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Être mauvais en maths et réussir le concours infirmier, c'est possible !

par .

Sur le forum d'Infirmiers.com, muezza20 avoue être mauvaise en maths et s'interroge sur sa capacité à obtenir le concours pour entrer en institut de formation en soins infirmiers. Les utilisateurs du forum lui prodiguent des conseils utiles pour bien travailler cette matière.

Publication archivée - Conformément à la réforme sur l'universitarisation des formations en santé.

muezza20 expose, sur le forum d'Infirmiers.com, ses doutes vis-à-vis du passage du concours infirmier car elle est mauvaise en maths. Mais selon les internautes, ce n'est pas un obstacle infranchissable.

Après avoir obtenu mon bac ES en 2014, mention bien, ne sachant quoi faire, j'ai opté pour des études de psycho. J'ai détesté cela, et j'ai arrêté rapidement les cours. En 2015, je me suis réorientée en DUT Gestion. J'ai validé mon premier semestre mais pas le deuxième, donc je me trouve en 2ème année à tenter de rattraper mon retard du 1er semestre. Sauf que je n'ai aucune motivation, je déteste ce que je fais.

J'ai toujours voulu devenir infirmière, mais comme je suis plus que nulle en maths et comme je suis titulaire d'un bac ES, je n'ai jamais osé. Est-ce qu'il est possible de réussir le concours alors qu'on est nul en maths ? Comment réussir le concours, comment travailler ? Quels livres me conseillez vous?

jeune avec des interrogations

Réussir le concours infirmier en étant mauvais en maths n'est pas impossible.

Plusieurs utilisateurs tentent d'apporter des conseils avisés à muezza20, notamment Lenalan Je suis nulle en maths (niveau largement en dessous de la mer), j'ai un bac ES et je suis infirmière (mais j'ai 41 ans, alors je peux te dire que j'ai fait quantité d'autres essais, même la fac et même d'autres formations avant de faire ça), indique-t-elle. On n'a pas de maths très difficiles, ni pour le concours, ni après. C'est niveau collège tout au plus. Le calcul de doses c'est plus de la logique que des maths, et c'est toujours pareil. J'ai eu 19,5/20 au partiel sur les calculs de dose en première année. De son côté, Patt se veut rassurant : Je comprends ce sentiment d'avoir perdu trois ans, de se sentir triste d'avoir fait ces mauvais choix, mais c'est le moment de changer tout ça justement ! Ce que tu as appris en psycho, même si ça ne t'a pas plu, c'est précieux, c'est quelque chose qui te resservira. Il n'y a pas besoin d'être bon en maths pour réussir ce concours : il faut juste être organisé ! Beaucoup d'exercices se ressemblent. On se fait une petite fiche type avec la méthodologie de chaque type d'exercice, on l'apprend et on l'applique. Il faut s'entraîner un peu tous les jours pour laisser le temps à son cerveau d'assimiler les choses. Noter les exercices qui posent problèmes pour les faire et refaire. Je peux te dire que dans ma promo, il y a des buses en maths, que le produit en croix est loin d'être assimilé (bon ça devient un peu inquiétant en troisième année...), pourtant ils ont eu leur concours. Tu as du temps pour t'inscrire aux concours, si tu commences à te préparer maintenant tu pourras voir si tu te sens de te présenter cette année aux concours. Jo_Bis estime quant à elle que les tests n'ont qu'un rapport lointain avec les maths : tests de logique, tests numériques (arithmétique), tests de synthèse… Rien à avoir avec les fonctions ou la géométrie !. Et d'ajouter qu'il faut avant tout de la discipline : travailler régulièrement, s'informer, s'entraîner aux tests.

En résumé, même si un candidat au concours infirmier a des difficultés en maths, il peut très bien s'en sortir en institut de formation en soins infirmiers. Comme l'ont souligné la majorité des internautes, ce sont le travail, l'organisation et la préparation qui mènent à la réussite.

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Aurélie TRENTESSE  Journaliste Infirmiers.com aurelie.trentesse@infirmiers.com  @ATrentesse

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Commentaires (5)

muezza20

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1 commentaires

#5

J'ai réussi!!!

Juste pour vous dire que moi, Muezz20, j'ai réussi mon concours (avec 10 en tests psycho certes) ! Actuellement, je suis en première année d'IFSI!
Bonne chance à tou-tes-s !

SCHUSTER

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13 commentaires

#4

@Binoute

Visiblement l'orthographe non plus n'a pas l'air d'être importante....

Par ailleurs, votre dernière phrase a de quoi surprendre, n'est-il pas au contraire logique que les IFSI soient justement "hospitalo-centrés" ????

A moins que ne ne pensiez au domaine extra-hospitalier... auquel cas je vous pose la question suivante : un infirmier libéral posant (seul) une chimiothérapie ou une PSE de Morphine à domicile n'a-t-il pas besoins d'être à l'aise avec les maths ? un infirmier en EHPAD ou en MAS n'a-t-il pas besoin de réaliser des calculs de doses alors même que les personnes âgées et handicapées sont polymédiquées ? un infirmier scolaire n'en-a-t-il pas besoin non plus selon vous ?

Drôle d'analyse. Ce qui est certain, c'est que votre vision de la profession d'infirmier, des responsabilités qui lui incombent et de la nécessité de la tirer vers le haut est très réductrice...

binoute1

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597 commentaires

#3

+1

je plussoie au commentaires de Sancho : un titre bourré de cliché
j'attends avec impatience le "être IDE alors que la blouse vous boudine c'est possible ! "

Sinon @Schuster : il existe des tas de domaine d'activité IDE où l'on n'a pas besoin des maths ; si les ifsi étaient un chouilla moins hospitalo centrés....

Sancho

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183 commentaires

#2

+ 1

Un titre flatteur pour la profession !

SCHUSTER

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13 commentaires

#1

je crois rêver...

Cet article, son contenu et surtout ses conclusions me font bondir. Est-il nécessaire de rappeler que le concours permet de réaliser une sélection et que cette sélection n'est pas due au hasard ?

Bien sûr que le niveau en mathématiques n'est un pas un niveau de math sup' mais les maths sont néanmoins très importants dans la pratique clinique quotidienne des infirmiers. Je suis cadre formateur en IFSI et je peux vous assurer que le niveau de mathématique de certains étudiants (y compris de filière scientifique) est plus qu'alarmant et nous avons de plus en plus d'étudiants (et d'infirmiers désormais diplômés...) qui font des erreurs de doses et de débits potentiellement graves !

Vous banalisez et sous-estimez l'importance de savoir calculer pour se lancer dans le cursus infirmier, ce que je trouve profondément choquant. L'infirmier DOIT savoir calculer et convertir car la vie de ses patients peut en dépendre ! c'est aussi simple que cela.