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Coronavirus : le plan blanc déclenché dans les hôpitaux de Creil et Compiègne

Le premier Français mort après avoir été infecté par le nouveau coronavirus, un enseignant de 60 ans d'un collège de Crépy-en-Valois (dans l'Oise), n'a pas séjourné dans une zone à risque, a indiqué mercredi 26 février le directeur général de l'Agence régionale de santé des Hauts-de-France, Etienne Champion. Pas plus que l'autre patient quinquagénaire hospitalisé à Amiens dans un état grave et lui aussi originaire de l'Oise. Raison pour laquelle ils n'ont pas été identifiés comme des cas possibles de coronavirus, dans un premier temps. Des investigations sont actuellement en cours pour déterminer la source de ces deux contaminations et tenter de la contenir, alors qu'une cellule de crise avait été immédiatement mise en place mardi soir dans l'Oise. 

Né en 1959, l'enseignant décédé dans la nuit de mardi à mercredi à l'hôpital parisien de La Pitié-Salpêtrière, a été en arrêt de travail à partir du 12 février inclus et il n'a pas fréquenté son établissement depuis cette date, a également expliqué Etienne Champion. Selon Stéphanie Dameron, rectrice de l'académie d’Amiens, les autorités doivent décider d'ici 24 heures si l'établissement de l'enseignant décédé rouvrira comme prévu lundi, au retour des vacances scolaires. S'agissant de l'autre patient, un homme né en 1965, il est actuellemeny hospitalisé dans un état grave dans le service de réanimation du CHU d'Amiens. La cellule de crise travaille actuellement à l'identification des personnes avec lesquelles ces deux patients ont été en contact rapproché, a ajouté Etienne Champion, précisant que tous deux ont séjourné auparavant dans d'autres établissements de santé, dont les patients et soignants sont en cours d'évaluation. L'enseignant décédé avait d'abord été hospitalisé à Creil, tandis que le patient d'Amiens, un civil travaillant sur la base militaire de Creil, avait été hospitalisé à Compiègne.

Un plan blanc déclenché

Pour faire face à la situation, un plan blanc a été déclenché mardi soir dans les hôpitaux de Creil et Compiègne, selon l'ARS. Ce dispositif de mobilisation maximale prévu pour faire face aux situations sanitaires exceptionnelles a notamment permis de rappeler du personnel hospitalier pour la mission de recherche de cas contacts, mais n'est pas lié, pour l’heure, à des difficultés de personnels, ni à un afflux massif de patients, ni à une mise en quarantaine. La direction de l'hôpital de Creil et les autorités de santé ont par ailleurs décidé mercredi soir de fermer le service de réanimation de l'établissement pour une durée de 14 jours, suite à une évaluation du risque pour les soignants de ce service dans lequel avait séjourné le patient décédé, a précisé l'ARS. 

Pour l'heure, le bilan de la maladie Covid-19 en France est de deux morts (le Français de 60 ans et un touriste chinois de 80 ans), onze guérisons et quatre malades toujours hospitalisés, soit 17 cas au total. Outre le sexagénaire décédé et le patient d'Amiens, un nouveau cas a été confirmé mercredi, en plus des deux déjà annoncés mardi soir. Aucun cas n'avait été repéré en France depuis le 15 février, mais entretemps, la maladie a gagné l'Italie, pays frontalier qui est aussi celui d'Europe le plus touché.

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