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Edito - Mettre fin aux mutilations génitales féminines

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Instituée depuis 2007 par l’ONU, la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard de l’excision, demain 6 février 2016, vise à sensibiliser les communautés et les acteurs étatiques à renoncer aux pratiques jugées néfastes sur les filles et femmes. A l'heure où selon le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, au moins 200 millions de filles et de femmes ont subi une forme ou une autre de mutilation génitale à travers le monde, cette journée prouve, année après année, que le combat contre ces pratiques barbares est loin d'être gagné.

jeune femme

Outre les jeunes filles, ce sont aussi les femmes enceintes, tout juste mamans ou sur le point de se marier, qui subissent ces sévices que constituent les mutilations génitales...

Rappelons que les mutilations sexuelles féminines recouvrent toutes les interventions incluant l'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou autre lésion des organes génitaux féminins pratiquées pour des raisons non médicales. En comportant l'ablation de tissus génitaux normaux et sains ou en endommageant ces tissus, elles entravent le fonctionnement naturel de l'organisme féminin. Le plus souvent pratiquée par des praticiens traditionnels comme les exciseuses et les accoucheuses, l'opération se fait sans anesthésie avec des ciseaux, des lames de rasoir ou des couteaux. Extrêmement traumatisante, cette pratique entraîne des douleurs violentes et a des conséquences immédiates et durables tant d'un point de vue somatique que psychologique chez ces femmes mutilées qui en subissent les néfastes effets toute leur vie durant alors que certaines peuvent également en mourir. Plus sujettes aux complications urogénitales, elles ont davantage de risques d’hémorragie, de césarienne et de réanimation du nouveau-né lors de l’accouchement, en particulier si elles ont subi une infibulation, suture de la majeure partie des grandes ou des petites lèvres de la vulve, ne laissant qu’une petite ouverture pour que l’urine et les menstruations puissent s’écouler. L'infibulation est habituellement pratiquée sur une adolescente prépubère dans le but de lui empêcher tout rapport sexuel vaginal.

L'excision : une norme (a)sociale

Dans les sociétés où elles sont pratiquées, les Mutilations Sexuelles Féminines (MSF) sont le reflet d’une inégalité entre les sexes et traduisent le contrôle exercé par la société sur les femmes. Le maintien de la pratique est sous-tendu par un ensemble de croyances culturelles, religieuses et sociales. Les raisons invoquées par les groupes qui perpétuent l’excision peuvent varier selon la région, l’ethnie ou la communauté et peuvent se cumuler. Il est important de...

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Commentaires (1)

Pinard

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1 commentaires

#1

Et les mutilations génitales masculines ?

Mettre fin aux mutilations génitales, point ! Pourquoi ajouter "féminines" ? Les mutilations génitales à l'égard des petits garçons sont-elles acceptables, ou une norme sociale pour reprendre l'article ? Je m'étonne toujours de voir la complaisance pour la circoncision culturelle et/ou cultuelle.