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PMI : "Des familles ne sachant pas où dormir", une situation courante

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Publié le 16/02/2024

A la PMI Charonne et à la PMI Croix-Saint-Simon dans le nord parisien, deux infirmières sont régulièrement confrontées à la grande précarité. Elles nous racontent leur envie d’aider les familles qu’elles reçoivent, de les accompagner au plus près, mais aussi leurs limites, qui sont celles de tout un système. 

Une femme se présente avec ses deux enfants. Elle a l'air à bout de nerfs. Elle a raté un rendez-vous et a fait le déplacement de loin pour être sûre d'en trouver un autre. L'un de ses enfants est malade. Comme elle, de nombreuses familles se présentent ici chaque jour, pour faire peser leur bébé, pour le suivi du développement de leurs enfants, pour obtenir des conseils des professionnels : infirmières puéricultrices, médecins, psychologues, psychomotriciens... Les PMI, pour Protection Maternelle et Infantile sont des lieux gratuits et ouverts à tous. Les familles peuvent s'y présenter sans condition de ressources dès lors qu'elles ont un enfant de 0 à 6 ans. 

 

Des familles en grande précarité 

A la PMI Charonne et à la PMI Croix-Saint-Simon dans le nord parisien, se présentent régulièrement des familles dans des situation très précaires. Certaines viennent d’arriver sur le territoire français, n’ont ni papiers ni sécurité sociale. Or, pour ces familles en grande difficulté, il n'est pas toujours évident de pousser la porte. «Sans papiers, sans toit, certains parents ont peur qu'on leur retire leurs enfants», explique Emilie Colonges, infirmière puéricultrice et directrice de la PMI Croix-Saint-Simon dans le 20e arrondissement de Paris.

Les portes de la PMI sont ouvertes à tous

Les familles pauvres ne sont pas les seules concernées par ces réticences. Celles qui ont eu accès à la GPA (Gestation Pour Autrui), interdite en France, ont aussi parfois des scrupules à se présenter. Des craintes que les infirmières aimeraient lever, elles qui sont là pour «soutenir et accompagner, orienter» et «jamais pour juger». 

 

 

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Source : infirmiers.com