EN BREF

Grade Master et revalorisation financière pour les Ibode

Selon un communiqué conjoint de l'Unaibode et de l'Aeeibo, suite à une réunion inter-fédération d'établissements de santé à l'initiative de la DGOS le 3 mars dernier, réunion faisait suite notamment à celle du 14 janvier 2020 avec la directrice de la DGOS, Katia Julienne, de nouvelles directives concernant les Ibode ont été annoncées. Nous avons été mis devant le fait accompli, souligne l'Unaibode et l'Aeeibo, sans même pouvoir exprimer l'importance de la formation IBODE et la plus-value de notre diplôme dans l'exercice de nos actes. Le ministère autorise tous les IDE mesures transitoires ayant validé leur dossier à exercer les actes exclusifs des Ibode, moyennant une formation réduite et dérisoire de 56 heures. Les fédérations d'employeurs ont donc obtenu une modification du dispositif des mesures transitoires qu'ils attendaient tant et par là même prouvent à quel point ils considèrent les Ibode  comme inutiles...

Le ministère promet malgré tout aux Ibode une réingénierie de la formation en deux ans en grade Master dès septembre 2020 et une augmentation significative de leurs salaires afin de valoriser leur diplôme et leurs années d'études. Et de souligner : même si nous n'avons pas eu d'autre choix que de prendre acte de ce dispositif, nous restons attentifs à l'écriture des textes qui mettront en œuvre les directives annoncées et qui paraitront au cours des prochains mois. L'objectif reste inchangé pour les Ibode et ses représentants : une juste reconnaissance professionnelle et financière des Ibode, acteurs indispensables au bon fonctionnement de tous les blocs opératoires.

Ces annonces ont fait réagir le Collectif Inter-Blocs. Pour lui, les véritables gagnants sont les IDE en bloc qui pourront continuer à exercer l'ensemble des rôles relevant du métier d'Ibode, être protégés de l'exercice illégal, tout en restantfaisant fonction sans aucune réelle valorisation... Le SNIBO ne dit pas autre chose, lui aussi sur twitter, adressant une lettre au ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran.

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