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melachou
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Re: Actualités 2012

Message par melachou »

L’alcool pour le cœur… avec modération
[16 avril 2012 - 11h17
[mis à jour le 16 avril 2012 à 13h43 destination santé

Consommer de l’alcool quotidiennement, de façon modérée, réduirait le risque de mortalité. Une étude américaine vient en effet de montrer que les hommes ayant survécu à un premier infarctus du myocarde et qui boivent deux verres par jour, auraient un taux de décès inférieur à celui des abstinents.

Les équipes du Dr Jennifer Pai, de l’école de santé publique de l’Université Harvard près de Boston (Etats-Unis), ont suivi une cohorte de 1 818 hommes, qui tous avaient été victimes d’un infarctus du myocarde entre 1986 et 2006. Durant cette période, 468 participants sont décédés.

Tous les quatre ans, les chercheurs les ont interrogés sur leur consommation d’alcool et leurs habitudes alimentaires. Ils les ont ainsi répartis en 4 groupes selon la quantité d’alcool ingérée quotidiennement : 0g ; de 0,1g à 9,9g ; de 10g à 29,9g et plus de 30g. Ceux qui ont bu entre 10g et 29,9g d’alcool par jour – soit environ deux verres standard - ont été classés parmi les « buveurs modérés ».

Après ajustement de divers facteurs susceptibles d’affecter les résultats - tels que les antécédents tabagiques ou l’âge- il s’est avéré que ces buveurs modérés présentaient un moindre risque de décès prématuré. « Dans ce groupe, la mortalité toutes causes confondues, a été inférieure de 14% à celle des sujets qui ne consommaient pas du tout d’alcool » explique Jennifer Pai. « Et le risque de mourir d’une maladie cardiovasculaire a été diminué de 42% ». A noter que le type de boisson n’a pas affecté les résultats.

« Notre étude a porté exclusivement sur des hommes » continue le Dr Pai. « Cependant, nous savons que l’alcool influe sur le développement de maladies chroniques, mais à des doses plus faibles pour les femmes. Nous pensons donc que dans le cas d’espèce, nous pourrions tirer les mêmes conclusions pour une consommation féminine d’un verre par jour ».

Si d’autres études épidémiologiques dans le passé, avaient déjà montré qu’à faibles doses l’alcool a un effet protecteur sur la santé cardiovasculaire, elles avaient également mis en avant le risque de lésions cardiaques lié à la consommation de fortes quantités. Rappelons que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) établit la « consommation raisonnable » à 3 verres standards par jour (avec une journée d’abstinence), pour un homme. Chez la femme, le seuil en question se situe à 2 verres quotidiens.

Source : European Heart Journal, 27 mars 2012
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Re: Actualités 2012

Message par melachou »

L'interdiction du tabac, c'est moins de prématurés… en Ecosse !
Destination Santé – mer. 11 avr. 2012

En Ecosse où l'interdiction du tabac dans les lieux publics est en vigueur depuis mars 2006 – au lieu de janvier 2008 en France - son impact favorable s'affirme régulièrement. « Nous avons de plus en plus de données sur l'impact bénéfique de la législation anti-tabac en termes de santé publique », explique le Dr Jill Pell. Avec son équipe, ce médecin de Glasgow vient de publier un travail qui met en évidence une chute spectaculaire du nombre… d'accouchements prématurés ! Précisément depuis l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, le 26 mars 2006.

Les auteurs ont collecté un ensemble d'informations sur les naissances déclarées dans leur pays entre janvier 1996 et décembre 2009. En premier lieu, ils ont découvert que la proportion de fumeuses parmi les jeunes accouchées, avait considérablement diminué depuis l'entrée en vigueur de la loi. Elle est ainsi passée de 25,4% à 18,8%.

Dans un second temps, ils ont observé une diminution de 10% du nombre d'accouchements prématurés au cours de la période de suivi. « Nous avons également constaté que cette baisse a concerné aussi bien des fumeuses que des non-fumeuses, ce qui traduit bien le rôle néfaste du tabagisme passif ».

