Reflexions sur l'Ordre National Infirmier
Modérateurs : Modérateurs, Infirmiers - ONI
moukat35 a écrit :
Je suis sûr que la majorité de ceux qui ouvrent leur gueule pour décrier l'ONI n'ont jamais fait la même démarche et n'ont même jamais eu une idée pour faire évoluer leur profession.
...euh ; personnellement, j'ai une bouche, pas une gueule. Il ne faudrait pas généraliser ton cas...
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Argrath le Troll a écrit :locka a écrit :c e n'est pas parce qu il y a eu 87% de non votant que 87% de la profession est contre l'ordre. N'oublions pas les jeunes DE qui n'ont pas pu voter, ni ceux et celles qui n'ont pas reçu leur code, ni ceux et celles qui n'étaient pas au courant... Je ne dis pas que cela change complétement le résultat mais arrétez de dire que 87 % n'ont pas voté consciemment pour montrer leur désaccord!
Qui vous dit que les "petits jeunes" ne se seraient pas abstenus encore plus?
Qui vous dit que les gens ne se sont pas abstenus "consciemment"?
Un indice. Il existe deux syndicats "hospitaliers" pro ordres. CNI et SNPI. La CNI a deux bastions: Paris et la PACA.
Or sur la PACA, le secteur public a fait 11%, idem pour le privé, 18% pour le libéral. Or et ca c'est vérifiable, que la CNI a bien fait campagne pour l'ordre. Dans mon hosto, c'est même quasimment sa seule action nationale.
Pourquoi alors le score est il inférieur en PACA?
Si les IDE étaient autant pour cet ordre mais manquaient d'informations on aurait pu supposer que au moins en PACA, ils auraient voté de facon plus importantes pour l'ordre?
Expliquez moi donc cette contradiction?
Argrath vous comprenez bien ce que vous voulez et vous interprétez énormement.
Mon message ne sous entend pas que les jeunes DE sont tous pour un ordre et auraient tous voté je dis juste que certains des non votant ne le sont pas par choix!
Ensuite va falloir m'expliquer à quoi ça vous avance de ne pas voter! Du coup vous ralez sur certains élus car ils sont syndiqués.... je vous rapelle que certains cnadidats étaient non syndiqués, juste des professionnels qui ont envie de s'investir dans cette nouvelle structure pour pourquoi pas faire avancer les choses!
Le "vous" de mon message n'est pas adressé à votre unique personne Argrath mais à tous les râleurs qui à part dire "l ordre c'est nul, on a vance pas , on recul, branleur de salon, profiteurs...." n'ont pas franchement d'autre propositions à faire pour que notre profession évolue... De plus en ne votant pas , comment allez vous pouvoir continuer à critiquer ce que fais l'ordre??? Vous n'avez pas donner votre voix avant le 24 avril alors comment pouvez vous espérer qu'on vous écoute nous cracher dessus pour vous représenter!
chers camarades pro ordre,
je me pose une question, vous etes dingues ou quoi?????????
je vois pas comment à 14% on peut parler de victoire ou dire au gens qu'ils vont raquer, point barre!!! pour ça il y aurait fallu atteingre au moins les scores des élections professionnelles (ce que j'avais dis avant la tenue des élections)
si nous restons dans notre tour d'ivoire nous ferons rien de cet ordre meme pas une défense de la profession face au HCPP.
Non, la base de départ, est de demander à nos collègues anti ONI, LEURS IDEES pour défendre notre profession sous représentée syndicalement et politiquement.
pour l'instant on a que le projet d'Argrath, qui me semble utopiste (surtout pour les médecins) mais qui a le mérite d'exister.
mais vu le nombre de réponses, ma question est peut etre plus idéaliste encore que le projet du troll
je me pose une question, vous etes dingues ou quoi?????????


