Chaque année, les HPV sont responsables en France de plus de 7 000 nouveaux cas de cancers, du col de l’utérus, de la vulve, du vagin, ainsi que des cancers ORL et anogénitaux. Les cancers liés aux papillomavirus humains représentent la 5e cause de cancer à l'échelle mondiale2. Les femmes sont les premières victimes mais les hommes sont également concernés, ce qui impose une démarche de prévention mixte, à destination des filles et des garçons.
La France, mauvaise élève en matière de vaccination
Malgré la campagne de vaccination mise en place depuis 2023 dans les collèges, la France reste en retard. La couverture vaccinale progresse mais elle reste insuffisante : fin 2023, seules 44,7 % des filles et 15,8 % des garçons de plus de 12 ans avaient un schéma vaccinal complet, bien loin derrière les 75 % de couverture atteints par nos voisins espagnols, portugais ou britanniques. Pourtant, la vaccination reste l’arme la plus efficace pour éradiquer ces cancers.
« La rentrée scolaire est un moment clé pour la santé de nos enfants. Grâce à la vaccination contre les HPV, nous pouvons éradiquer des milliers de cancers, en particulier les cancers gynécologiques, dont le cancer du col de l’utérus, mais aussi d’autres cancers liés à ce virus, en particulier les cancers ORL. Chaque année, plus de 7000 nouveaux cas de cancers liés au HPV sont diagnostiqués alors qu’un vaccin sûr et efficace existe. C’est inacceptable. Parents,
médecins, Éducation nationale… la mobilisation de tous, est indispensable pour protéger les générations futures », déclare le Pr Steven le Gouill, directeur des hôpitaux de l’Institut Curie.
• La vaccination contre les HPV est recommandée pour tous les jeunes, filles et garçons, entre 11 et 14 ans.
• Elle permet de se protéger contre 90% des infections à l’origine de cancers selon le rapport de la Commission des affaires sociales publié en mai 2026.
• Un rattrapage vaccinal est possible jusqu’à 26 ans.
1– Dossier « Géographie de l’Ecole 2026 » - Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l'Éducation nationale
2– Source : Santé publique France.
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