Notons que les travaux de ce type se multiplient en Ecosse. Déjà en août 2008, un e autre équipe avait montré que le nombre d'hospitalisations pour infarctus du myocarde avait chuté de 17% dans l'année suivant l'interdiction de fumer.

En France, plusieurs études ont aussi été réalisées sur le sujet. En septembre 2009 notamment, des chercheurs ont démontré une diminution de 80% de la pollution intérieure dans les entreprises. En revanche, les derniers indicateurs sont au rouge. D'après l'association Droits des Non-Fumeurs, fin 2011, près de deux Français sur trois subiraient régulièrement une exposition passive au tabac des autres….
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Re: Entraînement à l'oral 2012 : sujet/exposé/culture généra

Message par sixela95 »

mel73 a écrit :L'information médicale au patient

INTRO : La communication soignant-soigné est au coeur des questionnements du système de soin. L'information médicale en fait partie. Nous allons voir par l'intermédiaire de deux parties ce qu'est l'info médicale et comment elle est encadrée.
I) CARACTERE DE L'INFORMATION
- Préventif (avertissement, données explicatives)
- Explicatif (évolution maladie, présentation pathologie ,conséquences)
- Sur le traitement (diagnostic, effets secondaires, durée, difficulté)
- Conséquences (en cas de non traitement, risques qu'il peut y avoir, bienfait du traitement)
- Englobe : l'Avant - Le Pendant - L'Après
I) DROIT DU MALADE ET DEVOIR DU SOIGNANT
- Médecin : devoir prévention, information
- Recherches : personnes qui s'y exposent = obligation de les informer
- Permet de responsabiliser le patient = don du sang, d'organes, prévention= adoption de gestes favorables à la santé
- De se préparer psychologiquement = très important chez l'enfant par expl
CONCLUSION : Ouverture Respect choix patient en cas de refus après l'avoir informé.
Sans avoir fait mon plan, j'aurais aussi parler du dossier médical informatisé qui est en court de mise en place, accessible à tous médecins et au patient lui même.
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Re: Actualités 2012

Message par melachou »

[b]Cancer du sein : pas une, mais dix maladies différentes[/b]
Par figaro icon damien Mascret - le 19/04/2012

Identifiées par des chercheurs de Cambridge, ces formes nécessitent chacune un traitement particulier.

«C'est un travail incroyable. Les chercheurs regardent vraiment le fonctionnement de gènes dans les cellules cancéreuses. Conceptuellement, c'est comme si on passait de l'escalier à l'ascenseur!», explique le Dr Mahasti Saghatchian, spécialiste de la recherche génomique du cancer du sein à l'Institut Gustave-Roussy (Villejuif). Les travaux en question ont été publiés le 18 avril dans l'édition en ligne de la revue internationale Nature. De fait, en identifiant les signatures de gènes capables de mieux prédire l'évolution d'un cancer, des chercheurs de l'université de Cambridge associés à des chercheurs canadiens pourraient bien avoir découvert la «pierre de Rosette» des cancers du sein.

Pour effectuer cette percée, les chercheurs ont analysé de façon approfondie 997 prélèvements obtenus sur des femmes touchées par la maladie puis ont vérifié leurs prédictions sur 995 autres tumeurs. «Ils ont utilisé les informations provenant de l'ADN, de l'ARN et les ont couplées avec des techniques informatiques de pointe», explique le Dr Saghatchian. «Là où on regardait la cellule cancéreuse en deux dimensions (présence de récepteurs hormonaux ou non, analyse de 70 gènes), ils la voient en 3D.» Même enthousiasme de son collègue de l'Institut Gustave-Roussy, le Dr Fabrice André, qui dirige l'équipe Inserm chargée d'identifier les prédicteurs moléculaires et de nouvelles cibles thérapeutiques: «Cette étude est extrêmement importante dans la mesure où elle montre que le cancer du sein correspond en fait à un nombre important de maladies définies au niveau moléculaire. Certaines de ces maladies moléculaires sont très rares et pourraient ne concerner que moins de 5 % des cancers du sein.»
Nouvelles stratégies thérapeutiques

