AU COEUR DU METIER

Edito - « Vivants jusqu'à la mort »

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Compétences infirmières

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« Vivants jusqu'à la mort », titre d'un ouvrage du sociologue Tanguy Châtel, point de départ mais aussi point d'arrivée de la notion du « prendre soin » jusqu'à la fin de vie qui place tout soignant au coeur d'une problématique existentielle complexe. Lors des Journées francophones des aides-soignants, les 21 et 22 janvier à Paris, cette question a occupé les débats ou comment, selon Tanguy Châtel, la « bonne mort » et le « bon soin » doivent s'articuler pour parvenir, via la voie palliative, à proposer au patient en fin de vie une réponse juste au juste moment...

patient soins palliatifs fin de vie

Il est éclairant d'avoir aujourd'hui en tête les fondements et les principes antiques du soin édictés en son temps par Hippocrate « Guérir parfois, soulager souvent, réconforter toujours ».

« Prendre soin » et non plus « prendre en charge »... Lorsque la maladie, la souffrance, la dépendance et l'angoisse impactent la dynamique de vie de l'individu, lui faisant entrevoir une fin qui peut être proche, l'approche soignante se teinte plus encore d'écoute, d'attention, de soutien, d'empathie et ce dans une démarche d'accompagnement éthique qui replace l'homme souffrant au coeur du raisonnement. Mais, comme l'a rappelé Dominique Le Pestipon, responsable pédagogique des Journées francophones des aides-soignants, le concept du « prendre soin » intègre à la fois une conception de soin humaniste encadré par des savoir-faire, une législation et une démarche éthique. Quant à la vision humaniste de la santé et de la maladie, elle offre aux soignants un vaste terrain où peut s'exprimer leurs propres valeurs et ce, dans le respect de celles des patients mais aussi de leurs volontés.

L'actualité du moment est opportune à la réflexion. En effet, la loi Claeys - Leonetti sur la fin de vie, en débat parlementaire pour une adoption vraisemblablement définitive du texte en février, s'intitule à présent Proposition de loi créant de nouveaux droits pour les personnes malades en fin de vie. 13 articles finalisés et parmi eux, l'article 2 qui revoit la définition de l'obstination déraisonnable, correspondant désormais à des actes qui apparaissent inutiles, disproportionnés ou lorsqu'ils n'ont d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie et un article 3 qui instaure le droit à une sédation profonde et continue à la demande du patient afin d'éviter toute souffrance et ne pas subir d'obstination déraisonnable.

Faut-il nous sauver à tout prix de la mort et de la souffrance, avoir réponse à tout, y compris sur les souffrances existentielles propres à chacun ? La loi évolue, les attentes de chacun également à l'heure où l'espérance de vie est certes de plus en plus longue mais quid de l'espérance de vie en bonne santé... Le sociologue Tanguy Châtel1 a rappelé lors de son intervention intitulée Le concept de soins de « support, palliatif et fin de vie » à travers le...

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Commentaires (1)

carnot

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7 commentaires

#1

temoignage

merci pour cet article. le sujet des soins palliatifs et l'évolution de la loi vont peut être aider à un changement de regard et d'attitudes.
quelques témoignages pour compléter ce sujet :
www.vivantsensemble.com
Merci de vos retours et commentaires et si vous aimez n'hésitez pas à faire suivre et à vous abonner!