AU COEUR DU METIER

Les infirmières scolaires dénoncent "un retour à la santé scolaire des années 80"

Plus de 1000 infirmier(e)s éducateurs de santé étaient dans la rue, à Paris, le 7 mai dernier, à l'appel du Syndicat National des Infirmiers et Infirmières Educateurs de Santé (Snies-Unsa Education) et du SNICS (Syndicat national des infirmier(e)s conseiller(e)s de santé) pour manifester leur désaccord avec le projet de Loi pour une école de la confiance, comme l’a nommé le ministre de l'Education Nationale et de la Jeunesse Jean-Michel Blanquer, un texte actuellement en cours d’examen au Sénat.

manifestation scolaire paris 7 mai 2019

Les infirmier(e)s scolaires, éducateur(trice)s de santé, conseiller(e)s de santé dénoncent qu'"Avec Blanquer, ça dégénère "!

Mis à jour le 17 mai- Selon un communiqué, le Snies, le minitre Jean-Michel Blanquer a argumenté son amendement par une pénurie médicale et un manque d'attractivité pour la profession. A aucun moment il n'aurait évoqué le personnel infirmier de son ministère, laissant supposer qu'il ignore leur rôle. Toutefois, l'amendement a été adopté au Sénat le 15 mai dernier. 

Le cortège est parti du Sénat est s'est dirigé vers le ministère de l'Education nationale où une délégation a été reçue. Dans le viseur des infirmiers scolaires notamment : le projet d'instauration d'une équipe pluriprofessionnelle (composées de médecins, d'infirmières...) qui laisse sous-entendre un retour à la santé scolaire des années 80, comme le dénonçait un communiqué émanant du Snies et qui induit le risque d'une hiérarchie réfusé par les infirmières. On est actuellement dans une autonomie professionnelle, a rappelé Brigitte Accart, secrétaire générale du Snies Unsa Education.

Le syndicat représentatif, refuse d'inscrire dans la loi un travail en équipe pluriprofessionnelle induisant un pilotage, une responsabilité particulière et une hiérarchie de ses membres. Ce serait le renouveau d'un service de santé scolaire abrogé dans les années 80. Malgré un statut des personnels commun, ce fonctionnement a été prouvé inefficace et inadapté aux besoins des usagers. Le Snies propose une coopération qui permet des échanges professionnels entre les différents partenaires, ayant des intérêts communs, s'associant en vue d'un profit réparti au prorata de leur activité et maintenant l’autonomie professionnelle de chacun.

Les infirmier(e)s n’appliqueront pas une politique contraire à l’intérêt des élèves et leurs familles. De son côté, le SNICS rappelle que cette loi qui se voulait ambitieuse pour l’Ecole se révèle être "un fourre-tout législatif" déconnecté de la réalité, engendrant une dégradation sans précédent de la Santé à l’Ecole. Les infirmier(e)s sont farouchement opposé(e)s aux articles 2 ter, 16 bis et 16 ter...

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Commentaires (2)

Bernadette Fabregas

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264 commentaires

#2

Les deux syndicats sont mentionnés...

Bonjour, pour répondre à votre commentaire, lisez bien l'article car les deux syndicats sont évoqués ainsi que les points de vue (concordants) de chacun ! Bien à vous

sterne

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1 commentaires

#1

manifestation unitaire SNICS et SNIES

il agissait d'une manifestation unitaire de 2 syndicats SNIES et SNICS (le SNICS étant d'ailleurs majoritaire)Je trouve regrettable que votre article ne parle que d'un syndicat alors que ce fut une belle manifestation unitaire !!!!! et t il va falloir rester -ensemble-
unis pour continuer le combat et lutter pour défendre notre place à l' EN!