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Un avenant qui menace l'exercice IPA en libéral

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Pratique avancée

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Un modèle économique qui n’est pas viable : c’est ce que pointe l’Union Nationale des Infirmiers en Pratique Avancée (UNIPA) dans un communiqué daté du 20 juillet 2022. En cause, des négociations conventionnelles avec l’Assurance maladie sur l’avenant 9, qui concerne la revalorisation de l’activité IPA, qui ne prennent pas en compte les spécificités de la profession.

Trois ans après sa création, l’exercice IPA en libéral reste en effet précaire, avec un modèle économique inadapté, comme le pointait le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) en janvier 2022. Or, après des négociations ouvertes en février sur le sujet, la situation ne semble pas évoluer, avec une tarification à l’acte qui ne répond pas au champ de compétences des IPA. L’entretien clinique IPA n’est pas un acte isolé mais repose sur un raisonnement clinique, souligne l’UNIPA, qui ne comprend pas la décision de restreindre les IPA à de l’acte et donc de priver la population générale de la prévention, de la détection des facteurs de risques et de l’évaluation des déterminants en santé. Et ce alors même que le gouvernement affiche une volonté politique de renforcer les missions de promotion de la santé et de prévention. En outre, dénonce l’UNIPA, les IPA sont soumis à un modèle économique similaire à celui du forfait, avec une différence : si le patient est vu par un de ces professionnel plusieurs fois par trimestre, ce dernier ne touche qu’un versement ; a contrario, si le patient n’est pas vu pendant un trimestre, le professionnel de santé n’est pas rémunéré. En résulte des IPA en soins primaires qui sont en moyenne rémunérés à hauteur de 800 euros par mois. Comment accepter cette précarisation de professionnels de santé, engagés et formés Bac +5 ? Comment accepter cette discordance alors que les décideurs politiques ne cessent de nous assurer un soutien total ?, s’émeut l’UNIPA.

Elle réclame ainsi la possibilité pour ces professionnels de facturer la totalité du forfait annuel sans condition, la reconnaissance de l’entretien IPA et l’augmentation de la lettre clé PAI à 20 euros. Au risque sinon de voir la profession, qui souffre déjà d’un manque d’attractivité, disparaître.

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