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A l'hôpital Pinel, c'est opération bouteille à la mer

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Cela fait 67 jours que les professionnels de santé de l'hôpital Pinel à Amiens sont en grève afin de dénoncer leurs conditions de travail insoutenables.  Le mouvement ne faiblit pas et les salariés ont l’intention de continuer à occuper jour et nuit leur campement installé devant l’hôpital. Ainsi, afin de faire réagir les autorités, ils viennent de lancer via leur page Facebook Pinel en Lutte l'idée de "bouteilles à la mer" symboliques.

Nous mettons à disposition un conteneur où tous ceux qui veulent nous soutenir peuvent déposer une bouteille en plastique contenant un message. Ces bouteilles peuvent être déposées jusqu’au 30 août, explique Chrystèle Leclercq (CGT).  Nous fixerons ensuite une date et les conditions de livraison de ces bouteilles (à l’Agence Régionale de Santé), ajoute-t-elle. Car pour le moment rien ne bouge du côté des autorités. Enfin si. Il y a eu une légère évolution : on a reçu une réponse à notre courrier. Rien sur le fond, c’est juste qu’avant ils ne répondaient pas, ironisent les salariés.

Si pour le moment rien ne bouge du côté des autorités, les soutiens des citoyens se multiplient. Les salariés d'autres hôpitaux comme Le Havre (Seine-Maritime) ou encore Wattrelos (Nord) ont manifesté leur soutien via des courrier et en se déplaçant.

Rappelons que les grévistes réclament une table ronde avec tous les acteurs du domaine de la psychiatrie : la direction de l'Agence régionale de la santé (ARS), la direction de l'hôpital, les médecins, l'UNAFAM (Associations de familles), le Collectif 80 pour une psychiatrie citoyenne, ainsi que les syndicats et les élus dont les parlementaires de la Somme Barbara Pompili LREM et François Ruffin. De leur côté, les syndicats demandent la création de 60 postes équivalents temps plein pour 2018. Ils correspondraient à 4 agents soignants le matin, 4 l'après-midi et 2 la nuit. Actuellement, ils ne sont que 2 à assurer les soins le matin , 2 l'après midi et 1 la nuit. Des effectifs insuffisants qui justifient le climat de tension.

Pour en savoir plus rendez-vous sur le site de France3région ou du Courrier Picard.

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