Au 31 décembre 2024, la France comptabilise 19 700 lits de soins critiques ou surveillance continue, dont 5 700 lits de réanimation dans ses établissements de santé, évalue la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) dans son enquête annuelle. Elle compte également 7 500 lits de soins intensifs (urgences et soins intensifs, unités neurovasculaires…). «Ces données montrent que les capacités d’accueil en réanimation sont en progression en 2024» : +1,4% par rapport à 2023, où elle en recensait 5 500. «Plus globalement, les capacités d’accueil en soins critiques ou surveillance continue ont connu une hausse de 1,7 % en 2024.» À titre de comparaison, elle en dénombrait 18 300 en 2013.
Cette augmentation cache toutefois une disparité dans l’évolution du nombre de lits selon les services. L’application réforme des autorisations d’activité de soins critiques, lancée en 2022 afin de renforcer l’accès et la qualité de la prise en charge (voir encadré), se traduit ainsi par une forte hausse des lits en soins intensifs, soit + 1 700. En revanche, la Drees observe une diminution de même ampleur du nombre de lits de surveillance continue. 1 400 lits de ce type ont ainsi disparu entre 2023 et 2024 (près de 8 000 en 2023, contre 6 500 actuellement).
Pour les adultes :
- réanimation et soins intensifs polyvalents, et de spécialité le cas échéant ;
- soins intensifs polyvalents dérogatoires ;
- soins intensifs de cardiologie ;
- soins intensifs de neurologie vasculaire ;
- soins intensifs d’hématologie.
Et pour les soins critiques pédiatriques :
- réanimation de recours et soins intensifs pédiatriques polyvalents, et de spécialité le cas échéant ;
- réanimation et soins intensifs pédiatriques polyvalents, et de spécialité le cas échéant ;
- soins intensifs pédiatriques polyvalents dérogatoires ;
-soins intensifs pédiatriques d’hématologie.
Les établissements qui pratiquent ce type d’activité doivent disposer d’un plateau technique «de soins critiques comprenant au moins une unité de réanimation et au moins une unité de soins intensifs polyvalents contiguë» et assurer «l'accueil et la prise en charge diagnostique et thérapeutique ainsi que la surveillance des patients et leur transfert dès que leur état de santé le permet», 24h/24 et 7 jours/7, précise notamment le texte.
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