: comment évaluer tes objectifs si " l'autre" est un inconnu :oops:
.
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Messagepar brrruno » 15 Jan 2019 22:50

Il me semble que le fil de discussion montre pourquoi bien définir les mots à son importance. Pourquoi de respect on en vient à parler d'être ami ou confident du patient ?
Et "soigner" ne peut il pas se référer à quelque chose de plus global qu'un geste thérapeutique isolé ? Ca me fait penser à l'utilisation que j'entends parfois de "care", et depuis quelque temps je me demande si ce n'est pas parce qu'on à perdu quelque chose dans l'idée du "prendre soin" qu'il faut aller chercher un mot étranger pour pallier cette perte ?
Quant à connaître son patient, il me semble qu'il y a un minimum de chose à connaître ne serait ce que pour être sur de pratiquer le bon geste à la bonne personne. Et je suis à peu près certain que vous connaissez mieux vos patients que vous ne voulez le faire croire. Reste à savoir où l'on place le curseur de la connaissance de l'autre.
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Messagepar vanille64 » 15 Jan 2019 22:53

Lenalan a écrit :
vanille64 a écrit :..
:roll: l’indifférence n'est elle pas une nuisance... :?:
.

On va pas se forcer à être sympa, on reste des humains, on va pas en plus faire la conversation avec Marc Dutroux (et puis s'il a mal, je lui donnerai son doliprane, mais je vais pas le plaindre, et dans mon fort intérieur je vais même espérer qu'il ait très mal, mais évidemment je lui dirai pas) :D


:oops: qui se cachent derrière ces "on" :?:
:fleche: ou est il inscrit que les professionnels de santé ont pour mission de se forcer à être sympa...faire la conversation..plaindre les patients.... :roll:
..
.
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Messagepar loulic » 15 Jan 2019 23:03

Je ne vais pas user de circonvolutions, je ne vais pas être politiquement correct.

Il y a des patients que je trouve cons, idiots, inintéressants. C’est très clairement un jugement de valeur de ma part, et c’est sûrement illégitime dans beaucoup de cas (mais pas toujours, et c’est mon avis donc il prime).

Et bien figurez vous que ça ne m’empeche pas de donner ce que je peux offrir de mieux.

En outre il m’arrive assez régulièrement de prodiguer des soins à des patients dont je ne connais ni le nom ni les antécédents. Et dont je n’ai même pas vu le visage.


Je vais aller plus loin, si pour vous respecter le patient est un préalable indispensable, comment faites vous pour soigner tout un chacun ?
Dès qu'il eut franchi le pont, les fantomes vinrent à sa rencontre.
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Messagepar brrruno » 16 Jan 2019 15:23

De même que pour la question d'être ami ou confident, est-ce nécessaire d'user de circonvolutions ? Il me semble que 3 pages pour développer un tel sujet n'est pas excessif parce que le développement pour cerner ce que peut être le respect peut en prendre facilement 1/3.
Votre avis prime, oui, mais pas sur tout !
Et pour la dernière interrogation, pour ma part le respect est un préalable à toute relation. Mais autour du soin c'est en laissant le fait divers à la discussion médiatique pour s'interroger sur le fait clinique.
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Messagepar Creol67 » 16 Jan 2019 17:11

vanille64 a écrit : :fleche: ou est il inscrit que les professionnels de santé ont pour mission de se forcer à être sympa...faire la conversation..plaindre les patients.... :roll:
..
.

Pour une fois je vais être d'accord avec Vanille.
Perso, je ne pense pas que notre rôle soit défini sur la sympathie que l'on peut avoir sur le soigné.

Souvent, j'ai eu a faire de l'intérim dans des ephad et autres lieux de vie sans ne rien connaitre des personnes prises en charge.

Cependant, la notion de respect en tant qu'individu n'est pas un préalable au soin.
Le respect de ses droits, oui. Mais le respect de l'individu... :roll: je ne me suis jamais posé cette question.
Bonjour, au revoir, je vais vous faire tel ou tel soin .... voilà quoi.
Mais là ce n'est même plus du respect, c'est juste mon job que j’effectue.

Il me semble, mais ce n'est que mon avis, que notre boulot nous demande de prendre en charge un patient/client/résident en fonction de dispositions légalement légiférées.

Encore une fois, le respect du patient/client/résident dépend surtout de ses droits les plus élémentaires :
- Lui accorder les soins qu'il mérite
- ne pas le voler, le violenter, le violer.
- Éventuellement, respecter ses croyances dans la limite du possible(pas d'hommes mais une femme, repas hallal/casher/végétarien/végans, l'amener à la messe à la cathédral de Strasbourg ...

