TFE

TFE - Aimer son travail, jusqu’où peut-on aller ?

par .

Cet article fait partie du dossier:

Formation en ifsi

    Suivant

En juin 2016, Julie Cailac, alors étudiante en soins infirmiers à l'Institut de Formation en Soins Infirmiers de Bar-Le-Duc, (promotion 2013-2016) a soutenu avec succès son travail de fin d'études sur la thématique suivante : « Aimer son travail, jusqu’où peut-on aller ? De l’investissement personnel à l’épuisement professionnel ». Elle souhaite aujourd’hui le partager avec la communauté d’Infirmiers.com et nous l'en remercions.

ruban adhésif fragile

A l'heure du diplôme d’État, Julie s'intérroge : comment éviter un double écueil : le surinvestissement d’un côté ou, à l’inverse, la prise de distance vis-à-vis des malades pour se protéger soi-même ?

Julie débute ainsi son travail de recherche J'ai réalisé lors de mes différents stages (en court séjour comme en long séjour, dans un établissement public comme dans un privé) que des infirmières étaient en arrêt maladie en lien avec un épuisement physique et psychologique. Je me suis alors demandée : pourquoi ?  Lors d’un stage en Clinique je me suis retrouvée seule, littéralement seule : les professionnelles étaient en pause et ,ce jour-là, il n'y avait pas d’autres étudiants avec moi. J'ai dû, pendant toute une pause méridienne : gérer le service, répondre aux sonnettes, effectuer les surveillances des opérés, passer dans chaque chambre prendre la température et réaliser une évaluation de la douleur. Je courrais partout dans le service et il me restait peu de temps pour finir toutes ces tâches car les patients devaient se rendre à la séance de kinésithérapie. Je me suis sentie très mal autant psychologiquement que physiquement, je crois bien que j’étais proche de faire un malaise alors que je venais de manger. Et c’est à cet instant précis que je me suis dit : « Mais oui ! Maintenant je comprends que quelqu’un avec une telle charge de travail puisse arriver à craquer, à s’effondrer et à faire un burn-out ».

Par conséquent, j’ai décidé de m’intéresser au sujet de l’épuisement professionnel et de débuter mes recherches. Je suis donc partie d’un article Burn-out : Pourquoi les soignants sont en première ligne ?1.

Cet article dit que toutes les études s’accordent à dire que quel que soit la profession médicale le taux de burn-out dépasse les 40%. Les raisons pour lesquelles ce taux est si élevé sont : Une charge émotionnelle très forte, des horaires changeants qui pèsent sur la vie familiale et sociale, un rythme de travail excessif et une forte tension, surtout pour les non-décideurs qui sont soumis à des décisions changeantes et parfois contradictoires2.  A cela, il faut ajouter aussi des risques d'erreur...

Prolongez gratuitement votre lecture !

Afin de vous proposer une information et des services personnalisés, certains contenus d'Infirmiers.com sont en accès limité. Identifiez-vous pour bénéficier gratuitement de l'intégralité des articles.

Se connecter
Mot de passe oublié ?

Créer mon compte

Vous n'êtes pas encore inscrit sur Infirmiers.com ? Créez votre compte en quelques clics. C'est gratuit !

M'inscrire

Publicité

Commentaires (0)