Forum : Cadres de santé

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Messagepar augusta » 16 Sep 2018 10:51

Effectivement elle n' a pas réagi.
J'aime à penser que nos remarques l'auront fait se questionner sur le manque de pertinence de son thème de mémoire!
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Messagepar Lenalan » 16 Sep 2018 11:16

Patt a écrit :Ce n'est pas du tout lié au fait d'être envoyé dans le service qu'on voulait le plus éviter, le fait de revenir sur ses repos, d'être en sous effectifs, d'avoir des horaires décalés, politique de rentabilité, agression des patients et familles, pression ... Je pense que le groupe facebook est LA solution logique au problème du malaise soignant.


Voilà le problèmes qui nous pourrissent la vie. Voilà sur quoi les "managers" doivent plancher, à vous de trouver les solutions, pas à nous de chercher des cataplasmes à mettre sur une jambe de bois (MA solution pour ne pas revenir sur mes repos c'est de ne pas donner mon numéro de téléphone à l'employeur "sauf plan blanc" ou de ne pas répondre quand on m'appelle, et ignorer les messages très insistant qui me collent une angoisse sur mes repos, j'ai eu jusqu'à 20 appels manqués en une journée quand j'étais à l'hôpital! les collègues ont des stratégies pour préserver leur vie privée et se sentent mal de dire "non" parce qu'ils sont quasiment harcelés pour revenir sans arrêt sur leur repos. Vous trouvez ça normal?).

En quoi les réseaux sociaux peuvent nous aider à améliorer tout ça? A rien. Vous avez lu les groupes de soignants? A part se crêper le chignon j'ai rien vu de très utile...
Il m'arrive de discuter avec mes collègues sur messenger (discussion de groupe) mais ça nous sert uniquement à évacuer notre mal être, parfois par l'utilisation de gros mots :roll: Voilà où on en est de notre QVT, on en peut simplement plus :lol:
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Messagepar LADY28 » 17 Sep 2018 12:24

Bonjour à toutes
Je n'ai pas pu réagir de suite à vos commentaires ,car prise par d'autres contraintes. Je me reconnecte à l'instant et tombe sur vos posts.

Oui je suis infirmière depuis 2007, j'ai travaillé dans plusieurs établissements de santé .Je connais la problématique du malaise des soignants pour la vivre tous les jours.
Je suis en train de préparer un mémoire dans le cadre d'un Master en Management et j'ai, via cet espace sollicité vos avis quant à la compréhension de mon sujet.
J'ai mené des enquêtes sur le terrain qui confirment hélas pour certains la dégradation continue de leurs conditions de travail , la persistance de leur mal-être , malgré la mise en place de la prévention des risques psychosociaux, devenue obligatoire en 2016( c'est vrai que les CHST existent depuis longtemps dans ce contexte ), les choses ne semblent guère bouger sur le terrain. Il suffit de suivre l'actualité.
Je me suis alors demandée si les soignants pouvaient trouver eux-mêmes des solutions à cette situation pour leur survie?
Peut-être ai-je pensé qu'à l'heure du numérique, un espace virtuel fermé dédié à un groupe pouvait être un exutoire pour s'épancher, échanger, s'entraider. L'idée d'un groupe fermé unissant une équipe jour/ nuit est-elle aussi rédhibitoire que cela ? Cela reste un mémoire de recherche d'idées, et le but étant de proposer et d'innover.
Etre à côté de la plaque? Je ne crois pas , je vis la même situation "merdique" que vous. Je n'ai pas la prétention de tout savoir, c'est pourquoi je viens vers vous dans une logique de débat d'idées et de partage.
Le système français connaît les problématiques qu'on connaît, la nouvelle gouvernance et le nouveau mode de financement ,en l’occurrence la T2A ont entraîné tous les effets pervers qu'on vit dans l'exercice de notre profession. J'en suis arrivée à ces questionnements : le malaise des soignants est -il donc une fatalité? Vu que les cadres de proximité , pris dans le tourbillon des tâches administratives et la politique de la rentabilité s'éloignent des équipes, donc du soin, comment faire pour atténuer notre malaise?. En tant que IDE en charge de 24 patients, il m'arrive de me retrouver seule au monde, frustrée de ne pas pouvoir apporter une prise en charge décente et correcte à mes patients, bousculée par mille choses à faire, ne trouvant même pas le temps d'aller aux toilettes, etc , à ces moments- là, j'aimerais avoir le soutien de mon cadre, hélas. Bref, tel n'est pas l'objet de mon propos, je voulais juste réitérer ma position de soignante.
J'aurais pu choisir un autre sujet, certes, mais j'ai opté pour celui là car il reflète mon vécu professionnel.
Au fil de mes enquêtes et échanges, j'ai retrouvé cette solitude , cette souffrance chez mes pairs, ainsi j'en suis arrivée à penser que créer un espace de conversation virtuel qui fédère les équipes de jour et de nuit d'une même unité de soin pouvait permettre à ces soignants de partager, d'échanger, de se consoler , de se donner des conseils, etc, dans le but de soulager la charge mentale et émotionnelle générée par les conditions de travail déplorables. Là où le bât blesse pour moi, c'est comment amener le cadre à adhérer à cette forme de communication.
Merci pour vos contributions, je continue à rechercher des idées pour lutter contre la souffrance au travail des soignants., tout en étant consciente que tant que les contraintes budgétaires feront loi, nos conditions de travail ne changeront pas vraiment. .
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Messagepar Jo_bis » 17 Sep 2018 18:11