je vois pas comment à 14% on peut parler de victoire ou dire au gens qu'ils vont raquer, point barre!!! pour ça il y aurait fallu atteingre au moins les scores des élections professionnelles (ce que j'avais dis avant la tenue des élections)


si nous restons dans notre tour d'ivoire nous ferons rien de cet ordre meme pas une défense de la profession face au HCPP.
Non, la base de départ, est de demander à nos collègues anti ONI, LEURS IDEES pour défendre notre profession sous représentée syndicalement et politiquement.
pour l'instant on a que le projet d'Argrath, qui me semble utopiste (surtout pour les médecins) mais qui a le mérite d'exister.
mais vu le nombre de réponses, ma question est peut etre plus idéaliste encore que le projet du troll

j'aime bien Charlie, mais Nigéria a beaucoup plus besoin de nous
#je suis Nigéria
#je suis Nigéria
Haegen a écrit :
Non, la base de départ, est de demander à nos collègues anti ONI, LEURS IDEES pour défendre notre profession sous représentée syndicalement et politiquement.
En voila une idée qu'elle est bonne



Fred_IDE a écrit : Comme dit plus haut le problème n'est pas de savoir pourquoi ceux qui n'ont pas voté l'on fait.
On en reparlera lorsqu'il s'agira de payer la cotise.

Fred_IDE a écrit :L'ONI existe et représente l'ensemble de la profession.
Vous avez raison. Le meilleur élu de mon département a été élu avec moins de 400 voix, chantal levasseur, présidente de l'UNAIBODE. 4,57% des voix.
Sur plus de 25 000 infirmiers.
C'est un succès.



N'est ce pas les Marchais?

Ah au fait vous êtes au courant que tous les départements ou un collège à la majorité ne peuvent fonctionner?

"A force de contempler l'abyme, l'abyme te contemple"-Nietzsche
moukat35 a écrit :tu paieras quand même. C'est inscrit dans la loi.
Quand tu ne paies pas tes impôts on te fait une saisie sur salaire. C'est dans la loi.
Pour l'adhésion ce sera la même chose.
Au lieu de te courir après, l'ordre fera appel à la bonne volonté de ton employeur.
et pis cé tout.



Vous êtes peu au courant.
Dans la configuration actuelle, ce n'est pas possible. L'oni pourra juste renvoyer les non payants devant une juridiction ordinaire pour les faire payer.
Pas d'amende, pas d'interdiction d'exercer, que dalle. Et l'administration s'est prémunie de ce genre d'attaque, suivez un peu ce qui se passe du coté des kinés.
Faut s'informer vieux.

Nous attendons avec impatience les premiers procès, avec une gourmandise non dissimulée.

"A force de contempler l'abyme, l'abyme te contemple"-Nietzsche
moukat35 a écrit : Bah.. vous savez je ne pense pas que les élus de l'ONI du moins dans les conseils départementaux bénéficient des détachements comme pour les syndicalistes.
On va y consacrer du temps perso.
On fait ça pour la gloire. Pour AVANCER.
Rassurez moi. C'est de l'humour?

Si tu avances...que je recule.... comment veux tu...



Bon allez les derniers représentants du PC de 78 bonne nuit, vous m'avez rajeunis de 30 ans.

Ptain qu'est ce qu'on se marre

"A force de contempler l'abyme, l'abyme te contemple"-Nietzsche
Argrath le Troll a écrit :moukat35 a écrit : Bah.. vous savez je ne pense pas que les élus de l'ONI du moins dans les conseils départementaux bénéficient des détachements comme pour les syndicalistes.
On va y consacrer du temps perso.
On fait ça pour la gloire. Pour AVANCER.
Rassurez moi. C'est de l'humour?Si tu avances...que je recule.... comment veux tu...![]()
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Bon allez les derniers représentants du PC de 78 bonne nuit, vous m'avez rajeunis de 30 ans.![]()
Ptain qu'est ce qu'on se marre
éh camarade, sous entendrais tu que tous ceux qui militent s'engagent, dans l'ONI ou les syndicats le font pour autre choses que leurs convictions??