Au lieu de se limiter à deux ou trois catégories de cancer du sein comme c'est généralement le cas, le Dr Carlos Caldas et ses collègues ont en effet séparé les cancers du sein en dix catégories. Cette avancée ne se limite pas à prévoir l'évolution de la maladie, ce qui pourrait déjà permettre d'éviter de «surtraiter» des tumeurs dont le pronostic est favorable. Elle permettrait aussi de mieux choisir le traitement. Pour le Dr André, ce travail et d'autres soulèvent une question cruciale: «Comment montrer l'efficacité de médicaments ciblés qui pourraient n'être très efficaces que dans 1 à 5 % de cancers du sein (ceux présentant l'anomalie ciblée). C'est à cette question qu'essaient de répondre deux essais thérapeutiques en France, Safir et Moscato, qui évaluent l'apport des analyses complètes du génome pour identifier le médicament utile à chaque patiente.»

Cette étude ne serait donc pas seulement importante sur le plan biologique, mais elle ouvre surtout la porte au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques en fonction des sous-groupes. À chaque profil de cancer son traitement.
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Re: Actualités 2012

Message par melachou »

Implants mammaires PIP : 241 nouvelles ruptures en France
Par figaro icon AFP, AP, Reuters Agences - le 18/04/2012


Le nombre de ruptures d'implants signalé en France s'élève désormais à 2227.

Au 31 mars, plus de 2200 ruptures ont été constatées en France sur des prothèses mammaires PIP au gel de silicone frelaté, selon un bilan diffusé mercredi par l'agence des produits de santé Afssaps. Un total de 2227 ruptures de prothèse PIP ont été rapportés à l'agence, soit 241 de plus que le bilan de fin février.

Dans 43% des cas, ces ruptures sont intervenues moins de cinq ans après la pose, ce qui dénote une usure prématurée, inhabituelle et qui confirme la mauvaise qualité de ces implants remplis de silicone non conforme, irritant pour les tissus. Dans 81% des cas, les ruptures interviennent dans un délai de moins de huit ans.

Quelque 2254 réactions inflammatoires ont été enregistrées par l'Afssaps. Dans une grande majorité des cas (72%), les réactions inflammatoires se sont produites sans qu'il y ait rupture des implants. En outre, quelque 3935 femmes se sont fait retirer leurs implants à titre préventif à la fin mars (904 de plus qu'à fin février). Dans 19% des cas, les prothèses retirées préventivement étaient défectueuses.

Neuf nouveaux cas d'adénocarcinomes mammaires ont été déclarés à l'Afssaps depuis un mois, ce qui porte à 45 le nombre de cas chez les porteuses de prothèses PIP. Pour l'agence de santé, cela ne remet pas en cause l'avis de l'Institut national du cancer qui déclarait en décembre que «les données disponibles aujourd'hui permettent de conclure à l'absence de sur-risque d'adénocarcinome mammaire chez les femmes porteuses d'implants en comparaison avec la population générale».

L'entreprise varoise Poly Implant Prothèse (PIP) a utilisé illégalement un gel de silicone fait maison dans la majeure partie de ses implants dans le but de réaliser des économies, jusqu'à la découverte de la fraude début 2010. Face aux risques de ruptures et d'irritations pour les tissus, présentés par ces prothèses, le gouvernement français a recommandé fin décembre aux 30.000 femmes porteuses de PIP de se les faire retirer, suivi par plusieurs gouvernements étrangers.
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Re: Actualités 2012

Message par melachou »

Cancer de la prostate : l'espoir des ultrasons
Par Perez, Martine | LeFigaro.fr – mar. 17 avr. 2012

Des résultats prometteurs ont été obtenus en Grande-Bretagne sur 41 patients présentant une petite tumeur localisée.

Le problème du cancer de la prostate est simple: comment traiter cette tumeur sans que la thérapeutique soit pire que le mal. Actuellement, la prise en charge standard passe par la chirurgie ou la radiothérapie, plus ou moins associée à une hormonothérapie, avec un risque de complications, notamment d'incontinence ou d'impuissance sexuelle. L'autre option est la surveillance dite active de la tumeur lorsqu'elle est de petite taille, afin d'intervenir en cas d'évolution.

