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Epidémie de suicides au CHU de Toulouse

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Une épidémie de suicides d’agents du CHU de Toulouse -Rangueil et Purpan- inquiète les syndicats, selon le journal en ligne Côté Toulouse. Concernant le mois de juin, la CGT évoque trois autres suicides, tous en-dehors du lieu de travail cette fois-ci : une aide-soignante en formation à l’IFSI (Institut de formation en soins infirmiers), un infirmier des urgences de Purpan et une auxiliaire puéricultrice de l’hôpital des enfants de Purpan. Et sur la dernière année, la CGT précise que deux autres personnes, également agents du CHU, se sont donnés la mort, toujours en-dehors de leur lieu de travail : une aide-soignante de Rangueil, en mars dernier et une infirmière anesthésiste, toujours de Rangueil, à l’été 2015. Ce qui porterait le tragique bilan, selon le syndicat, à six suicides d’agents du CHU de Toulouse, l’un des plus réputés de France, sur l’année écoulée.

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HoaSen Do

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#1

le communiqué de presse des 4 syndicats du CHU de Toulouse

COMMUNIQUE DE PRESSE suite aux suicides de 4 collègues depuis le 15 juin (1 IDE de cardio-HTA de Rangueil, 1 AS en formation à l'IFSI, 1 IDE des urgences de Purpan, 1 auxiliaire puericultrice de l'Hôpital des Enfants, sans oublier une aide soignante il y a quelques mois à Rangueil et une IADE il y a un an) :
Les quatre organisations syndicales du CHU de Toulouse siégeant en CHSCT central du 6 juillet 2016 ont décidé d’étendre à l’ensemble du CHU de Toulouse l’expertise du cabinet “Addhoc Conseil” pour risque grave votée initialement pour le périmètre du pôle cardiologie suite au suicide sur lieu de travail d’un infirmier de Rangueil reconnu comme accident de travail imputable au service. La raison en est la succession des passages à l’acte suicidaires de personnels du CHU de Toulouse depuis le 13 juin 2016 et qui s’accompagnent de propos inquiétants de nombreuses et nombreux agents exprimant des idées noires de violences envers soi-même ou envers autrui. Cette situation de danger a imposé le choix d’étendre à tout le CHU le périmètre de l’expertise CHSCT pour risque grave.
Elles demandent la suspension des restructurations au CHU de Toulouse comme application du principe de précaution jusqu’aux conclusions des enquêtes et la construction d’une réelle politique de prévention des risques professionnels pour la santé de tous les personnels du CHU de Toulouse, afin d’éviter une vague de suicide comme à France Télécom. Les membres élu-e-s des CHSCT du CHU de Toulouse feront tout ce qui est en leur pouvoir pour obtenir une amélioration réelle et durable des conditions de travail au CHU de Toulouse.
Les membres des organisations syndicales aux CHSCT du CHU de Toulouse ne répondront à aucune sollicitation de la presse et s’en tiendront seulement à ce présent communiqué par respect du secret des enquêtes, des familles et des collègues impacté-e-s par ce que nous vivons aujourd’hui.
Les délégations CGT, CFDT, FO et SUD au CHSCT du CHU de Toulouse.
Toulouse, le 11 juillet