ne tombe pas dans l'anti syndicaliste inversé

j'aime bien Charlie, mais Nigéria a beaucoup plus besoin de nous
#je suis Nigéria
#je suis Nigéria
Je ne trouve pas qu'on y gagne à devoir financer des tâches qui reviennent à l'Etat :
Recensement des professionnels, jugement de nos "pairs", surveillance de notre moralité... Ce sont des pouvoirs de pacotille, à s'imposer entre nous...
Il y a déjà la Justice, les listes Adeli, les DDASS...
Finalement ce qui compte ce sont les Lois, Décrets, Circulaires... qui réglementent la profession et qui continueront à le faire, qui sont édictées par le Parlement, le Gouvernement, le Ministère... En général issues de projets politiques en fonction de l'étude de l'évolution des techniques, besoins, répartitions...
Je pense que c'est dès l'élaboration de ce genre de projets qu'il faudrait se faire mieux entendre, il faudrait faire valoir le nombre d'infirmiers pour avoir des "Hauts Conseils" plus représentatifs, avec plus d'infirmiers...
Pendant qu'on réclame un Ordre pour se discipliner entre nous, les décisions se prennent un cran au dessus...
Je suis conscient que ce serait "consultatif" donc pas forcément hyperefficace mais l'Ordre aussi.

Recensement des professionnels, jugement de nos "pairs", surveillance de notre moralité... Ce sont des pouvoirs de pacotille, à s'imposer entre nous...
Il y a déjà la Justice, les listes Adeli, les DDASS...
Finalement ce qui compte ce sont les Lois, Décrets, Circulaires... qui réglementent la profession et qui continueront à le faire, qui sont édictées par le Parlement, le Gouvernement, le Ministère... En général issues de projets politiques en fonction de l'étude de l'évolution des techniques, besoins, répartitions...
Je pense que c'est dès l'élaboration de ce genre de projets qu'il faudrait se faire mieux entendre, il faudrait faire valoir le nombre d'infirmiers pour avoir des "Hauts Conseils" plus représentatifs, avec plus d'infirmiers...
Pendant qu'on réclame un Ordre pour se discipliner entre nous, les décisions se prennent un cran au dessus...
Je suis conscient que ce serait "consultatif" donc pas forcément hyperefficace mais l'Ordre aussi.

Dernière modification par Phil le 27 avr. 2008 22:17, modifié 1 fois.
Attention à " l'arnaque au registre " :
Vous payez pour un registre... qui ne sert à rien...
Vous payez pour un registre... qui ne sert à rien...
Haegen a écrit :eh bien propose
...il est 23h 12...un peu tard pour refaire le monde

Bon, sérieusement, je n'ai pas de proposition miracle (tout le monde s'en doutait) ; le problème me semble dépasser largement le malaise infirmier proprement dit. Nous sommes effectivement lobotomisés par un contexte politique et culturel abrutissant. Tout est fait pour diviser le monde et inciter les travailleurs à se bouffer la gueule entre eux ; j'ai trop peur qu'un ordre professionnel accentue ce mécanisme, plus qu'il ne le résolve.

Voili, voilou ; tu vas me dire que je ne propose rien de concret ; tu as raison. Les syndicats sont cachectiques, les gens sont scotchés devant leur télé...

En tout cas, ne pas se laisser récupérer par une organisation déjà noyautée avant même de voir le jour...

Bon, allez, j'arrête ; 22 h 36, extinction des feux.

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dino a écrit :
Bon, allez, j'arrête ; 22 h 36, extinction des feux.

