La fermeture d’urgence des quatre unités d’hospitalisation complète avait été annoncée le 19 février par l’ARS Île-de-France. L’agence avait alors indiqué que la décision faisait suite à «plusieurs signalements concordants» concernant des pratiques jugées non conformes dans la prise en charge de patients mineurs.
Les 15 enfants et adolescents qui étaient hospitalisés dans les unités d’hospitalisation complète de pédopsychiatrie de la Fondation Vallée, à Gentilly (Val-de-Marne), ont désormais quitté l’établissement. L’ARS Île-de-France indique que chacun d’entre eux bénéficie d’une nouvelle orientation, principalement vers des structures médico-sociales.
Dans un communiqué publié vendredi dernier, l’agence précise que «toutes et tous sont désormais sortis d’hospitalisation et revenus au domicile des parents avec une prise en charge scolaire et médico-sociale adaptée». Les jeunes patients doivent désormais être accueillis dans plusieurs établissements spécialisés du territoire.
Des solutions recherchées pour chaque situation
Selon l’agence régionale, un travail d’évaluation a été conduit pour déterminer l’orientation de chacun des jeunes patients concernés.
Le communiqué de l’ARS précise qu’«une réévaluation de chaque situation a été réalisée en associant les familles et/ou leurs représentants de l’Aide sociale à l’enfance (ASE)». Ce travail a été mené avec la délégation départementale du Val-de-Marne de l’ARS et en lien avec la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). L’objectif était d’identifier, pour chaque enfant ou adolescent, une solution tenant compte à la fois de son état de santé, de sa scolarité et du maintien des liens familiaux et sociaux.
Selon l’agence, les familles et, le cas échéant, les référents de l’ASE ont également été informés «des raisons ayant conduit à la fermeture des unités, du projet envisagé et de l’accompagnement proposé».
Des orientations vers plusieurs établissements spécialisés
Parmi les jeunes concernés, sept enfants âgés de 7 à 17 ans doivent retourner vivre chez leurs parents et être accueillis en journée à l’Institut médico-éducatif (IME) des Bords de Marne, à Saint-Maur-des-Fossés. L’ARS précise qu’un groupe spécifique est dédié à leur accueil.
Afin d’assurer le suivi médical, «un infirmier de l’établissement GHT Psy Sud, ne faisant pas partie de leur équipe soignante initiale, sera déployé à temps plein sur leur établissement afin de permettre une bonne surveillance clinique et un accompagnement des réévaluations médicamenteuses», indique le communiqué.
D’autres adolescents issus de l’unité Bourneville, qui accueillait des jeunes de 12 à 17 ans, doivent rejoindre d’autres structures. Deux d’entre eux seront accueillis à l’IME du Val Mandé, tandis qu’une adolescente sera admise «à titre dérogatoire» à la maison d’accueil spécialisée des Oliviers. Quatre jeunes doivent également être orientés vers l’Institut médico-professionnel (IMPro) du SIPFP Seguin, au Kremlin-Bicêtre. Tous rentreront à leur domicile familial, à l’exception d’une adolescente pour laquelle l’aide sociale à l’enfance recherche une place en foyer.
Une décision prise après des signalements
Les constats évoqués par l’autorité sanitaire mentionnaient notamment un recours à l’isolement et à la contention, ainsi que des durées d’hospitalisation jugées injustifiées au regard de l’état de santé des patients.
La mesure avait suscité des inquiétudes parmi les représentants syndicaux. La CGT Santé du Val-de-Marne avait notamment dénoncé la suppression d’une partie importante de l’offre de soins pédopsychiatriques dans le département et évoqué, dans un premier temps, l’absence de solutions alternatives immédiates pour les enfants hospitalisés.
L’ARS avait alors indiqué que ces solutions devaient être mises en place à l’issue des vacances scolaires.
Source : ARS IDF
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