Prescription infirmière : un avis de la HAS qui sécurise l'exercice infirmier

Publié le 19/06/2026

Pour le Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (Sniil), l'avis rendu par la Haute autorité de santé sur les prescriptions infirmières permettra d'établir un cadre clair et juridiquement sécurisé pour l'ensemble de la profession.

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La réaction est moins inquiète et plus optimiste que chez leurs confrères hospitaliers. Le Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (Sniil) salue l’avis favorable que la Haute autorité de santé (HAS) a rendu, le 12 juin, sur la prescription infirmière. Mais là où le Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI) appelait à ne pas limiter l’évolution des compétences infirmières par un recours, dans de nombreuses situations, à l’expertise médicale, l’organisation représentative des infirmiers libéraux, elle, y perçoit plutôt une assurance de placer le bon professionnel au bon endroit dans le parcours de soin.  

Un avis qui sécurise juridiquement la profession

En rappelant que les nouvelles prérogatives en matière de prescription des infirmiers doivent s’appuyer sur une évaluation clinique, une coordination entre les différents professionnels de santé et une traçabilité optimale des actes, la HAS définit les contours d’un cadre pour sécuriser l’exercice infirmier. «La reconnaissance de nouvelles compétences doit permettre aux infirmiers de disposer de moyens nécessaires à l’exercice de leurs missions, sans les exposer à des responsabilités diagnostiques qui ne relèvent pas de leur champ d’intervention», écrit ainsi le syndicat.

Quant aux réserves de la HAS concernant la prescription de certains examens complémentaires, pour lesquels les infirmiers ne possèderaient pas nécessairement l’ensemble des compétences, elles pourraient permettre de construire de nouvelles formes d’expertises pour ces professionnels.  

Le Sniil se réjouit d’un autre point, mis en lumière par l’avis de la HAS : la possibilité ouverte aux infirmiers de mener des consultations dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive, à condition d’avoir suivi une formation adaptée. «Cette orientation s’inscrit pleinement dans la reconnaissance de l’expertise clinique infirmière portée par la réforme de la profession», juge-t-il. 

Et de prévenir toutefois en conclusion de son communiqué que «l’avenir de la profession ne se résume pas à l’élargissement d’une liste de prescription», mais qu’il se construit sur la reconnaissance des compétences élargies et du raisonnement infirmier.  

La Rédaction d'Infirmiers.com

Source : infirmiers.com