Dans ce contexte insatisfaisant dans certains cas, plusieurs nouvelles thérapeutiques dites focalisées sont en cours de développement depuis quelques années: il s'agit de détruire par des stratégies focalisées (des ultrasons, par exemple), le foyer de cellules cancéreuses lorsqu'il est encore limité. Ces techniques, destinées aux formes débutantes, n'induiraient pas ou peu de risques de complications.

Hier, la revue médicale britannique The Lancet Oncology, a publié les résultats intéressants d'un essai thérapeutique avec des ultrasons à haute densité pour des patients présentant des petites tumeurs, puisqu'au bout d'un an 95 % des hommes ne présentaient plus de lésions cancéreuses, avec un taux de complications nettement inférieur à celui de la chirurgie.
Aucun cas d'incontinence

L'essai, mené sous l'égide du Medical Research Council en Grande-Bretagne, porte sur 41 hommes âgés de 45 à 80 ans, atteints d'une tumeur de petite taille, ayant un taux de PSA faible (inférieur à 15 ng/ml) et un score de Gleason faible (marqueur de l'agressivité tumorale). Tous ont subi entre juin 2007 et juin 2010 un traitement par ultrasons de haute intensité, par voie intrarectale, sous anesthésie générale, avec repérage de la tumeur à travers l'imagerie par résonance magnétique nucléaire.

L'intervention est de courte durée. Elle peut aussi être répétée ultérieurement. Si cette procédure est déjà utilisée, y compris en France, c'est la première fois qu'une évaluation rigoureuse est publiée dans une revue scientifique de haut niveau. Les résultats sont prometteurs.

Au bout de 12 mois de traitement, 95 % (39 sur 41) des hommes ne présentaient plus de cellules cancéreuses à la biopsie (quatre ont subi une seconde cure par ultrasons au bout de six mois). Surtout, aucun cas d'incontinence urinaire n'a été à déplorer dans ce groupe. Certes, 10 % des hommes traités ont eu des difficultés d'érection, un taux moindre qu'après une intervention radicale.

«Nos résultats sont encourageants, estime le Dr Ashim Ahmed, responsable de l'essai au sein de l'université du Col­lège de Londres. Nous avons apporté la «preuve du concept». Il reste maintenant à développer un essai à plus large échelle et de plus longue durée, avant de proposer une telle stratégie en pratique courante.»
«Changement radical»

D'autres traitements dits focalisés sont en cours d'essai. Outre les ultrasons de haute intensité, il existe aussi la curithérapie, la cryothérapie et la photothérapie dynamique. Tous ont pour objectif de détruire des foyers cancéreux, en réduisant les effets secondaires des traitements classiques.

«L'intérêt, c'est aussi la possibilité de refaire un second traitement focalisé en cas de récidive, explique le professeur Marc Zerbib (hôpital Cochin, Paris) qui mène actuellement un essai avec la photothérapie dynamique. Mais c'est aussi d'intervenir plus radicalement par une chirurgie si la tumeur devient plus évolutive.»

Pour le professeur Guy Vallancien (chirurgien urologue, Institut mutualiste Montsouris), ces traitements focaux ont un grand avenir: «Nous avons traité déjà plus de 120 patients avec de tels ultrasons, sans incidence sur l'incontinence et la sexualité. Cela représente un changement radical de stratégie, avec le traitement d'un premier foyer s'il est limité, et d'autres ultérieurs si nécessaire. D'où l'intérêt, contrairement à l'avis récent de la Haute Autorité de santé, de faire un diagnostic précoce.»

