CANICULE

Santé Publique France établit un premier bilan de 2025 décès au pic de la canicule

Publié le 03/07/2026

Un premier bilan, incomplet, a été dévoilé par Santé Publique France. Il fait état de 2 025 décès "toutes causes confondues", soit une augmentation de 30% sur la période du 22 au 28 juin, pic de la chaleur exceptionnelle qui a frappé le pays. Cette estimation ne se base que sur les seuls certificats électroniques de décès qui ne représentent qu'un peu plus de la moitié des morts dans le pays.

personne âgée, main, canne

Crédit photo : S.Toubon

Le nombre de décès a augmenté de presque 30% en France et de 62% dans la seule région parisienne lors de la semaine du 22 juin, pic de la canicule exceptionnelle en France, a annoncé vendredi 3 juillet l'agence Santé publique France. Dans un nouveau bilan, elle rapporte en effet "une hausse de +29,1%, correspondant à 2 025 décès supplémentaires par rapport à la semaine précédente", un chiffre certainement "sous-estimé", précise-t-elle. L'estimation du nombre de décès ne se base, en effet, que sur les seuls certificats électroniques de décès qui ne représentent qu'un peu plus de la moitié des morts dans le pays.

La variation de 30%, en revanche, est plus représentative de l'ampleur des conséquences sanitaires de cette canicule qui a frappé la France pendant une dizaine de jours et s'est révélée exceptionnelle avec trois des journées les plus chaudes jamais enregistrées dans le pays. La tendance est particulièrement frappante en Ile-de-France (région parisienne), avec une hausse de plus de 62% des décès sur la semaine dernière. Une progression semblable a été signalée dans les Pays de la Loire (ouest).

Dans le détail, la hausse est particulièrement observée en Ile-de-France (+62,8%, soit +619 décès), Centre-Val de Loire (+47,3%, soit 121 décès), Normandie (+53,1%, soit 216 décès), Bretagne (+36,0%, soit +129 décès), Pays de la Loire (+62,0%, soit +178 décès) Nouvelle-Aquitaine (+28,1%, soit +264 décès) et Hauts-de-France (+27,7%, soit +155 décès). 

De nombreux décès à domicile 

Santé publique France avait déjà donné le chiffre de 1 000 décès de plus que la normale, mais celui-ci ne concernait que la fin de la semaine. Le nouveau bilan concerne l'ensemble de la semaine, même si les fortes chaleurs avaient commencé quelques jours plus tôt. "Ce qui est très important, c'est que dans ces 2 025 décès, (...) on trouve une augmentation de 91% de décès à domicile par rapport à la semaine précédente", a précisé sur la chaîne TF1 la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, "c'est à dire que nous avons un effort collectif à faire pour ces personnes qui sont seules, isolées".

La canicule historique qui a frappé la France fin juin a provoqué des conditions difficilement supportables dans de nombreux logements. Des températures élevées sont à nouveau annoncées pour le week-end et chacun tente de prendre ses dispositions. Des scènes de bousculades voire de bagarres, après la mise en vente de 200 000 ventilateurs et climatiseurs, ont éclaté jeudi 2 juillet dans des magasins en France. Dans les hôpitaux également surchauffés, c'est la débrouille qui domine.

Tous âges confondus, les interventions pour coup de chaleur et déshydratation ont, elles, été multipliées par six et par quatre, selon l'organisation SOS médecins.

Les autorités sanitaires et le gouvernement mettent depuis plusieurs jours l'accent sur le problème des décès à domicile pendant la canicule, alors que l'épisode de fortes chaleurs de 2003 avait tué 15 000 personnes en France, (essentiellement des personnes âgées et dont un grand nombre dans les maisons de retraite médicalisées - Ehpad), mais aussi chez elles. L'épisode de juin est considéré comme plus intense mais ses conséquences sanitaires sont moindres, assurent les autorités, à l'approche d'une troisième vague de chaleur attendue pour ce week-end.

Santé Publique France publiera d'ici trois semaines des chiffres consolidés. 

La Rédaction d'Infirmiers.com avec AFP.

Source : infirmiers.com