...on se remet à l'heure d'hiver? c'est vrai que ta conclusion fait froid dans l'dos...
Le complotisme est la philosophie du fruste.
Toutes les vérités sont nonnes à dire...
Mère TERASERA
ex IADE bloc SMUR syndicaliste, gauche laïque, CerfHa hygiène, tutorat et encadrement étudiants.
Toutes les vérités sont nonnes à dire...
Mère TERASERA
ex IADE bloc SMUR syndicaliste, gauche laïque, CerfHa hygiène, tutorat et encadrement étudiants.
Qui veut vraiment que l'ONI ne puisse se créer, qui est contre tous les ordres professionnels ?
Des syndicats semble-t-il, oui mais ils ne sont que des instruments de propagande. Ils représentent moins de 4% des infirmières et tous ces professionnels syndiqués ne sont pas contre l'ONI, mème si leur organisation syndicale s'est positionnée contre.
Pourquoi se positionner si fortement contre cette structure qui a pour but de rassembler la profession et d'en défendre les interets ?
Tout simplement par conviction politique.
Car certains partis politiques, qui pensent une société communiste et n'attendent que sa mise en place, sont vicéralement opposés à ce type de structure démocratique qui échappe à leur emprise et va à l'encontre de leur vision de la société.
Il s'agit donc en fait de groupuscules, qui n'ont absolument rien à faire de la condition des infirmières, qui n'on pour but que de tenter de faire échouer la mise en place de ce type de structures ordinales qu'ils auront beaucoup de mal à noyauter, contrairement aux syndicats.
De la lecture pour voir d'ou vient la litanie des discours anti-ordre :
"Contre l’ordre infirmier
Publié le 20 juin 2007, mise à jour le 18 juin 2007
par JCR Région parisienne
Une loi vient de créer un ordre national infirmier sur le même modèle que celui des médecins et d’autres professions médicales. Cette instance de contrôle supplémentaire non démocratique, à laquelle l’inscription payante sera obligatoire, est rejetée par les organisations syndicales.
Le décret d’application du 13 avril crée un Ordre national des infirmiers contre l’avis majoritaire de la profession. Il est imposé alors que des masseurs-kinésithérapeutes et des pédicures-podologues sont actuellement en résistance face aux ordres nouveaux qu’on tente de leur imposer.
Pour pouvoir exercer la profession, les infirmiers ne devront plus seulement être diplômés, mais également être inscrits à l’ordre infirmier et payer une cotisation d’un montant maximal de 300 euros par an. Contrairement au principe de libre adhésion à une organisation - syndicat, association -, l’ordre est une structure à adhésion obligatoire.
L’instauration de l’ordre représente un étage supplémentaire de pénalisation pour les infirmiers, qui dépendent déjà tous du droit commun et, pour leur majorité, d’un conseil de discipline. C’est donc à trois juridictions indépendantes que seront confrontés les professionnels, chacune d’elles étant libre de pénaliser ou d’absoudre. L’ordre s’arrogera même le droit de déterminer l’aptitude physique ou mentale à l’exercice. L’ordre infirmier pourra également refuser une mutation ou un détachement vers un département qu’il estimerait trop doté en infirmiers.
L’ordre se veut donc à la fois comme l’organisme qui autorise l’exercice et fait fonction de « tribunal », avec conseil de discipline en cas de problème. Le mode de fonctionnement est calqué sur celui de l’ordre des médecins, créé à l’origine par Pétain sous le régime de Vichy. Rappelons que cette structure, autoproclamée et opaque, qui se veut représentative d’une profession, a été jusqu’à interdire à certains médecins d’exercer pour avoir dénoncé des cas de maltraitance envers des enfants.
Enfin, l’ordre a également pour vocation de participer à l’élaboration du contenu de la formation des infirmiers et infirmières. Cela concerne la formation initiale dans les Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI), mais aussi la formation continue.