Plus de 70 000 cas sont diagnostiqués chaque année en France, 5 000 décès par an sont à ­déplorer.
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Re: Actualités 2012

Message par melachou »

Lutte contre l’obésité: des stratégies de prévention pas toujours efficaces
slate

«Evitez de grignoter entre les repas», «évitez de manger trop gras, trop salé, trop sucré»… Nous sommes exposés à de nombreux messages censés raisonner nos choix alimentaires et lutter contre l’obésité, en réalité pas toujours utiles pour nous faire changer de comportement…
Jeudi dernier, le Fonds français pour l’alimentation et la santé organisait une conférence intitulée «Efficacité des campagnes de prévention de l’obésité: mesure des attitudes et comportements alimentaires». Carolina Werle, prof à l’Ecole de management de Grenoble, présentait ses dernières recherches en marketing social, discipline qui utilise les principes de base du marketing pour la promotion d’idées sociales, comme la lutte anti-tabac par exemple, ou en l’occurrence la prévention de l’obésité. L’objectif, c’est de «changer les comportements, et pas seulement les croyances».

Les campagnes de prévention de l’obésité semblent efficaces puisqu’il est prouvé que les gens mémorisent plutôt bien les messages. Mais il ne suffit pas de connaître les recommandations en vigueur pour les appliquer dans la vie de tous les jours… Carolina Werle s’est donc intéressée aux effets des campagnes de prévention sur les changements dans les choix alimentaires, sur la conséquence concrète en terme de comportement. Ses recherches ont été publiées dans Archives Of Pediatric & adolescent Medicine, Obesity, Appetite, Food Quality & Preference.

L’utilisation de l’argument «santé» chez les ados: cause toujours !
La première recherche cible les ados. Généralement, les campagnes de prévention enfoncent le clou sur le «risque santé». Mais après une expérimentation menée sur 797 jeunes de 14 ans, Carolina Werle montre que les ados sont plus sensibles à l’argument de «risque social» pour changer leurs choix alimentaires, car plus sensibles aux normes sociales et à l’influence des pairs… Le «risque social» peut alors être la désapprobation du groupe , le regard des autres, la peur d’être isolé. Le risque est identifiable à court terme, tandis que le “risque santé” est très éloigné dans le temps. Et à 14 ans, on ne se préoccupe pas trop de l’état de son corps à 50 ans…

Cependant, souligner le risque social négatif (exemple donné par l’étude:“repas déséquilibrés, moqueries assurés”) peut être stigmatisant. Carolina Werle préconise donc d’utiliser l’argument social en abordant les conséquences positives d’une bonne alimentation, et non le contraire. Par exemple, selon l’exemple donné pendant l’expérience:“Repas équilibrés, amis à volonté!”. Un tel argument social pourrait donc plus facilement influencer les intentions des ados (et pas seulement les croyances!).

Le message «santé» sous une pub de Big Mac: pas très efficace
La deuxième recherche s’intéresse aux messages «santé» insérés sous les pubs de nourriture, de la plus saine à la plus junk. L’hypothèse de départ est que “la présence des messages sanitaires tels qu’ils sont construits aujourd’hui (des recommandations sur la manière d’équilibrer son alimentation) pourraient servir à la justification de produits hédoniques” (un produit hédonique étant un «produit plaisir», donc assez souvent un produit gras ou sucré…).

Par exemple, l’information «pour votre santé, pratiquez une activité physique régulière» peut contrebalancer l’image d’un hamburger dégoulinant de sauce: «ces deux informations présentées ensemble peuvent amener à un effet de compensation». On va se dire «ok, je peux manger un gros burger puisque j’ai l’intention d’aller courir dimanche!», alors qu’en fait on n’ira peut-être (ou sans doute) pas courir! Le message est présenté comme une solution pour éviter les côtés négatifs. “Ok j’ai mangé 5 fruits et légumes hier, donc je peux m’enfiler deux pizzas aujourd’hui”… Quand la culpabilité diminue, la consommation de «produits hédoniques» augmente.

