Le 3 janvier dernier, Nathan C. est abattu par des policier vers 14h. Quelques instants auparavant, le jeune homme de 22 ans vient de poignarder trois personnes (dont l'une décèdera) dans un parc, à Villejuif, dans le Val-de-Marne. Alors que le procureur de Créteil a déclaré que l'assaillant était atteint de troubles psychiatriques et que le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête, Vincent Lautard, un infirmier et juriste en droit de la santé démêle, dans le journal Marianne, le fil des idées reçues qui poussent aux amalgames dans un article intitulé : Attentat de Villejuif, oui on peut être à la fois déséquilibré et terroriste
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Dans les premiers instants qui suivent un acte possiblement terroriste, une question revient sans cesse dans les médias, chez les politiques ou encore sur les réseaux sociaux : "est-ce un acte terroriste ou l’œuvre d’une personne atteinte d’un trouble psychiatrique ?", la réflexion est binaire, pas de demi-mesure, l’assaillant sera soit "déséquilibré", soit "terroriste", point final, circulez il n’y a rien à voir !
Il est important de rappeler qu’avoir une pathologie psychiatrique ne signifie pas qu’on aura forcément des comportements violents, au cours de sa vie
, explique Vincent Lautard. Une personne atteinte d’une maladie psychique pourra avoir conscience de ses troubles et n’avoir aucune altération de la réalité ou à l’inverse, être déconnectée du monde réel, en développant par exemple des idées irrationnelles. Tout dépendra de la pathologie dont elle est atteinte
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