La majorité des syndicats se sont prononcés contre la mise en application de l’ordre infirmier (CGT-Santé, SUD-Santé-Sociaux, UNSA, CFDT, CFTC, FO, UNSA). La fédération SUD-Santé-Sociaux appelle au boycott des cotisations. Des assemblées générales sont en préparation dans plusieurs hôpitaux. Ce début de réaction arrive avec la mobilisation actuelle de la profession infirmière pour la reconnaissance du diplôme à bac +3, de meilleures conditions de travail et une augmentation des salaires (lire Rouge n°2202 et ci-dessous).
* Paru dans Rouge n° 2203 du 26 avril 2007."
Ou encore ici :
"Dans les entreprises
La création d'un Ordre Infirmier : pour diviser les salariés de la santé.
Sur l'initiative de deux députés UMP, une loi en faveur de l'instauration d'un Ordre Infirmier a été adoptée par l'Assemblée nationale le 13 juin 2006 et tout récemment adoptée et légèrement modifiée par le Sénat.
Les infirmiers et infirmières du public et du privé, à l'exception de ceux exerçant au sein de l'armée, seraient obligés d'adhérer à l'Ordre en payant une cotisation. Le texte de loi détaille les modalités, les instances et l'organisation de l'Ordre. Son rôle serait de veiller aux règles déontologiques bien qu'elles soient déjà définies dans le code de la santé publique. Mais, érigée en tribunal, une de ses instances au niveau national, régional ou départemental, pourra décider la suspension temporaire d'un infirmier(e) jugé inapte à exercer la profession. Une chambre disciplinaire se voit confier le rôle de recevoir les plaintes de l'employeur pour faute professionnelle. : « Les fautes, abus, fraudes et tous faits intéressant l'exercice de la profession relevés à l'encontre des infirmiers à l'occasion des soins dispensés aux assurés sociaux sont soumis en première instance à une section de la chambre disciplinaire de première instance. » Les délibérations sont prévues à huis clos.
S'il n'est pas encore définitivement voté, le texte de loi reflète bien l'état d'esprit réactionnaire du gouvernement, qui s'appuie sur le corporatisme assez répandu dans la profession. En effet le projet d'une telle loi repose sur la demande, de la part d'organisations libérales professionnelles (alors que la profession libérale est minoritaire), de la création d'une instance de contrôle et de sanctions. L'Ordre des sages-femmes existe depuis des années; celui des masseurs-kinésithérapeutes a été créé au mois d'août dernier; sans compter celui des médecins dont la création remonte au régime de Pétain.
La loi s'inscrit dans un contexte marqué par une ambiance de soupçon planant au-dessus des personnels infirmiers et autres, où un certain nombre de cadres voudraient fliquer le personnel. La profession regroupe 460000 personnes. Parmi elles, 73,5 % sont des hospitaliers, c'est-à-dire ont une direction et une hiérarchie, et 14 % des libéraux. Un tel Ordre s'oppose aux infirmiers en tant que salariés en les obligeant à adhérer, en mélangeant leurs intérêts de salariés avec ceux des libéraux. Enfin, en s'érigeant en juge des salariés, l'Ordre s'ajoute à la direction de l'établissement et au syndicat en cas de conflit individuel.
Les hôpitaux, outre les infirmières, comptent bien d'autres catégories de personnel, et il faudra bien que la cohésion et l'unité des travailleurs hospitaliers se construisent face à la politique des directions; et malgré les obstacles corporatistes, dont peut-être ce nouvel Ordre Infirmier.
Correspondant Lutte Ouvrière. "
Des syndicats semble-t-il, oui mais ils ne sont que des instruments de propagande. Ils représentent moins de 4% des infirmières et tous ces professionnels syndiqués ne sont pas contre l'ONI, mème si leur organisation syndicale s'est positionnée contre.
Pourquoi se positionner si fortement contre cette structure qui a pour but de rassembler la profession et d'en défendre les interets ?
Tout simplement par conviction politique.