LADY28 a écrit :Bonjour à toutes
Je n'ai pas pu réagir de suite à vos commentaires ,car prise par d'autres contraintes. Je me reconnecte à l'instant et tombe sur vos posts.

Oui je suis infirmière depuis 2007, j'ai travaillé dans plusieurs établissements de santé .Je connais la problématique du malaise des soignants pour la vivre tous les jours.
Je suis en train de préparer un mémoire dans le cadre d'un Master en Management et j'ai, via cet espace sollicité vos avis quant à la compréhension de mon sujet.
J'ai mené des enquêtes sur le terrain qui confirment hélas pour certains la dégradation continue de leurs conditions de travail , la persistance de leur mal-être , malgré la mise en place de la prévention des risques psychosociaux, devenue obligatoire en 2016( c'est vrai que les CHST existent depuis longtemps dans ce contexte ), les choses ne semblent guère bouger sur le terrain. Il suffit de suivre l'actualité.
Je me suis alors demandée si les soignants pouvaient trouver eux-mêmes des solutions à cette situation pour leur survie?
Peut-être ai-je pensé qu'à l'heure du numérique, un espace virtuel fermé dédié à un groupe pouvait être un exutoire pour s'épancher, échanger, s'entraider. L'idée d'un groupe fermé unissant une équipe jour/ nuit est-elle aussi rédhibitoire que cela ? Cela reste un mémoire de recherche d'idées, et le but étant de proposer et d'innover.
Etre à côté de la plaque? Je ne crois pas , je vis la même situation "merdique" que vous. Je n'ai pas la prétention de tout savoir, c'est pourquoi je viens vers vous dans une logique de débat d'idées et de partage.
Le système français connaît les problématiques qu'on connaît, la nouvelle gouvernance et le nouveau mode de financement ,en l’occurrence la T2A ont entraîné tous les effets pervers qu'on vit dans l'exercice de notre profession. J'en suis arrivée à ces questionnements : le malaise des soignants est -il donc une fatalité? Vu que les cadres de proximité , pris dans le tourbillon des tâches administratives et la politique de la rentabilité s'éloignent des équipes, donc du soin, comment faire pour atténuer notre malaise?. En tant que IDE en charge de 24 patients, il m'arrive de me retrouver seule au monde, frustrée de ne pas pouvoir apporter une prise en charge décente et correcte à mes patients, bousculée par mille choses à faire, ne trouvant même pas le temps d'aller aux toilettes, etc , à ces moments- là, j'aimerais avoir le soutien de mon cadre, hélas. Bref, tel n'est pas l'objet de mon propos, je voulais juste réitérer ma position de soignante.
J'aurais pu choisir un autre sujet, certes, mais j'ai opté pour celui là car il reflète mon vécu professionnel.
Au fil de mes enquêtes et échanges, j'ai retrouvé cette solitude , cette souffrance chez mes pairs, ainsi j'en suis arrivée à penser que créer un espace de conversation virtuel qui fédère les équipes de jour et de nuit d'une même unité de soin pouvait permettre à ces soignants de partager, d'échanger, de se consoler , de se donner des conseils, etc, dans le but de soulager la charge mentale et émotionnelle générée par les conditions de travail déplorables. Là où le bât blesse pour moi, c'est comment amener le cadre à adhérer à cette forme de communication.
Merci pour vos contributions, je continue à rechercher des idées pour lutter contre la souffrance au travail des soignants., tout en étant consciente que tant que les contraintes budgétaires feront loi, nos conditions de travail ne changeront pas vraiment. .

Donc, si je vous ai bien comprise (corrigez-moi si je me trompe), l'échange au sein d'un espace virtuel peut favoriser l'échange entre soignants et être, de ce fait, une "soupape" pour soulager le mal-être soignant. C'est cela que vous voulez dire ?
J'ai presque envie de vous dire : et alors ? Quel est le but ?

