«Cette évolution s’inscrit dans une dynamique de renforcement du rôle des infirmières et des infirmiers en matière de prévention et de santé publique, a réagi l'Ordre National des Infirmiers (ONI) dans un communiqué publié le 12 octobre. Elle représente une opportunité supplémentaire pour rapprocher la vaccination de la population et favoriser le déploiement des actions de prévention au plus près des besoins des patients, notamment vers ceux les plus fragilisés ou éloignés des soins».
Pour rappel, les professionnels concernés devront respecter des modalités strictes. Le texte prévoit ainsi de limiter pour l’instant la mesure aux seuls vaccins contre deux infections, la grippe et le Covid-19, et aux populations cibles pour lesquelles ils sont intégralement remboursés par l’Assurance maladie.
De plus, pour les médecins, sages-femmes, infirmiers et centres de santé qui souhaiteront s’approvisionner directement auprès des officines, «dès la délivrance, le transport et la conservation relèvent du professionnel. La détention se fait sur le lieu d’exercice, avec traçabilité de chaque injection (carnet, Dossier Médical Partagé (DMP), information du médecin traitant)», rappelle l'instance.
Par ailleurs, la rémunération est déjà fixée par l’arrêté du 8 octobre. «Cela rembourse le vaccin, mais ne rémunère pas le stockage», précise encore l'ONI. À savoir enfin : «le décret ne crée pas de formation spécifique au stockage. Un infirmier qui ne prescrit que la grippe et le Covid est ainsi dispensé de la formation à la prescription».
Certains point restent à préciser
Différents points restent toutefois à préciser, qui seront négociés par les syndicats avec l'Assurance Maladie. Et l'ONI de lister : «l’application aux cabinets infirmiers des exigences de conservation (enceinte réfrigérée avec suivi de la température), le transport pendant les tournées à domicile, et la détention au 'lieu d’exercice' pour les infirmiers sans cabinet».
«Les modalités de commande et de réapprovisionnement avec les officines» devront également être définies ainsi que «le coût pour les infirmiers libéraux : l’avance du prix des doses et les doses périmées restent à leur charge, sans rémunération de la gestion du stock. Une éventuelle évolution relèverait du ministère, de l’Assurance Maladie et des syndicats mais pas de l’Ordre», souligne ce dernier.
Ce qui est connu :
• Le décret est en vigueur depuis le 11 octobre. Les infirmiers libéraux peuvent s’approvisionner et détenir des vaccins grippe et Covid-19, uniquement pour les personnes ciblées par le calendrier vaccinal.
• Les doses se commandent à l’officine sur un bon « usage professionnel ». Dès la délivrance, le transport et la conservation relèvent du professionnel. La détention se fait sur le lieu d’exercice, avec traçabilité de chaque injection (carnet, DMP, information du médecin traitant).
• La rémunération est déjà fixée par l’arrêté du 8 octobre. Cela rembourse le vaccin, mais ne rémunère pas le stockage.
• Le décret ne crée pas de formation spécifique au stockage. Un infirmier qui ne prescrit que la grippe et le Covid est dispensé de la formation à la prescription.
Source : Ordre National des Infirmiers.
Pour en savoir plus :
Décret n° 2026-939 du 9 octobre 2026 fixant les conditions dans lesquelles les médecins, sages-femmes et infirmiers, exerçant à titre libéral, ainsi que les centres de santé, peuvent s'approvisionner et détenir des vaccins en vue de leur administration aux personnes ciblées par les recommandations vaccinales du calendrier des vaccinations - JORF n°0237 du 10 octobre 2026
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