HAUTE AUTORITÉ DE SANTÉ

Vaccination : adolescence et début de l'âge adulte, des "âges clés" pour la prévention

Publié le 30/04/2026

Pourquoi est-il essentiel de vacciner les adolescents et les jeunes adultes, a priori peu vulnérables, contre certaines infections ? À l'occasion de la Semaine de la vaccination, la Haute autorité de santé fait le point. 

vaccin, seringue, rougeole oreillon rubéole

Crédit photo : GARO/PHANIE

Vacciner les nourrissons et les personnes les plus fragiles, certes. Mais si la Semaine de la vaccination met l’accent sur les adolescents et les jeunes adultes, c’est qu’il y a une raison. «L’adolescence et le début de l’âge adulte constituent même un âge clé de la prévention vaccinale», écrit en effet la Haute autorité de santé (HAS). Les repères évoluent au cours de ces périodes de la vie, y compris dans le domaine de la santé.

Car elles sont marquées par des risques spécifiques, notamment des schémas sociaux qui peuvent favoriser la transmission de certaines infections. «Si la vulnérabilité des adolescents et des jeunes adultes n’est pas liée à une fragilité de leur système immunitaire, comme chez les nourrissons ou les personnes âgées, elle s’explique par l’augmentation des interactions sociales à ces âges (vie scolaire ou universitaire, activités collectives, socialisation accrue, début de la vie sexuelle notamment)», déroule-t-elle. Infections aux méningocoques et aux papillomavirus (HPV) sont particulièrement ciblées, ces contextes favorisant leur circulation. De quoi donc faire de la vaccination un élément déterminant de la santé dans ces catégories de population, surtout dans un contexte où l’on observe une recrudescence des cas pour les premières, et où les secondes sont responsables de plusieurs cancers (col de l’utérus, vulve, bouche/gorge…).

Calendrier simplifié des vaccinations pour les ados et jeunes adultes

C’est pourquoi le calendrier vaccinal 2026, présenté par Santé publique France en début de semaine, élargit certaines des recommandations vaccinales pour ces tranches d’âge.

  • Entre 11 et 14 ans, «un temps fort de la vaccination», les vaccinations contre les HPV et les méningocoques ACWY sont particulièrement recommandées

Et «parce que tous les adolescents n’ont pas pu être vaccinés plus tôt» un rattrapage vaccinal est recommandé pour certaines infections, «afin de les protéger sans perte de chance pour eux, mais aussi pour induire une protection collective», rappelle la HAS :

  • Entre 15 et 24 ans, contre les infections à méningocoques ACWY et B
  • Et entre 15 et 26 ans, contre les infections à HPV.
La Rédaction d'Infirmiers.com

Source : infirmiers.com