Quelque 9 millions de tests sérologiques de dépistage du VIH ont été faits en laboratoire, soit une hausse de 7% en un an, selon ces dernières données, publiées en amont de la Journée mondiale de lutte contre le sida du 1er décembre. Cette progression s’explique notamment, selon l'agence sanitaire, par la montée en puissance du dispositif « Mon test IST », qui permet un dépistage sans ordonnance et sans avance de frais, avec 2,3 millions de tests.
Autre tendance jugée encourageante: une baisse « significative » des découvertes de séropositivité, qui ont touché 4 983 personnes. Entre 2012 et 2025, le nombre de découvertes de séropositivité a diminué de 18%. Une recrudescence avait été observée après la pandémie de Covid-19, entre 2020 et 2023, avant de s'interrompre.
Plus de la moitié des personnes ayant découvert leur séropositivité étaient nées à l'étranger.
Des disparités selon les populations
Chez les hommes ayant des relations avec des hommes (HSH), le nombre de découvertes de séropositivité ne diminue plus depuis 2022, qu'ils soient nés en France ou à l’étranger. Et plus de la moitié des HSH nés à l'étranger ayant découvert leur séropositivité en 2025 ont été infectés en France, « ce qui souligne la nécessité de poursuivre les efforts de prévention ciblant cette population », souligne Santé publique France.
Par contre, l’incidence du VIH reste stable en France depuis 2023. Et s'ils diminuent un peu, les diagnostics tardifs restent fréquents (39% des découvertes en 2025), représentant une perte de chance pour la prise en charge et un risque de transmission du VIH aux partenaires avant la mise sous traitement antirétroviral.
Les hétérosexuels et les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (HSH) ont représenté en 2025 respectivement 53% et 42% des découvertes de séropositivité, loin devant les personnes trans (2%) ou les enfants contaminés par leur mère (1%).
En baisse, le nombre de personnes vivant avec le VIH mais non diagnostiquées est estimé à 8 500 environ, selon Santé publique France. Sur le territoire, « l’épidémie reste marquée par une situation préoccupante en Guyane, à Mayotte, aux Antilles et en Île-de-France », observe aussi l'agence sanitaire. Santé publique France insiste donc sur « les besoins d’accès à un dépistage répété, en particulier chez les personnes les plus exposées, et à une prévention adaptée aux besoins de chacun » pour atteindre l' objectif d’élimination de l’infection par le VIH.
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