Car certains partis politiques, qui pensent une société communiste et n'attendent que sa mise en place, sont vicéralement opposés à ce type de structure démocratique qui échappe à leur emprise et va à l'encontre de leur vision de la société.
Il s'agit donc en fait de groupuscules, qui n'ont absolument rien à faire de la condition des infirmières, qui n'on pour but que de tenter de faire échouer la mise en place de ce type de structures ordinales qu'ils auront beaucoup de mal à noyauter, contrairement aux syndicats.
De la lecture pour voir d'ou vient la litanie des discours anti-ordre :
"Contre l’ordre infirmier
Publié le 20 juin 2007, mise à jour le 18 juin 2007
par JCR Région parisienne
Une loi vient de créer un ordre national infirmier sur le même modèle que celui des médecins et d’autres professions médicales. Cette instance de contrôle supplémentaire non démocratique, à laquelle l’inscription payante sera obligatoire, est rejetée par les organisations syndicales.
Le décret d’application du 13 avril crée un Ordre national des infirmiers contre l’avis majoritaire de la profession. Il est imposé alors que des masseurs-kinésithérapeutes et des pédicures-podologues sont actuellement en résistance face aux ordres nouveaux qu’on tente de leur imposer.
Pour pouvoir exercer la profession, les infirmiers ne devront plus seulement être diplômés, mais également être inscrits à l’ordre infirmier et payer une cotisation d’un montant maximal de 300 euros par an. Contrairement au principe de libre adhésion à une organisation - syndicat, association -, l’ordre est une structure à adhésion obligatoire.
L’instauration de l’ordre représente un étage supplémentaire de pénalisation pour les infirmiers, qui dépendent déjà tous du droit commun et, pour leur majorité, d’un conseil de discipline. C’est donc à trois juridictions indépendantes que seront confrontés les professionnels, chacune d’elles étant libre de pénaliser ou d’absoudre. L’ordre s’arrogera même le droit de déterminer l’aptitude physique ou mentale à l’exercice. L’ordre infirmier pourra également refuser une mutation ou un détachement vers un département qu’il estimerait trop doté en infirmiers.
L’ordre se veut donc à la fois comme l’organisme qui autorise l’exercice et fait fonction de « tribunal », avec conseil de discipline en cas de problème. Le mode de fonctionnement est calqué sur celui de l’ordre des médecins, créé à l’origine par Pétain sous le régime de Vichy. Rappelons que cette structure, autoproclamée et opaque, qui se veut représentative d’une profession, a été jusqu’à interdire à certains médecins d’exercer pour avoir dénoncé des cas de maltraitance envers des enfants.
Enfin, l’ordre a également pour vocation de participer à l’élaboration du contenu de la formation des infirmiers et infirmières. Cela concerne la formation initiale dans les Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI), mais aussi la formation continue.
La majorité des syndicats se sont prononcés contre la mise en application de l’ordre infirmier (CGT-Santé, SUD-Santé-Sociaux, UNSA, CFDT, CFTC, FO, UNSA). La fédération SUD-Santé-Sociaux appelle au boycott des cotisations. Des assemblées générales sont en préparation dans plusieurs hôpitaux. Ce début de réaction arrive avec la mobilisation actuelle de la profession infirmière pour la reconnaissance du diplôme à bac +3, de meilleures conditions de travail et une augmentation des salaires (lire Rouge n°2202 et ci-dessous).
* Paru dans Rouge n° 2203 du 26 avril 2007."
Ou encore ici :
"Dans les entreprises
La création d'un Ordre Infirmier : pour diviser les salariés de la santé.
Sur l'initiative de deux députés UMP, une loi en faveur de l'instauration d'un Ordre Infirmier a été adoptée par l'Assemblée nationale le 13 juin 2006 et tout récemment adoptée et légèrement modifiée par le Sénat.