Cette recherche suggère donc que les messages sanitaires du PNNS (Programme national nutrition santé) peuvent avoir un effet contraire à l’effet désiré. Selon Carolina Werle, il serait donc souhaitable de “dissocier le message sanitaire préventif du message publicitaire pour un aliment hédonique, afin d’éviter les effets de justification entre les deux messages”.
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Re: Entraînement à l'oral 2012 : sujet/exposé/culture généra

Message par mila974 »

stepit42 a écrit :Vous entendez quoi par "actes invasifs"?
ACTES INVASIFS : tout soin qui pénètre la peau, les muqueuses , comme une injection , des prises de sang ,
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Re: Actualités 2012

Message par melachou »

Alzheimer : la perte de mémoire mieux comprise
Par Catherine Cordonnier | Topsante.com – lun. 16 avr. 2012

L’été dernier, une enquête rendue publique par Alzheimer Europe montrait que la maladie d'Alzheimer se place au deuxième rang des maladies les plus redoutées , après le cancer. Une peur d’autant plus réelle que l’OMS a annoncé que, selon ses statistiques, les cas de démence (qui sont causés dans une grande majorité des cas par la maladie d’Alzheimer) devraient doubler d’ici 2030 et tripler d’ici 2050 !

Aussi, les résultats de l’étude qui vient d’être publiée dans la revue Nature Genetics, risquent-ils d’intéresser (voire de rassurer) beaucoup de monde ! Cette étude permet en effet de faire un grand pas vers la compréhension de la maladie d’Alzheimer en pointant du doigt les mutations génétiques qui altèrent l’hippocampe, cette partie du cerveau où les troubles de la mémoire en général et la maladie d’Alzheimer en particulier, commencent.

Pour cette étude, les chercheurs ont épluché "les études épidémiologiques analysant les génomes et les IRM cérébrales de 9.232 participants âgés de 56 à 84 ans", en Europe et en Amérique du nord, dont environ 2.000 en France. Il est apparu que des mutations génétiques sont impliquées dans la réduction du volume de l'hippocampe. Toutefois, l'étude précise que les facteurs déclencheurs de ces mutations génétiques ne sont pas "encore identifiés".
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Re: Actualités 2012

Message par melachou »

"Les différences culturelles entre pays influent sur l'espérance de vie"

Le Monde.fr | 23.04.2012 à 14h54

La progression de l'espérance de vie masque des réalités bien différentes. L'écart entre les femmes et les hommes était, en 2009, sur l'ensemble de l'Europe, de 5,9 ans (82,6 ans pour les femmes, 76,7 ans pour les hommes). Mais la dernière étude, publiée jeudi 19 avril par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l'Institut national d'études démographiques (INED), apporte un éclairage particulier.

Cette étude, qui porte sur les 27 pays de l'Union européenne, s'intéresse à l'espérance de vie sans incapacité (EVSI), parfois appelée trompeusement "en bonne santé". Une notion définie par l'absence de maladie chronique et de limitation dans la vie courante (on peut être malade tout en continuant ses activités professionnelles et familiales). Et là, la différence entre femmes et hommes s'estompe. L'écart pour l'EVSI n'est plus alors que de 0,7 an (62 ans pour les femmes, 61,3 ans pour les hommes).

Jean-Marie Robine, directeur de recherche à l'Inserm, est l'auteur de cette étude. Il apporte un éclairage sur ces chiffres :

Votre étude fait apparaître d'importants écarts entre les pays européens pour ce qui est de l'espérance de vie sans incapacité. N'est-ce pas surprenant ?

Ces résultats nous ont beaucoup étonnés. Pour l'espérance de vie globale des femmes, on connaissait l'écart d'une dizaine d'années existant entre les deux extrêmes, la France et l'Espagne d'un côté (85,3 ans), la Bulgarie et la Lettonie de l'autre (respectivement 77,4 et 78,4 ans). Et, pour celle des hommes, la différence entre la Suède (79,6 ans) et l'Espagne (79 ans) et, au bas de l'échelle, les pays baltes, comme la Lituanie (68 ans) et la Lettonie (68,6 ans). Cette mesure, qui s'appuie sur la mortalité, est relativement simple.

Mais en étudiant l'espérance de vie sans incapacité, on ne s'attendait pas à voire l'écart doubler. Pour les femmes, on passe ainsi de 71 ans en Suède à 52,1 ans en Slovaquie, soit près de vingt ans d'écart. Ce différentiel est à peu près le même chez les hommes : 71,7 ans pour les Suédois contre 52,3 en Slovaquie. Ces écarts sont étonnants, d'autant qu'on vit tous dans la même "maison", l'Europe, et que l'on ne compare pas des pays européens avec des pays africains.