Romain.i42 a écrit :Bonjour à tous! Je suis étudiant ide 1er année. Mes profs viennent de me donner ce sujet pour la première partie du partiel UE 1.3 (législation,ethique, deontologie) Je dois faire une analyse réflexive de 3 pages, faisant apparaître une réflexion et un positionnement personnel en lien avec l'exercice de la profession. Si vous pouviez me donner vos avis sur ce sujet.... Merci beaucoup.


Donc moi ce que j'aimerai savoir c'est dans quel cas vous parler du respect, et quel est le cadre dans lequel vous voulez qu'on vous donne une réponse.
Bref quelle est la situation de départ ?
Ex infirmier, ex DRH. Directeur d'une société de recrutement dans le médical et paramédical. Expert en paie et droit social.
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Messagepar Estienne » 19 Jan 2019 10:55

Je pense que le respect n'est pas un critère qui rentre en compte dans la qualité des soins, et cela est même souhaitable pour l'égalité des patients face aux soins.
Le respect est la considération que l'on a pour un individu, il dépend de nos valeurs et peut-être plus ou moins important.

La qualité d'un soin dépend de nombreux critères, dont font partie la qualité d'écoute, la communication, l'expérience, l'analyse, l'observation, la technique, les moyens mis en œuvre, etc...quelque soit le respect que l'on a pour l'individu, cela ne devrait pas influer sur la PEC.

Après on peut avoir plus ou moins de respect pour le patient, c'est un fait mais cela devrait rester un sentiment d'ordre personnel. On peut ne pas respecter une personne, cela n'empêche de devoir respecter les règles qui s'applique à l'exercice de sa profession, discrètion, secret médical, respect des protocoles de soins, respect de la prescription, de la religion du patient, de sa vie privée, des droits du patient, etc..

Le respect d'autrui n'a rien à voir avec le respect des règles de bonne pratique, seules à mon sens en rapport avec la qualité des soins.
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Messagepar brrruno » 19 Jan 2019 11:31

Si le respect est la considération que l'on a pour un individu, ne pas le respecter serait ne pas le considérer. Or cette considération n'est-ce pas la base d'un travail clinique et de soin ? (http://www.cnrtl.fr/definition/consid%C3%A9ration)
Peu importe que cette considération soit plus ou moins importante, tant qu'elle est "professionnelle". Ce qui serait terrible à mon sens, c'est de ne pas considérer la personne mais seulement sa pathologie, c'est à dire réduire la personne à un objet (cf cours d'Eric FIAT disponible sur youtube sur le respect). Combien sur ce fil de discussion ont été d'accord, à moment, de dire qu'on ne doit pas nommer la personne par sa pathologie ? Même si l'on ne s'intéresse pas à la définition précise du respect, si l'on considère que le respect est la considération que l'on a pour un individu, alors le respect est indispensable pour le soigner. Sans respect on soigne la pathologie mais pas l'individu. Sans respect on ne considère pas l'individu. Mais je ne pense pas qu'on puisse réduire le respect à la considération de la personne sinon il n'y aurait pas deux mots différents.

Le lien pour le cours d'Eric FIAT
https://www.youtube.com/watch?v=DD3-5Wu ... _t8fbNqKlj
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Messagepar Estienne » 19 Jan 2019 16:05

brrruno a écrit :Si le respect est la considération que l'on a pour un individu, ne pas le respecter serait ne pas le considérer. Or cette considération n'est-ce pas la base d'un travail clinique et de soin ? (http://www.cnrtl.fr/definition/consid%C3%A9ration)
Peu importe que cette considération soit plus ou moins importante, tant qu'elle est "professionnelle". Ce qui serait terrible à mon sens, c'est de ne pas considérer la personne mais seulement sa pathologie, c'est à dire réduire la personne à un objet (cf cours d'Eric FIAT disponible sur youtube sur le respect). Combien sur ce fil de discussion ont été d'accord, à moment, de dire qu'on ne doit pas nommer la personne par sa pathologie ? Même si l'on ne s'intéresse pas à la définition précise du respect, si l'on considère que le respect est la considération que l'on a pour un individu, alors le respect est indispensable pour le soigner. Sans respect on soigne la pathologie mais pas l'individu. Sans respect on ne considère pas l'individu.
Mais je ne pense pas qu'on puisse réduire le respect à la considération de la personne sinon il n'y aurait pas deux mots différents.

