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Entretien pré-don par les infirmiers : la HAS dit oui

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Compétences infirmières

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Le Collège de la Haute autorité de santé (HAS) a rendu un avis favorable au projet de décret visant à généraliser les entretiens pré-don du sang par les infirmiers, en apportant une précision. L'avis, daté du 14 décembre 2016, a été mis en ligne le 16 décembre sur le site de la HAS.

Don du sang

La Haute autorité de santé est favorable à la réalisation des entretiens pré-don du sang par les infirmiers.

Alors que les entretiens pré-don du sang étaient uniquement menés par des médecins, une première expérimentation pour intégrer les infirmiers au dispositif a été conduite en 2007 dans trois établissements régionaux de transfusion sanguine. Une nouvelle expérimentation, plus longue et sur l'ensemble du territoire français, a été menée à partir de la mi-2015. Ses résultats ayant été jugés positifs, le gouvernement prépare la généralisation, ce qui nécessite une modification du code de la santé publique par décret.

Le projet, soumis à concertation depuis octobre, précise notamment les conditions pour qu'un infirmier puisse mener ces entretiens (expérience, formation) et prévoit la remise d'un rapport par l'Etablissement français du sang (EFS) dans un délai de 15 mois à compter de la publication du décret. Ce rapport devra comparer les données obtenues lors de l'expérimentation avec celles recueillies depuis la généralisation sur une durée de 12 mois. Il comportera notamment des données de sécurité sur les entretiens pré-don réalisés par les infirmiers concernant les premiers dons ainsi que sur les entretiens pré-don réalisés par des infirmiers inclus après l'expérimentation.

Dans son avis, la HAS se dit favorable au projet de texte au vu des résultats de l'expérimentation portant sur cet entretien. Elle précise que, dans le cadre de l'article 2, "les indicateurs centrés sur la sécurité devront être suivis en priorité, en les faisant évoluer en fonction du bilan annuel du suivi épidémiologique des donneurs de sang réalisé par l'Institut de veille sanitaire (InVS, devenu l'Agence nationale de santé publique (ANSP) ou Santé publique France). Elle liste quatre points, indiquant qu'il s'agit d'un minimum. Il s'agit de mesurer l'évolution:

  • du taux d'ajournement justifié pour les entretiens pré-don infirmier (EPDI) et les entretiens pré-don médical (EPDM) en séparant les ajournements temporaires des ajournements définitifs
  • du taux d'entretien pré-don EPDI avec demande d'examens complémentaires justifiés
  • du nombre d'effets indésirables survenus après EPDI et après EPDM par type d'effets
  • des effectifs de dons pour lesquels les marqueurs positifs (VIH/VHB/VHC/HTLV1/syphillis) ont été identifiés en séparant EPDI et EPDM

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Commentaires (1)

binoute1

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521 commentaires

#1

bien

donc ce que faisait le doc sera fait par l'IDE.
par manque de médecin

mais j'espère que les collègues IDE vont recevoir une prime ou mieux, une réévaluation de salaire, en lien avec cette compétence, cette responsabilité.