Comment expliquez-vous ces différences ?

On manque encore d'explications scientifiques, mais on émet des hypothèses que l'on essaye de vérifier. D'importantes études devraient être consacrées à ces questions, avec des partenariats entre pays, dans le cadre du programme de recherche et développement "L'Union de l'innovation", inscrit dans la stratégie "Europe 2020" qui fait suite aux objectifs de Lisbonne.

La notion d'incapacité dépend des réglementations dans chaque pays. On s'appuie donc sur une enquête annuelle, coordonnée par Eurostat [le bureau européen dses statistiques] à partir d'une question : "Dans quelle mesure avez-vous été limité depuis au moins six mois, à cause d'un problème de santé, dans les activités que les gens font habituellement ?" On constate l'importance des différences culturelles entre pays. On connaissait l'influence du climat ou des régimes alimentaires sur l'espérance de vie. Là, on voit la différence entre les sociétés.

Celles du Sud gardent des structures familiales fortes, pour les enfants comme pour les aînés. Elles sont plus protectrices pour les plus fragiles et du coup, si les gens ont des incapacités, ils peuvent être pris en charge plus facilement. Ils sont "gardés en vie" plus longtemps. Dans les pays du Nord, au contraire, on pousse les enfants à s'autonomiser plus tôt. Les systèmes de santé consacrent des moyens importants pour favoriser la prévention, la bonne santé et l'autonomie des gens.

L'allongement de la durée du travail, générale en Europe, joue-t-il sur l'espérance de vie sans incapacité ?

Beaucoup d'éléments interviennent dans le calcul de l'espérance de vie sans incapacité. L'âge de départ à la retraite est l'un de ces éléments. Mais les interrelations entre les différents facteurs sont complexes. Une étude canadienne a montré que beaucoup d'éléments dépendaient du volontariat des personnes. Si vous désirez travailler plus longtemps, ou au contraire arrêter plus tôt, et qu'on vous laisse faire, vous resterez plus longtemps en bonne santé. Si, au contraire, on vous force à arrêter de travailler ou à rester dans l'emploi, alors vous risquez d'être en mauvaise santé.

Rémi Barroux
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Re: Entraînement à l'oral 2012 : sujet/exposé/culture généra

Message par partdesanges »

Salut,
Moi je suis plus partie sur l'aspect inégalités au niveau des soins...

Df de la santé: état général qui consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité c'est aussi un état complet de bien être physique mental et social
Droit: droit fondamental pour l'individu fondement des droits de l'homme
Intro : la santé apparaît comme u. Droit pour tous. En effet, l'accès aux soins est universel et sans aucune discrimination. Pourtant, dans la théorie c'est une chose dans la pratique des problèmes perdurent

1- définitions/constat
À-accès aux soins: tout le monde peut être soigne: création cmu, Adèle médicale
B-refus des soins: certains praticiens refusent de pls en plus de soigner les bénéficiaires de cmu ou de l'are
C-renoncement aux soins: du fait du patient qui refuse selon son état ou de sa précarité financière

2- explications des inégalités d'accès aux soins
A- refus de soins par les professionnels
Préjugés des médecins sur les bénéficiaires
Complexité des démarches administratives
Perte économique
Non respect du parcours de soins
B- renoncement des soins par les individus
ABS de complémentaire santé
Aug de la charge restante du patient (dentiste, optique, franchises médicales....)
C- autres raisons d'ordre culturel, pschychologiques et administrative
Sns domicile
Méconnaissance du système de santé
Étrangers en situation irrégulière
Situation précaire, se faire soigner passe au 2 eme rang
Mauvaise répartition géographique des praticiens

conclusion
Malgré un accès aux soins ouvert à tous NBx sont encore exclus du sys selon leur situation de précarité. Aussi des aides ont été mises en place afin de pallier à cela cmuc (complémentaire cmu). Les gouvernements tentent d'aider les installations des praticiens dans des zones délaissées pour que tous soient égaux au niveau de la santé....
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melachou
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Re: Actualités 2012

