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Les hôpitaux privés prêts à augmenter leurs capacités en réanimation

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Epidémiologie

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Lors de la première vague épidémique du mois de mars 2020, le manque de coopération entre l’hôpital public, saturé par le nombre de patients atteints du Covid-19, et les cliniques privées avait été pointé du doigt. Ce dysfonctionnement a en partie été résolu lors de la deuxième vague puisque, comme l’indiquait Lamine Gharbi, le président de la Fédération de l’Hospitalisation privée (FHP), sur le plateau de LCI au mois de novembre, 30% des patients Covid ont été pris en charge par les établissements privés sur l’ensemble du territoire.

Une collaboration que la FHP indique aujourd'hui être en mesure de renforcer en cas de nouvelle flambée du virus en augmentant le nombre de lits en réanimation. Le secteur pourrait upgrader ses services de réanimation afin de disposer d'un plus grand nombre de lits a expliqué Lamine Gharbi à l’AFP dimanche 28 février, précisant que celui-ci pourrait passer à 4 000, quand il se situe actuellement entre 1 500 et 2 000. En déprogrammant certaines opérations afin de faire de la place et de mobiliser du personnel, il lui serait ainsi possible de prendre en charge 20 à 50% des patients hospitalisés. Le président de la FHP relève toutefois qu’une telle coopération ne sera possible qu’avec la mise en place d’une réelle collaboration entre les secteurs public et privé, régulée par les ARS. On peut aider, mais il faut aussi qu'il y ait une bonne volonté de tout le monde sur le terrain, souligne-t-il.

La déclaration de Lamine Gharbi intervient dans un contexte sanitaire qui suscite un certain nombre d’inquiétudes, notamment dues à la présence des variants du SARS-CoV-2 sur le territoire. Lors de sa conférence de presse du jeudi 25 février, le Premier ministre Jean Castex a indiqué que 20 départements étaient placés en surveillance renforcée et pourraient se voir appliquer des mesures de confinement localisées, comme c’est le cas à Dunkerque et à Nice. Santé Publique France, lors de son point épidémiologique du 25 février, note ainsi une augmentation de 8% des contaminations, après deux semaines consécutives de baisse. En cause, les variants, plus transmissibles, qui menacent d’entraîner une recrudescence de l’épidémie.

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