CONCEPTS DE SOINS

Concepts de soin - Le courage

Le courage, tout le monde le sait, se situe entre le défaut, la lâcheté, et l’excès, la témérité. Pour moi, Joëlle, notre collègue sage-femme à l’hôpital intercommunal de Créteil (94), dans ce qu’elle nous confie, symbolise le courage1. J’ai presque envie de dire le courage avec un grand C, celui que l’on ne voit pas. Pour le soignant, c’est le courage de continuer d’entrer dans la chambre du malade, contre vents et marées, continuer alors que l’on est allée au bout de soi-même.

de l'accompagnement du soigné au soignantCet article est extrait de l’ouvrage de Philippe Gaurier intitulé « De l’accompagnement du Soigné au Soignant », paru aux Éditions Losange en novembre 2011.

Cet ouvrage, témoignage et appel à la reconnaissance du métier infirmier dont le geste premier est «â€ˆprendre soin du prochain » est le troisième de l’auteur, cadre supérieur de santé, chercheur mais aussi rédacteur d'Infirmiers.com.

Joëlle, sage-femme, témoigne ici.

Le courage, tout le monde le sait, se situe entre le défaut, la lâcheté, et l’excès, la témérité.« Retrouver l’année est un peu compliqué, mais je vois bien le lieu parce nous étions en plein travaux de réaménagement du bloc obstétrical, donc il y avait une réorganisation d’un tout petit service d’hospitalisation. Ça devait être dans les années 1990. J’étais sage-femme depuis une petite dizaine d’années. On avait un chef de service qui, avec le cadre sup, avait un petit étoffé l’équipe de sages-femmes et augmenté leurs missions puisqu’ils les avaient sorties de la salle de travail. Donc, je dirais que - dans ma tête quand j’en parle avec des collègues de cette époque-là - il y avait une espèce de… pas « tout était possible », mais on avait un peu d’autonomie et on pouvait proposer des projets à ce patron qui les entendait avec intérêt.

C’est aussi un Monsieur qui a beaucoup travaillé et qui a écrit sur le deuil périnatal. Il s’agit du Professeur X de l’hôpital Y. À l’époque et comme toujours, j’étais de garde. Et en fin de garde après 24 heures de travail, l’habitude était - et c’est ça qui est toujours existant - d’aller voir les patientes qu’on avait accouchées. Ça faisait partie du rituel. Avant de quitter la garde, après avoir pris la douche, on allait faire un petit...

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