Vous semblez penser qu'il suffirait juste de verbaliser son mal-être (que vous appelez "charge mentale") pour que les choses s'arrangent. Je suis plus que sceptique….

En admettant que les soignants se sentent mieux, plus détendus, quelle sera leur prise sur un environnement matériel, organisationnel et humain très contraint ?
Quelle effets cela aura t-il sur cet environnement ?

Pourquoi, dans ce cas, ne pas "oublier" cette solution et aller au plus direct : relier le malaise soignant à son environnement et envisager comme solution la verbalisation directe ou indirecte.

N'oubliez pas non plus que notre société hyperconnectée a, paradoxalement, perdu en communication verbale directe. On parle de plus en plus superficiellement, et on se connecte de plus en plus. N'est-il pas là, le malaise ?


Donc finalement, l'utilisation des réseaux sociaux ne serait pas un remède mais une cause de ce mal-être.
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Messagepar LADY28 » 17 Sep 2018 21:52

Bonjour
Je vous remercie de votre intervention jo_bis
Oui, j'ai pensé qu'un espace virtuel fermé pouvait être un cadre d'échange pour les soignants d'une même unité de soins, afin de sortir de l'isolement et de se sentir écoutés et soutenus. Je n'ai jamais affirmé que cette idée pouvait résoudre les problèmes de fond de la dégradation des conditions de travail des soignants. Ayant abordé le malaise des soignants sous le prisme de la souffrance au travail, ayant consciente de l'inefficacité des mesures institutionnelles, cela pouvait être un début de solution à ce mal-être. Un espace virtuel qui remplacerait les anciens groupes de paroles, aujourd'hui quasi inexistants du fait de la course à l'activité et l'intensification de la charge de travail( occasion par exemple d'échanger avec la contre équipe qu'on ne voit jamais, ou s'entendre sur une prise en charge particulière, etc).
Le malaise des soignants puise aussi son origine entre autres, dans un déficit de communication, et d'encadrement managérial je vous le concède..
C'est peut-être une approche maladroite, mal verbalisée,mais elle vaut ce qu'elle vaut. D'autres pistes de recherche sont à privilégier, comme remettre la communication verbale au sein des équipes, suggérée par vous.
Pour vous dire, récemment, je suis tombée sur un article où il était fait éloge d'un symposium qui a. réunit de nombreux soignants de tout bord. Il était question de laisser parler les soignants, acteurs du terrain, sur les solutions à apporter à leur malaise. Histoire de mettre en exergue que la solution à cette problématique de la souffrance au travail des soignants ne devait pas toujours être attendue des cadres, parfois impuissants à la résoudre , mais qu'elle pouvait aussi venir du "bas". Quoi de plus normal que de donner la parole aux soignants ?de les écouter et d'être ouverts à leurs propositions ?
Beaucoup de soignants ont répondu présents, et de nombreuses propositions ont été retenues. Le but étant in fine de vulgariser des modèles qui auraient fonctionné dans d'autres services.
Tout compte fait, comme je l'ai dit précédemment , c'est juste une réflexion menée dans le cadre d'un mémoire. Je vous assure que j'ai déjà changé trois fois d'approche, mon thème central étant les conditions de travail des soignants.
Être confrontée aux remarques comme les vôtres enrichit ma réflexion et mon propos.
Je dirai in fine qu'il n y a pas de solutions concrètes pour lutter contre la souffrance au travail des soignants dans le contexte actuel de contraintes budgétaires, mais de petits bidouillages dans les services pour atténuer cette pression. Ici intervient alors le type de management à privilégier.
Après réflexion, je modifie ma problématique qui devient :
Quelles solutions alternatives au malaise des soignants le manager peut-il mettre en place dans un contexte de contraintes budgétaires pour améliorer leur qualité de vie et la qualité des soins?
Merci infiniment pour vos remarques constructives, bien que certaines n'aient pas trouvé la pertinence de ma démarche.
Je vais continuer à mener des enquêtes, et espère boucler ce mémoire d'ici la fin de l'année.
Bien cordialement
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Messagepar loulic » 18 Sep 2018 10:09

Pour moi votre premier problème c’est que vous partez du postulat que les réponses institutionnelles à la souffrance des soignants sont inefficaces.

Et vous jetez le bébé avec l’eau du bain ... et en beauté en plus puisque vous ne remettez pas en cause les sources même de la souffrance au travail.


Deuxièmement vous considérez comme acquis l’impuissance des cadres à changer quoique ce soit.

