TFE

TFE - "Soignez-moi, excusez-vous !"

Cet article fait partie du dossier:

Formation en ifsi

    Suivant

En juin 2018, Louise Thibaud, étudiante en soins infirmiers à l'Institut de formation en soins infirmiers de la Roche-sur-Yon (promotion 2015-2018) soutenait avec succès son travail de fin d'études sur la thématique suivante : Soignez-moi, excusez-vous ! Quand la violence progresse dans les services d’urgence. Elle souhaite aujourd’hui le partager avec la communauté d’Infirmiers.com et nous le remercions.

En quoi la violence du patient peut-elle impacter sur son projet de soins ou sa prise en charge par les soignants dans le service des urgences ? Telle est la question que se pose cette étudiante en soins infirmiers

Voilà comment cette étudiante nous explique le choix de sa question de recherche.  "J’ai choisi naturellement pour mon travail de fin d’études de partir d’un thème qui me tenait à coeur et qui me questionne : la violence au coeur des urgences. Ayant exercé pendant deux ans comme aide-soignante, dont un an en service d’urgence de nuit dans un hôpital de proximité, j’ai pu observer que la violence est relativement omniprésente dans ce service. Que ce soit une violence verbale ou physique, chaque jour, chaque nuit, au moins un fait de violence était vécu ou observé par un ou plusieurs professionnels de santé, qu’il soit médecin, infirmier, aide-soignant, secrétaire médicale, ou agents de service hospitalier. La violence et l’agressivité d’un patient ne sont pas un frein dans ma pratique professionnelle. Il y a une certaine attractivité chez moi, à prendre ce type de patients en charge sans savoir pourquoi. Ces notions m’interpellent et m’attirent. Peut-être est-ce dû à mon histoire de vie, ou à toute autre chose, mais j’ai besoin d’en comprendre davantage sur la violence en milieu de soins et surtout dans le service bien spécifique des urgences.
Pour lancer mon sujet d’études, je vais présenter deux situations qui se sont déroulées durant mon exercice comme aide-soignante en service d’urgence.

La violence et l’agressivité d’un patient ne sont pas un frein dans ma pratique professionnelle. Il y a une certaine attractivité chez moi, à prendre ce type de patients en charge sans savoir pourquoi.

"Il me dit vouloir n’avoir à faire qu’à moi pour la suite de sa prise en charge"Il est environ 20h30, nous sommes samedi, l’équipe de nuit (quatre infirmières diplômées d’état, deux aides-soignantes10) et moi-même venons d’arriver pour commencer notre nuit de travail. Mr X est amené quelques minutes après la fin des transmissions par les pompiers aux urgences. Etant disponible, je viens aider ma collègue infirmière d’accueil et d’orientation qui est seule pour...

Prolongez gratuitement votre lecture !

Afin de vous proposer une information et des services personnalisés, certains contenus d'Infirmiers.com sont en accès limité. Identifiez-vous pour bénéficier gratuitement de l'intégralité des articles.

Se connecter
Mot de passe oublié ?

Créer mon compte

Vous n'êtes pas encore inscrit sur Infirmiers.com ? Créez votre compte en quelques clics. C'est gratuit !

M'inscrire

Publicité

Commentaires (1)

coe2

Avatar de l'utilisateur

36 commentaires

#1

Excusez-moi de vous soigner !

J'ai envie de vous dire vous n'avez rien fait…., mais, en fait, vous avez tout dit et agit selon la situation !
Je m'explique : On parle beaucoup de la violence des patients, mais quant est-il de la violence comportementale du personnel soignant, quel qu'il soit ?
Ce n'est pas nouveau, même, s'il y a des années, cette violence était moindre. A présent, elle est générationnelle, partout et dans tous les secteurs. Le problème est, qu'en tant que professionnels, nous ne sommes pas préparés à cette situation. Comme dit l'Education Navrante : "Pas de vague !"
Et çà, c'est dans tous les secteurs, que ce soit le "client" ou le professionnel.
Je pense que, par votre attitude, vous avez généré une prise en charge collective, voire une prise de conscience : Prendre en charge un patient "difficile", vous protéger, et ne pas "être à la traine" vis à vis de vous et du patient! C'est aussi çà le travail d'équipe, ce qui manque crucialement au milieu hospitalier, actuellement, à mon sens.
Si je me permets ce hiatus, c'est que, infirmière à la retraite, j'ai un regard différent sur la profession, d'autant que j'ai "subi" des situations choquantes en tant que patiente et d'accompagnante de patient, ce, vis à vis de professionnels, je dirai que (et j'assume le mot) le "je-m'en-foutiste" et dangereux. J'avoue, que dans ces cas, le patient peut perdre tout contrôle.
A retenir que, en général, le patient n'est pas professionnel dans ce domaine, donc a peur de se retrouver "livré" à un personnel médical donc il ne peut maitriser son devenir immédiat (la maladie, le handicap faisant peur). Apprendre à la profession (médecin, infirmier, aide-soignant, …) un peu plus d'empathie d'écoute, être ferme tout en expliquant, cela pourrait éviter certaines dérives. Des exemples ? j'en ai plein un stock et du vécu, que ce soit en tant que professionnelle que patiente. Je vous assure que certaines situations et/ou paroles font peur ! Le tout est d'y faire face
Courage, vous le méritez !