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A Santexpo, Frédéric Valletoux réclame une revalorisation des heures de nuit à l'hôpital

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Fonction Publique

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Dans son discours d'ouverture du salon de la FHF, qui se tient à l'occasion de Santexpo, Frédéric Valletoux a appelé à la mise en place de mesures fortes et immédiates pour s'attaquer au problème de la pénurie soignante, réclamant revalorisation des heures de nuit mais aussi obligation de gardes pour les libéraux.

Ré-enchanter la profession infirmière : c’est la thématique du Salon Infirmier 2022, qui a débuté aujourd’hui et se tiendra jusqu’au jeudi 19 mai. Une thématique qui entend répondre à la crise que traversent les métiers du soin, entre pénurie de soignants, services hospitaliers contraints de fermer et déserts médicaux qui se creusent. De quoi pousser Frédéric Valletoux, le président de la Fédération hospitalière de France (FHF) à tenir mardi, en ouverture du salon de la FHF, un discours offensif pour remobiliser pouvoirs publics et professionnels de santé autour de l’hôpital.

Des mesures urgentes à mettre en place

L’heure est aux mesures immédiates et fortes, a-t-il ainsi insisté, compte tenu d’une situation particulièrement dégradée : taux d’absentéisme plus élevé qu’avant la crise de Covid, difficultés à recruter des professionnels de santés, ou encore tensions majeures qui existent sur les spécialités médicales assujetties aux gardes et astreintes. Des lits sont fermés dans plus de trois quarts des établissements, y compris médico-sociaux, beaucoup de blocs tournent au ralenti et on note dans toutes les régions des fermetures de services d'urgence, a-t-il ajouté, voyant arriver d’un œil inquiet la perspective des vacances d’été. Afin de limiter l’impact de la pénurie de personnel, il réclame notamment en urgence une obligation de garde pour les médecins libéraux - nul ne devrait pouvoir s'y soustraire sauf dérogations en raison de son état de santé ou de son âge, a-t-il précisé, regrettant que 60% des médecins généralistes n'en assument pas – mais aussi une revalorisation immédiate des rémunérations des gardes et astreintes et des indemnités de nuit et de week-end pour les soignants. Je sais que ces mesures sont très fortes, exceptionnelles, mais je demande que l'on considère pleinement l'urgence de la situation. Nous ne pouvons plus attendre, a-t-il conclu, appelant par ailleurs à une transformation complète du système de santé, avec, entre autres, une meilleure coordination entre la ville et l’hôpital.

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