Le sondage, commandé à Opinion Way par la Fédération des prestataires de santé à domicile (FEDEPSAD) et l’Union des prestataires de santé à domicile indépendants (UPSADI), démontre ainsi une assez large adhésion des Français aux soins à domicile dans certains contextes particuliers. Ils sont ainsi 79% à les plébisciter face à la « perte d’autonomie liée à l’âge » et 65% à le faire face à une maladie chronique. Ils sont dans une même part (73%) à s’y dire favorables dans la prise en charge de la fin de vie. Les Français âgés de 50 à 64 ans, notamment, seraient les plus à même d’avoir recours aux soins à domicile : ils sont ainsi 92% à le déclarer pour le cas d’une prise en charge liée à la perte d’autonomie, contre 56% des 18-24 ans, et 71% dans le cas d’une maladie chronique (contre 53% pour les 18-24 ans).
« Les Français ayant déjà eu recours à des prestataires de santé à domicile sont largement satisfaits de cette expérience », indiquent les deux organisations. Elles soulignent notamment 4 facteurs expliquant ce sentiment, à commencer par « le sentiment de sécurité pendant le traitement », avancé par 90% des répondants. Viennent ensuite la qualité des échanges avec les professionnels de santé (88%) ou la facilité de la prise en charge (84%). « Les patients ont également apprécié la disponibilité 24h/24 et 7j/7 des professionnels » dans 78% des cas, ajoutent-elles. « Un Français sur deux conforte la nécessité de développer davantage ce type de prise en charge dans le confort de leur lieu de vie », poursuivent les deux organisations.
Les PSAD face à la nécessité de rendre leur secteur plus attractif
Ces chiffres démontrent l’importance que la population accorde à la proximité des professionnels de santé et au contact humain, à la « garantie d’une interface avec le prescripteur », et à la sécurité des soins. Autant d’éléments que les PSAD sont en mesure de présenter, défend Louis Champion, président de la Fedepsad. Même constat chez son homologue, Didier Daoulas, président de l’UPSADI, qui prévient toutefois qu’il sera nécessaire « de rendre le secteur de la santé à domicile plus attractif et de reconnaitre les services que nous rendons aux patients. »
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