En conséquence de quoi vous nous proposez de chercher des solutions chez les agents. Soit. Mais encore faut il que ces solutions soient discutées et acceptées par la direction.

Et des espaces de discussion existent déjà dans le monde réel, ce sont les différentes instances. Il y a des reunion d’equipes, des staff, ... comme vous l’avez souligné le problème c’est la contrainte budgétaire (parfaitement assumée par nos décideurs et directeurs). Pas le moyen de discussion.

Les soignants s’expriment déjà par de multiples canaux, force est de constater que tout le monde s’en fout.

Qu’est ce qu’un espace virtuel fermé où les soignants seuls expriment leur desarroi apporterait ? Pire vous proposez ce mode d’expression pour entériner le fait que les agents n’aient plus le temps de discuter entre eux sur leur lieu de travail.

Donc au lieu de chercher à remettre du lien et de l’humain dans le service, vous proposez de ramener le boulot à la maison sur un support virtuel !

Qu’est ce qu’un quelconque ( et antépénultième) bidouillage apportera aux soignants, à l’institution, aux patients ?

Pour faire une analogie avec notre métier, là on discute du cas d’un patient ( l’hôpital) polytraumatisé et qui fait un choc hémorragique, la banque de sang est vide, on est en train de la perdre. Et vous vous nous proposez de discuter sur la couleur des murs de la salle de pause.


Vous voulez vous attaquer à la souffrance au travail ? C’est simple, il faut suffisamment de personnel pour effectuer les missions qu’on lui attribue, avec un effectif suffisant pour les remplacements ( maladie, formation, CA, ...), qu’on laisse du temps dans la journée de travail pour pisser, manger, fumer une clope ou boire un café, qu’il y ai des réunions d’équipe institutionnelles, ...

Que les soignants puissent ne faire que leur métier de soignants, que les cadres redeviennent des animateurs d’equipe, et que les administratifs retrouvent leur place de soutien aux soignants et plus de directeurs et de décideurs.

Que les chsct et autres instances issues du personnels aient un pouvoir décisionnaire.


Après, et seulement après on verra s’il y a encore besoin de bidouillages.



Quel est votre objectif pour ce mémoire ? Qu’en dit votre directeur ? De quelle branche est il issu ? Il a une connaissance du monde soignant ?
Dès qu'il eut franchi le pont, les fantomes vinrent à sa rencontre.
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Messagepar LADY28 » 18 Sep 2018 13:13

Bonjour Loulic
Je vous remercie de votre intervention . Vous avez une lecture particulière de ma proposition. Justement grâce à ces remarques, je reconnais humblement mes limites. Vous n'avez pas lu le travail de recherche que j'ai effectué jusqu'ici. Je recherche tout simplement des solutions réalistes et réalisables en tenant compte des contraintes budgétaires et de peu de marge laissé aux cadres.
A votre avis, la mise en place de la prévention des risques psychosociaux dans les établissements de santé a t- elle eu un réel impact sur l' amélioration des conditions de travail des soignants?
Si oui, pourquoi ce malaise est-il plus que jamais d'actualité, qu'est-ce que cela a changé ?
Il y a eu certainement quelques actions positives dans ce sens, je ne dis pas que ces mesures sont totalement inefficaces, elles me paraissent insuffisantes au regard de ce qui se passe dans le milieu hospitalier , alors comment les améliorer? .
Soit, ma proposition est limite, je vous le concède. Mon but en sollicitant cet espace était de tester la faisabilité de ma proposition et de m'en approprier d'autres, plus pertinentes .Je suis servie.
Avez-vous alors des suggestions à me proposer pour diminuer la souffrance des soignants dans ce contexte contraint?
D'avance merci pour votre contribution
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Messagepar loulic » 18 Sep 2018 14:01

LADY28 a écrit :Je recherche tout simplement des solutions réalistes et réalisables en tenant compte des contraintes budgétaires et de peu de marge laissé aux cadres.


Vous ne pouvez pas accepter pleinement le management actuel des équipes soignantes et en même temps chercher des solutions à des problèmes qui ne sont que la resultante de ce management.

C’est le contexte contraint, que vous acceptez pleinement comme pré requis, qui est la source des souffrances des soignants. Vos solutions ne font qu’enteriner une situation génératrice de souffrance chronique et les aggravent.

Soit on s’attaque aux sources du problème, soit on l’accepte comme tel.

Tant que vous ne remettez pas en cause la gestion des rh dans les équipes soignantes, vous serez dans l’impasse.

Pourquoi vous partez du postulat de l’inefficacité dès différentes instances ?

Vous voulez une hypothèses d’amelioration de la qvt : que les chsct soient décisionnaires.