Le lien pour le cours d'Eric FIAT
https://www.youtube.com/watch?v=DD3-5Wu ... _t8fbNqKlj


Pour dire que "le respect est la considération que....", je m'appuis sur la définition du Larousse: " respect: Sentiment de considération envers quelqu'un,...". Avant de poster, j'ai commencer par consulter le dico afin de partir sur des bases de réflexion sérieuse.
De là, je pense qu'affirmer que "ne pas le respecter serait ne pas le considérer" part d' un postulat erroné. Exemple, je ne respecte pas particulièrement cette personne parce que justement je considère que cette personne porte des valeurs contraires aux miennes, exemple qui pourrait s'appliquer à un pédophile, un criminel, un raciste ou tous simplement un gros c..prétentieux imbu de sa personne. Rien ne m'oblige à apprécier un patient et bien le considérer, donc le respecter. Je le considère mal, n'ai aucune raison de le respecter, mais le considère quand même comme un individu, pouvant même le considérer comme un sale type. Je suis au clair avec ceci, donc je soigne bien un être doué de conscience et d'une sensibilité qui est la sienne, et non simplement une pathologie. Sur ce point, je suis d'accord qu'il ne faut jamais réduire un patient à une pathologie. Quelque soit l'individu et ce que je pense de lui, en tant que soignant j'aurai la même écoute, et prodiguerai mes soins avec le même soucis de qualité, mais peut-être pas de la même façon. Rien ne m'oblige a être agréable avec tous les patients. Je suis là pour les soigner, pas spécialement leur faire plaisir ou les consoler. Je suis un soignant sans la fameuse vocation que certains voudraient voir dans cette profession. Je ne suis pas mère Théresa, je ne respecte pas et n'aime pas tous mes semblables, je ne suis pas une nonne, encore moins bonne et soumise à un dictât comportemental. Le respect est un sentiment, j'ai choisi comme distance thérapeutique de tenir mes sentiments à distance du soin. Ce qui ne veut pas dire que je n'ai pas de sentiments, mais j'essaye dans la mesure du possible qu'ils n'influent pas outre mesure sur la qualité de mon travail.
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Messagepar loulic » 19 Jan 2019 16:39

Je suis sur la même longueur d’onde qu’estienne.

Un exemple. Je suis amené à prendre en charge une victime inconsciente sur la voie publique. Aucun témoin ne la connaît, on a ni son histoire ni ses antécédents.

Je n’ai a priori pas de respect particulier pour cette victime, par contre j’ai un certain nombre d’actes de soins à lui prodiguer. Et dans la mesure du possible aucune notion de respect n’entre en compte dans ma prise en charge.

De même que si je dois soigner une personne dont je ne partage pas les valeurs ( un gros con raciste homophobe qui m’insulte par exemple).

Et il est certains cas, je pense à l’urgence vitale notamment, où en première intention c’est bien traiter la pathologie qui primera sur le reste, et notamment le patient dans sa globalité ou son individualité.

Heureusement que la qualité des soins que je prodigue n’a pas de lien avec le respect que je porte ou non à un individu. Ce serait discriminant et non professionnel.
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Messagepar vanille64 » 19 Jan 2019 17:40

loulic a écrit :Un exemple. Je suis amené à prendre en charge une victime inconsciente sur la voie publique. Aucun témoin ne la connaît, on a ni son histoire ni ses antécédents.
Je n’ai a priori pas de respect particulier pour cette victime, par contre j’ai un certain nombre d’actes de soins à lui prodiguer. Et dans la mesure du possible aucune notion de respect n’entre en compte dans ma prise en charge. ..

:lol: :lol: quelles sont les valeurs pourtant que tu respectes , qui te pousses à lui prodiguer des soins,sans son accord :oops: ; coûte que coûte, :?:
:fleche: quelles prédispositions naturelles ( vocation :lol: attirance :lol: talent :lol: etc...) habitent les professionnels de santé pour choisir de côtoyer les "fracassés" de la Vie :clin:
.
:fleche: N'avez vous jamais entendu les reproches d'une personne à qui vous avez sauvé la Vie alors qu'elle voulait la quitter :oops:..et puis ses remerciements...
..
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Messagepar brrruno » 20 Jan 2019 18:46

