EN BREF

Urgences : bientôt une expérimentation régionale du numéro unique d'appel d'urgence (112)

Le 112, numéro unique d'appel d'urgence qui regroupe les actuels 15 (samu), 17 (police) et 18 (pompiers), va être expérimenté prochainement à l'échelle d'une "région entière", a annoncé mardi 27 novembre la Fédération nationale des sapeurs-pompiers (FNSPP) après une rencontre avec Emmanuel Macron. A l'heure actuelle, le 112, numéro d’appel d’urgence européen unique, disponible gratuitement partout dans l’Union européenne, ne remplace pas les numéros d’urgence nationaux existants. Dans la plupart des pays, il cohabite avec ceux-ci, précise le gouvernement sur son siteUne doctrine commune doit être définie entre les services publics chargés des urgences préhospitalières avec comme pilier la création du 112 comme numéro unique d’appel d’urgence, lequel doit trouver une articulation cohérente avec le service d’accès aux soins pour séparer l’urgent du non-urgent : dans cette perspective, une expérimentation sera conduite dans une région choisie de concert. Simultanément, un groupe de travail sera créé permettant d’aller vers des sapeurs-pompiers, véritables techniciens de secours d’urgence, avance-t-elle dans un communiqué, sans préciser la région qui serait choisie.

Surchargés par les appels de toute nature, les pompiers réclament depuis des années la refonte du système d'appel d'urgence pour pouvoir se concentrer sur les interventions cruciales. Pour cela, ils préconisent que le 112 soit identifié comme numéro unique d'urgence et adossé à des plateformes d'appels communes dans chaque département afin de centraliser les appels au samu, à la police et aux pompiers. En parallèle, ils réclament l'instauration d'un numéro 116 117, dédié aux services médicaux non urgents. Un bouleversement qui va obliger à une communication claire en direction de la population, afin que chacun comprenne qu'aller aux urgences pour un problème bénin sature les services et contribue aux dysfonctionnements. Dans un rapport interne très critique sur la gestion de la première vague de l'épidémie de Covid-19 qui avait fuité dans la presse, la FNSPP avait dénoncé en juillet dernier la saturation du numéro d'urgence 15, régulé par le Samu et qualifié de numéro de renseignement plutôt que numéro d’urgence.

Lire le détail du communiqué de presse de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers (FNSPP)

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