Les infirmiers et infirmières du public et du privé, à l'exception de ceux exerçant au sein de l'armée, seraient obligés d'adhérer à l'Ordre en payant une cotisation. Le texte de loi détaille les modalités, les instances et l'organisation de l'Ordre. Son rôle serait de veiller aux règles déontologiques bien qu'elles soient déjà définies dans le code de la santé publique. Mais, érigée en tribunal, une de ses instances au niveau national, régional ou départemental, pourra décider la suspension temporaire d'un infirmier(e) jugé inapte à exercer la profession. Une chambre disciplinaire se voit confier le rôle de recevoir les plaintes de l'employeur pour faute professionnelle. : « Les fautes, abus, fraudes et tous faits intéressant l'exercice de la profession relevés à l'encontre des infirmiers à l'occasion des soins dispensés aux assurés sociaux sont soumis en première instance à une section de la chambre disciplinaire de première instance. » Les délibérations sont prévues à huis clos.
S'il n'est pas encore définitivement voté, le texte de loi reflète bien l'état d'esprit réactionnaire du gouvernement, qui s'appuie sur le corporatisme assez répandu dans la profession. En effet le projet d'une telle loi repose sur la demande, de la part d'organisations libérales professionnelles (alors que la profession libérale est minoritaire), de la création d'une instance de contrôle et de sanctions. L'Ordre des sages-femmes existe depuis des années; celui des masseurs-kinésithérapeutes a été créé au mois d'août dernier; sans compter celui des médecins dont la création remonte au régime de Pétain.
La loi s'inscrit dans un contexte marqué par une ambiance de soupçon planant au-dessus des personnels infirmiers et autres, où un certain nombre de cadres voudraient fliquer le personnel. La profession regroupe 460000 personnes. Parmi elles, 73,5 % sont des hospitaliers, c'est-à-dire ont une direction et une hiérarchie, et 14 % des libéraux. Un tel Ordre s'oppose aux infirmiers en tant que salariés en les obligeant à adhérer, en mélangeant leurs intérêts de salariés avec ceux des libéraux. Enfin, en s'érigeant en juge des salariés, l'Ordre s'ajoute à la direction de l'établissement et au syndicat en cas de conflit individuel.
Les hôpitaux, outre les infirmières, comptent bien d'autres catégories de personnel, et il faudra bien que la cohésion et l'unité des travailleurs hospitaliers se construisent face à la politique des directions; et malgré les obstacles corporatistes, dont peut-être ce nouvel Ordre Infirmier.
Correspondant Lutte Ouvrière. "
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Houlà, je viens de lire les dernières 5 pages du topic!!! Je vais essayer de réagir:
Tiens! c'est la première fois qu'on m'appelle "branleur de salon": d'abord, cela ne regarde à personne où, comment et quand je me branle. Mais je vais penser à cet appellatif demain soir,pendant que j'arpente le couloir de mon service et je me demande comment aller répondre 5 sonnettes en même temps pendant que j'ai qqn très malade dont son chir s'en fout.
Léopold, je me répète: on a gagné quoi??? Je ne veux pas être trop exubérant, je trouve ça trop déplacé. Oui, j'ai arrosé déjà mon élection, et je le vais faire encore une fois. Point barre. Je vais avoir un trop d'exubérance quand l'ONI commence à porter ses fruits, quand la profession arrivera à se faire entendre. Pas avant.
L'ONI a été créé sous le gouvernement Chirac, pas Sarko. Le gouvernement actuel n'a que reprit une loi de 2006. En tout cas, est-ce que cela a de l'importance? La profession infirmière moderne est née lors d'une guerre de la France Impériale, et Mlle Nightingale n'était pas très libérale, elle (d'abord, elle disait que ce métier ne pouvait pas être exercé par des hommes). Alors, il faut dire que le profession est pourrie juste pour ses origines? Soyons un peu sérieux, ayons un peu de recul.
