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L'AP-HP à nouveau dans la rue le 17 septembre

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Fonction Publique

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L'intersyndicale CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, SUD, FO et Unsa de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) a écrit le 9 septembre 2015 au Premier ministre Manuel Valls pour lui demander l'arrêt de la réforme du directeur général de l'institution, Martin Hirsch, sur l'organisation du temps de travail et les conditions de travail. Une nouvelle mobilisation des personnels avec grève est annoncée pour le jeudi 17 septembre 2015...

L'intersyndicale appelle à nouveau les personnels de l'AP-HP à descendre dans la rue contre la réforme du temps de travail...

Cette réforme est discutée à l'AP-HP alors qu'une mission d'évaluation du temps de travail dans les trois versants de la fonction publique a été confiée par Manuel Valls à Philippe Laurent, président du conseil supérieur de la fonction publique territoriale, qui doit rendre ses conclusions le 1er février 2016 soulignent les syndicats. Comment est-il possible qu'à l'AP-HP, le directeur général [puisse] proposer, voire imposer, une réforme du temps de travail pour 75 000 agents fonctionnaires alors qu'une mission est en cours?, s'interrogent les syndicats dans ce courrier également adressé à la ministre de la décentralisation et de la fonction publique, Marylise Lebranchu. Ils réclament donc l'intervention du Premier ministre pour exiger l'arrêt puis le retrait du projet à l'AP-HP.

L'intersyndicale déplore les 'expérimentations' d'application de la réforme, menées au cours de l'été sans son accord. Cinq des sept syndicats avaient refusé fin juin la feuille de route proposée par la direction générale et les deux seuls qui avaient entamé des discussions (CFDT et SUD) ont quitté début juillet la table des négociations, rappelle-t-on. Pour l'intersyndicale, l'attitude de la direction générale pendant cette période démontre une volonté d'accélérer une mise en oeuvre de sa réforme, malgré l'opposition des personnels et un contexte difficile connu en période de congé annuel. Fin juillet, la direction générale de l'AP-HP avait indiqué que, depuis le 10 juillet, des études de terrain, sous la forme de réunions avec le personnel, avaient commencé dans une dizaine de services. Elles ont été menées dans plusieurs groupes hospitaliers et pôles d'intérêt commun (services généraux), notamment en cancérologie, unité de soins de longue durée, service de médecine, consultations, hôpital de jour, instituts de formation en soins infirmiers (Ifsi) et services administratifs. La direction générale avait alors indiqué que les études allaient se poursuivre en août dans un nombre limité de service, et en septembre. L'intersyndicale réitère son opposition aux propositions de la direction générale, estimant qu'elles conduiront à une amplification de la dégradation des conditions de travail et de vie des personnels, et auraient par conséquent des impacts sur la prise en charge de qualité des patients.

Mobilisation et grève le jeudi 17 septembre

Dans le courrier, elle rappelle que le mouvement social d'ampleur historique des personnels contre la réforme de l'organisation du temps de travail [...] se prolongera à la rentrée avec un "nouveau temps fort prévu le jeudi 17 septembre", avec mobilisation et grève des agents, comme elle l'avait annoncé début juillet. Dans un tract, l'intersyndicale explique qu'elle s'est réunie le 7 septembre pour organiser la mobilisation contre le projet de recul social de Martin Hirsch. Un rassemblement est prévu le 17 septembre à 10 heures devant le siège de l'AP-HP à Paris puis une manifestation sera organisée vers le ministère des finances à Bercy. Outre le courrier à Manuel Valls et Marylise Lebranchu, elle indique avoir également interpellé le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone.

Les revendications des syndicats portent sur des 35 heures effectives, avec arrêt du travail gratuit, ni rémunéré, ni récupéré, la stabilisation des plannings, le respect des cycles de travail, la reconnaissance du temps de repas dans le temps de travail, le maintien et respect du cadre d'organisation actuel, le maintien des droits antérieurs à l'accord RTT de 2002 (fête des mères, jours des médailles,...), l'abandon de la généralisation de la grande équipe et de la mobilité imposée, et le remboursement des retenues sur salaire. Ils refusent les plans d'économies successifs ("600 millions en quatre ans à l'AP-HP dont 150 millions d'euros pour 2015") et réclament la création d'emplois et la titularisation de tous les contractuels.

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