Ces jeunes généralistes ont déjà soutenu leur thèse, mais doivent -à la suite d'une réforme adoptée en 2022- poursuivre leur formation, qui passe désormais à dix ans, contre neuf précédemment (premier cycle, externat et internat inclus), s'alignant sur celle des médecins spécialistes. Comme un médecin inscrit à l'Ordre, ils assurent les consultations, soins et suivi des maladies chroniques, mais restent sous la responsabilité d'un praticien maitre de stage. Le gouvernement espère que leur déploiement va faciliter l'accès aux soins et à terme, les installations en ville, en particulier dans les zones où les besoins sont les plus criants.
La grande majorité vont exercer 4 jours par semaine en cabinet, maison de santé pluriprofessionnelle ou en centre de santé.
Zones en grande difficulté d'accès aux soins
Environ 80 % d'entre eux ont été affectés dans des zones en grande difficulté d'accès aux soins (Zip, Zac, et quartiers de politique de la ville), selon le ministère de la Santé. Leur dernière année se décompose en deux stages de six mois. La grande majorité vont exercer 4 jours par semaine en cabinet, maison de santé pluriprofessionnelle ou en centre de santé. Plus rarement, d'autres vont travailler en établissement de santé, suivant leur projet professionnel.
Comme tout interne ils sont rémunérés: un peu plus de 2 700 euros mensuels, avec 400 euros supplémentaires de prime « d'autonomie supervisée », plus une prime allant jusqu'à 1 000 euros (en fonction du recul de la zone), et une autre pour les gardes, selon le ministère.
Une répartition en fonction des besoins de santé
Leur répartition dépend notamment des besoins de santé et du nombre de maîtres de stage ayant pu être formés.
L'Ile-de-France accueillera par exemple 400 docteurs junior, dont 74 en Seine-Saint-Denis, 64 dans l'Essonne, ou 58 à Paris, selon l'Agence régionale de Santé (ARS). Ils seront 102 en Centre-Val-de-Loire, au coeur de la « diagonale du vide » médical, dont 21 dans le Loir-et-Cher et le Loiret, 18 en Eure-et-Loir ou 16 dans l'Indre. « La totalité des terrains de stage » est en zone sous-dense, indique l'autorité de santé de cette région. Il y en aura également 241 en Occitanie, avec par exemple 59 praticiens en Haute-Garonne, 35 dans le Gard, 14 dans l'Aveyron, ou 6 dans le Lot et en Lozère.
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