Haegen et Dino, déjà en un post antérieur j'avais cité Stephan et j'avais essayé de mettre l'accent sur ce qui nous préoccupe à tous: notre profession et son avenir. En tout cas je trouve vos interventions très opportunes et justes. Je pense qu'un des premiers chantiers des Conseillers sera de rencontrer les collègues et de prendre en compte les idées et les problèmes de tous (libéraux, IDE de travail, IADE, IBODE, scolaires, etc.). La légitimité morale de l'ONI viendra de sa relation avec les IDE, et de la capacité d'écoute. Cela dit, j'espère que jamais il n'y aura une pensée unique, mais que tous apprenions à reconnaitre la validité des opinions de l'autre et les prendre en compte. Et, bien sur, je suis convaincu que la profession a besoin des syndicats ET de l'ONI: pas les uns sans l'autre, et viceversa.
L'ONI, comme toute instance humaine, peut devenir dictatorial. Mais, pour l'instant, ce n'est pas le cas. Si cela arrive, je serai le premier en rendre le tablier. Donc, svp, arretez d'insulter. Pas tous les pro-ONI sommes pareils entre nous, de la même façon que pas tous les anti sont pareils. Donc, finissons les discours simplistes de "pro" et "anti" avec les accusations qui vont avec. Le monde ne se divise pas en "bons" et "méchants", sauf dans les films USA.
Je crois que j'oublie qqchose...
... pas grave. Bonne nuit!!!
Manuel
Tiens! c'est la première fois qu'on m'appelle "branleur de salon": d'abord, cela ne regarde à personne où, comment et quand je me branle. Mais je vais penser à cet appellatif demain soir,pendant que j'arpente le couloir de mon service et je me demande comment aller répondre 5 sonnettes en même temps pendant que j'ai qqn très malade dont son chir s'en fout.
Léopold, je me répète: on a gagné quoi??? Je ne veux pas être trop exubérant, je trouve ça trop déplacé. Oui, j'ai arrosé déjà mon élection, et je le vais faire encore une fois. Point barre. Je vais avoir un trop d'exubérance quand l'ONI commence à porter ses fruits, quand la profession arrivera à se faire entendre. Pas avant.
L'ONI a été créé sous le gouvernement Chirac, pas Sarko. Le gouvernement actuel n'a que reprit une loi de 2006. En tout cas, est-ce que cela a de l'importance? La profession infirmière moderne est née lors d'une guerre de la France Impériale, et Mlle Nightingale n'était pas très libérale, elle (d'abord, elle disait que ce métier ne pouvait pas être exercé par des hommes). Alors, il faut dire que le profession est pourrie juste pour ses origines? Soyons un peu sérieux, ayons un peu de recul.
Haegen et Dino, déjà en un post antérieur j'avais cité Stephan et j'avais essayé de mettre l'accent sur ce qui nous préoccupe à tous: notre profession et son avenir. En tout cas je trouve vos interventions très opportunes et justes. Je pense qu'un des premiers chantiers des Conseillers sera de rencontrer les collègues et de prendre en compte les idées et les problèmes de tous (libéraux, IDE de travail, IADE, IBODE, scolaires, etc.). La légitimité morale de l'ONI viendra de sa relation avec les IDE, et de la capacité d'écoute. Cela dit, j'espère que jamais il n'y aura une pensée unique, mais que tous apprenions à reconnaitre la validité des opinions de l'autre et les prendre en compte. Et, bien sur, je suis convaincu que la profession a besoin des syndicats ET de l'ONI: pas les uns sans l'autre, et viceversa.
L'ONI, comme toute instance humaine, peut devenir dictatorial. Mais, pour l'instant, ce n'est pas le cas. Si cela arrive, je serai le premier en rendre le tablier. Donc, svp, arretez d'insulter. Pas tous les pro-ONI sommes pareils entre nous, de la même façon que pas tous les anti sont pareils. Donc, finissons les discours simplistes de "pro" et "anti" avec les accusations qui vont avec. Le monde ne se divise pas en "bons" et "méchants", sauf dans les films USA.
Je crois que j'oublie qqchose...

Manuel
Les chats ont été proches des dieux, et ils n'ont jamais oublié ça.