Cordialement.
Dès qu'il eut franchi le pont, les fantomes vinrent à sa rencontre.
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Messagepar binoute1 » 18 Sep 2018 15:52

loulic a écrit :Pourquoi vous partez du postulat de l’inefficacité dès différentes instances ?

Vous voulez une hypothèses d’amelioration de la qvt : que les chsct soient décisionnaires.

Cordialement.

chez nous, un groupe de travail RPS a été mis en place, chacun peut s'adresser aux membres du groupe.
L'entreprise est contente car "si, si on fait quelque chose!"
Et si les salariés, tellement dépités, ne vont pas voir les membres du groupe ("de toute façon, que feront-ils?") , alors l'employeur dit "ah ! alors on fait qualque chose pour eux mais si les gens ne s'approprient pas l'outil, hein..;"

Voilà, voilà.
@lady : c'est un peu ce que tu propose non ?
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Messagepar Jo_bis » 18 Sep 2018 17:55

LADY28 a écrit :Après réflexion, je modifie ma problématique qui devient : Quelles solutions alternatives au malaise des soignants le manager peut-il mettre en place dans un contexte de contraintes budgétaires pour améliorer leur qualité de vie et la qualité des soins?

C'est ambitieux !

Je pense qu'il faudrait restreindre : choisir "qualité des soins" ou "qualité de vie" car les deux simultanément...vous allez vous disperser, c'est risqué, vous resterez forcément superficielle.
Vous étiez partie sur la qualité de vie des soignants...pourquoi ne pas poursuivre ?

Je reviens sur les réseaux sociaux, j'ai trouvé ceci :
20 minutes et intégrales
Qui confirment ce que je vous disait plus haut.

Pour éviter toute pollution "technique" du sujet, vous pouvez me contacter en MP.
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Messagepar LADY28 » 18 Sep 2018 18:37

Merci Jo_bis pour vos conseils.
En effet , il y a risque de dispersion en parlant de la qualité de vie et de la qualité de soins, l'un ayant un impact sur l'autre.
Au fil des réactions et des commentaires, mon sujet prend une autre articulation. Je vais donc axer ma réflexion sur la place à donner aux CHTSC et le rôle que devrait jouer le manager.
Une fois encore, merci du fond du cœur pour ces échanges ô combien enrichissants.
Bien cordialement
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Messagepar Jo_bis » 18 Sep 2018 20:01

LADY28 a écrit :Merci Jo_bis pour vos conseils.
En effet , il y a risque de dispersion en parlant de la qualité de vie et de la qualité de soins, l'un ayant un impact sur l'autre.
Au fil des réactions et des commentaires, mon sujet prend une autre articulation. Je vais donc axer ma réflexion sur la place à donner aux CHTSC et le rôle que devrait jouer le manager.
Une fois encore, merci du fond du cœur pour ces échanges ô combien enrichissants.
Bien cordialement

Effectivement, le rôle du CHSCT (bientôt la fusion des CHSCT et des CTE) et de l'encadrement de proximité est primordial.
Il faudrait travailler la collaboration entre les deux car ce n'est pas le cas actuellement.

Le CHSCT est une émanation représentative du personnel, le cadre a la connaissance de la structure humaine et matérielle de son service : leur collaboration est actuellement quasi-inexistante, c'est dommage car de par leur connaissances respectives, cette collaboration pourrait être productive, par exemple la mise en place d'outils communs de dépistage du "burn-out" ou de l'épuisement professionnel, et, dans le sens positif, la mise en place d'actions visant à améliorer le bien-être au travail.

Si vous choisissez cette approche, je ne saurais que trop vous conseiller d'élaborer au moins un outil. En master 2, c'est primordial d'aller au bout de votre raisonnement.

En plus de ne rien coûter de plus à l'hôpital, c'est innovant et inexploré, vous feriez un "strike". :D
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Messagepar cosmos » 18 Sep 2018 22:13

Je pense que Lady28 dit que si les solutions ne peuvent venir d'en haut, elles peuvent venir d'en bas .

En (très) gros, c'est ça , Lady28 ???
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Messagepar LADY28 » 18 Sep 2018 22:30

Oui c'est en gros l'idée , des initiatives qui viendraient du "bas", des acteurs du terrain et bien sûr validées par l'encadrement.
Je reste ouverte à toutes les propositions pour une meilleure qualité de vie dans l'exercice de notre profession.
Bien cordialement
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Messagepar binoute1 » 19 Sep 2018 14:55

je suis pê casse pied mais des initiatives venant d'en bas, il y en a eu des tas et des tas.
Mais en vain....
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