Message par melachou »

Aides dénonce le "parcours du combattant" des étrangers malades

Le Monde.fr avec AFP | 20.04.2012 à 13h32 • Mis à jour le 20.04.2012 à 13h32

Seuls la moitié des sans-papiers atteints d'une maladie grave finissent par obtenir une carte de séjour temporaire en France, "au terme de démarches anormalement longues et pénibles", déplore dans un récent rapport de l'Observatoire étrangers malades, créé par l'association Aides. "Sur le terrain, la réforme du droit au séjour pour soins adoptée le 16 juin 2011 porte ses premiers fruits pourris", note ce rapport, qui se base sur 155 cas, des hommes (50 %), des femmes (45 %) et des personnes transgenres (5 %), séropositives au VIH (81,2 %), atteintes d'hépatite C (7 %) ou d'hépatite B (4,5 %).

La loi sur l'immigration adoptée en 2011 restreint notamment le droit au séjour des étrangers malades : le titre de séjour ne peut être accordé qu'en cas d'"absence" du traitement approprié dans son pays, et non plus en cas d'impossibilité d'accès effectif au traitement.

UN PARCOURS SEMÉ D'EMBÛCHES

Depuis l'entrée en vigueur de la loi, "traques, persécutions policières, humiliations administratives, dénis de droit et préfectures aux conditions d'accueil indignes ponctuent désormais le quotidien des étrangers gravement malades vivant sur notre territoire", souligne l'Observatoire, mis en place à la fin 2010. Parmi les embûches recensées dans cette étude, "les conditions d'accueil en préfecture sont souvent indignes et dégradantes (plus de cinq heures d'attente : 27 % des cas, tutoiement : 11 %, absence de toilettes : 21,8 %...)" et "la confidentialité n'est pas respectée dans un tiers des cas".

Par ailleurs, "l'exigence fréquente de pièces non prévues par la réglementation (passeport en cours de validité dans 31,8 % des cas, certificat médical non descriptif dans 23,8 % des cas) voire totalement fantaisistes (lettre de motivation, engagement à ne pas demander de regroupement familial) sont propices au découragement et à l'abandon des démarches".

"Ce véritable parcours du combattant mine leur santé, leur barre l'accès à l'emploi et à des conditions de vie dignes. La menace permanente de l'expulsion, elle, les plonge dans une clandestinité incompatible avec la maladie", selon le rapport. Ainsi, sur l'ensemble des sans-papiers malades, "la moitié des personnes a obtenu une carte de séjour temporaire d'un an depuis plus de cinq ans (46,7 %) après des démarches souvent anormalement longues et semées d'embûches", conclut le rapport.
l' Ailge: TP:8.50 CG:13 ORAL:16.50 26 eme sr list comp PRISE :)
Rouen: TP:15 CG:11 ORAL:12 (deg)54 eme sur lc mais laisse sa place

ESI 2012 2015 trop contente
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Re: Entraînement à l'oral 2012 : sujet/exposé/culture généra

Message par partdesanges »

Un autre.... Être malade c'est avant tout être patient....
Je l'ai fait j'attends vos plans... Je donnerai le mien apres
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mel73
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Re: Entraînement à l'oral 2012 : sujet/exposé/culture généra

Message par mel73 »

Plan sur La douleur :
Sixela : Remarque très judicieuse ! Je n'y ai pas songé un seul instant et pourtant... Oubli non négligeable :( (Selon moi)!
Et je suis d'accord avec toi Hibiscus, développer la loi Kouchner aurait été un vrai plus ! Tu l'as parfaitement bien résumée d'ailleurs! :)
"Si le destin vous offre encore de quoi vous combler, c'est que le peu que vous ayez puisse encore vous aller"

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Re: Entraînement à l'oral 2012 : sujet/exposé/culture généra

Message par partdesanges »

Un autre... À quelles conditions les soins sont ils une nécessité???
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