Pour dire que "le respect est la considération que....", je m'appuis sur la définition du Larousse: " respect: Sentiment de considération envers quelqu'un,...". Avant de poster, j'ai commencer par consulter le dico afin de partir sur des bases de réflexion sérieuse.
De là, je pense qu'affirmer que "ne pas le respecter serait ne pas le considérer" part d' un postulat erroné. Exemple, je ne respecte pas particulièrement cette personne parce que justement je considère que cette personne porte des valeurs contraires aux miennes, exemple qui pourrait s'appliquer à un pédophile, un criminel, un raciste ou tous simplement un gros c..prétentieux imbu de sa personne. Rien ne m'oblige à apprécier un patient et bien le considérer, donc le respecter. Je le considère mal, n'ai aucune raison de le respecter, mais le considère quand même comme un individu, pouvant même le considérer comme un sale type. Je suis au clair avec ceci, donc je soigne bien un être doué de conscience et d'une sensibilité qui est la sienne, et non simplement une pathologie. Sur ce point, je suis d'accord qu'il ne faut jamais réduire un patient à une pathologie. Quelque soit l'individu et ce que je pense de lui, en tant que soignant j'aurai la même écoute, et prodiguerai mes soins avec le même soucis de qualité, mais peut-être pas de la même façon. Rien ne m'oblige a être agréable avec tous les patients. Je suis là pour les soigner, pas spécialement leur faire plaisir ou les consoler. Je suis un soignant sans la fameuse vocation que certains voudraient voir dans cette profession. Je ne suis pas mère Théresa, je ne respecte pas et n'aime pas tous mes semblables, je ne suis pas une nonne, encore moins bonne et soumise à un dictât comportemental. Le respect est un sentiment, j'ai choisi comme distance thérapeutique de tenir mes sentiments à distance du soin. Ce qui ne veut pas dire que je n'ai pas de sentiments, mais j'essaye dans la mesure du possible qu'ils n'influent pas outre mesure sur la qualité de mon travail.


Désolé j'ai beau relire, je ne saisi pas bien ce que vous voulez dire.
Le postulat erroné part du fait de dire "le respect est la considération ..." qui diffère légèrement mais suffisamment de celle du dictionnaire. En s'appuyant sur ce dire qui réduit le respect à la considération de l'individu, alors pour ne pas respecter il ne faut pas considérer. Si l'on considère l'individu alors on le respect. De ce fait si vous considérer la personne qui a des valeur différente des vôtres alors il y a une forme de respect (en suivant la définition la définition que vous proposez).
Ensuite vous parlez d'apprécier un patient et bien le considérer donc le respecter, je ne suis pas sur qu'apprécier et BIEN le considérer soit nécessaire pour parler de respect.

Je crois que sur ce qui est de prendre en charge une personne on est sur les mêmes considérations mais c'est juste pour ce qui est du respect ou ne l'est pas que l'on diffère.
Il me semble que s'il a été demandé d'en écrire trois pages c'est bien parce que la notion de respect ne va pas de soi. Il n'est pas nécessaire d'associer le respect à l'amour, la confidence, le sentiment d'appréciation, l'excès de politesse ...
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Messagepar lafolldingue » 20 Jan 2019 21:12

Cette discussion est très intéressante. Personnellement je pense que vous respectez tous vos patients. Car vos valeurs individuelles et soignantes vous y poussent.
Je résumerai simplement la notion de respect dans le fait de ne pas faire ux autres ce qu'on aimerait pas qu'on nous fasse... même si un patient est déplacé, est raciste ou misogyne, au pire vous le remettrez à sa place, mais vous ne l'insulterez pas : vous le respectez en tant qu'être humain.
Pas besoin de notion de confiance ou d'affection. Mais je pense qu'en effet il faut respecter autrui pour le soigner.
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Messagepar lafolldingue » 20 Jan 2019 21:46

Après pour l'aspect purement scolaire :
I/ LE RESPECT
1) une base pour vivre en société
- reconnaissance d'autrui en tant que personne différente de moi
- reconnaissance de droits inhérents à tout être humain (droits de l'homme, égalité, etc) = cadre légal, principe fondamental du droit français inscrit dans la constitution, et dans le code de la santé publique applicable aux IDE.
2) une notion subjective ?
- notion influencée par notre éducation, nos valeurs, notre milieu socio-culturel
= respect ne veut pas dire respectable
II/ SOIGNER
1) la notion de "care"
- soins permettant le maintien de la vie.
- dimension socio culturelle du soin
- aspect émotionnel
2) la notion de "cure"
- soins visant à soigner une pathologie
- dimension purement technique du soin

CONCLUSION :
Le concept de soin fait partie inhérente de toute réflexion autour de la pratique infirmière. Longtemps les chercheurs se sont attachés à distinguer la dimension émotionnelle de la dimension technique (care/cure), pour finalement conclure que les deux notions sont inexorablement complémentaires.
l'IDE au delà de la fonction est un être humain doté d'émotions, de valeurs induites par son éducation, son milieu socio culturel, et son milieu professionnel. Il en est de même pour autrui.
De ces 2 postulats, nous pouvons considérer qu'il est nécessaire de respecter autrui pour le soigner.
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