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"Oeuvrer ensemble afin que soigner demeure une fierté !"

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Journée Internationale de l'IDE

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A la veille du 12 mai, Journée internationale de l'infirmier(ère), date anniversaire de la naissance de Florence Nightingale, un aide-soignant salue une profession avec laquelle "nous, les aides-soignants/auxiliaires de puériculture, formons un binôme indissociable et essentiel au chevet des patients. Un couple regardant dans la même direction". Et de souligner : "même s'il existe de temps en temps des chamailleries, des animosités entre nous, essayons de ne pas scier la branche sur laquelle nous sommes assis ensemble..." Merci à Alexis pour ce joli texte partagé !

Chambre 144

coopération professionnelle

A bien des égards, le corps des infirmiers et celui des aides-soignants en forment un seul et unique : l'Homme au service de l'Homme.

Comme toutes les familles, fortes d'une riche arborescence, les paramédicaux ont une histoire. La souche soignante puise sa force dans un profond enracinement qui lui a permis de traverser plusieurs siècles. Elle s'est enrichie grâce à un terreau de valeurs, intrinsèques à nos professions, qui la nourrissent et la fertilisent encore de nos jours. Cet engrais est assurément efficace. La preuve en est que la communauté des soignants est en perpétuelle évolution et ne cesse de déployer ses branches sur lesquelles viennent se greffer de nouvelles boutures. Épaisse écorce qui protège jalousement son tronc, le corps soignant a un rôle important à jouer. Cette tâche demande cependant un entretien et une vigilance de tous les instants au risque de subir les coupes et l'élagage forcé qui peuvent frapper sans prévenir !

Au plus profond de nos souvenirs d'enfance, on a tous en mémoire un vieil arbre auprès duquel l'on jouait et sur lequel l'on gravait le nom de nos premiers émois... Les années passant, on l'oublie, mais il est toujours là, impassible, conservant nos souvenirs au coeur de son épais feuillage. Jusqu'au jour où il s'étiole, faute d'attention et de bienveillance, pour finalement être rasé. Il suffit de peu pour que le passé disparaisse. Notre arbre (généalogique) soignant, c'est un peu la même chose. Tout ou partie des origines de nos professions sont inscrites dans notre histoire et forment une base sur laquelle on s'appuie. Ce passé ne doit pas être oublié ; au contraire, il est là pour nous rappeler que les avancées d'aujourd'hui parurent avant-gardistes, presque utopiques, à l'époque. N'oublions pas qu'il n'existe aucune rose sans épines...

Tout ou partie des origines de nos professions sont inscrites dans notre histoire et forment une base sur laquelle on s'appuie

Alors, tâchons d'entretenir cette mémoire en étant les fiers descendants des pionniers soignants comme Florence Nightingale et osons l'initiative en
faisant fleurir des idées : le champ des possibles est large, à nous d'entrouver la clé ! A l'époque des monarques, l'on considérait que la tête couronnée était à la fois un homme et un dieu. On parlait des « deux corps » du roi. Le premier était une enveloppe physique terrestre, sous-entendu mortelle, et l'autre, le second, était de nature spirituelle et représentait le royaume, la communauté, donc l'immortalité. Au milieu du printemps 1820, nul ne se doutait qu'une pionnière des soins infirmiers, Florence Nightingale, était née et qu'elle deviendrait un modèle pour plusieurs générations. Elle incarne pour moi ce double corps en étant à la fois infirmière et inspiratrice d'une communauté soignante qui continue de perpétuer son esprit et son travail.

En cette Journée internationale de l'infirmier(ère), date anniversaire de la naissance de Florence Nightingale, je salue une profession avec laquelle nous, les aides-soignants/auxiliaires de puériculture, formons un binôme indissociable et essentiel au chevet des patients. Un couple regardant dans la même direction. Même s'il existe de temps en temps des chamailleries, des animosités entre nous (pas simple, la vie commune!), essayons de ne pas scier la branche sur laquelle nous sommes assis ensemble...

A bien des égards, le corps des infirmiers et celui des aides-soignants en forment un seul et unique : l'Homme au service de l'Homme. Je rends hommage à tous ceux - plus particulièrement en cette journée à mes collègues infirmier(ère)s - qui ont oeuvré, oeuvrent et oeuvreront afin que soigner demeure une fierté. Le soin n'est pas mort, vive le soin !

Dans le couloir…

Aide-soignant diplômé en 2013, Alexis il a toujours exercé à l'hôpital. Je prends plaisir à être le spectateur assidu de mes meilleurs acteurs : les patients et le personnel soignant. Ce contact me permet d'apprendre beaucoup sur l'humain, ses travers parfois, les cultures du monde, les difficultés du quotidien... Cet apprentissage de la vie, j'en garde une trace depuis cinq ans. Dans un carnet qui me sert d'exutoire, je relate des anecdotes professionnelles. Depuis, j'essaie de formaliser cela sur un support accessible et ludique. C'est ainsi que j'ai créé une page Facebook sur laquelle je délivre régulièrement une histoire courte. Parfois humoristiques, parfois touchantes, elles sont le reflet du quotidien d'un aide-soignant travaillant à l'hôpital. Pourquoi avoir choisi comme nom "Dans le couloir" me direz-vous ? A la fois une entrée et une sortie, cet élément anodin d'un service représente le passage et c'est, à mon sens, l'essence même de l'hôpital. Passeur d'âmes et passeur d'histoires je souhaite faire découvrir ce monde troublant.

Découvrez Alexis et son message lors de la Journée internationale de l'aide-soignant le 26 novembre 2017.

Dans le couloir - Chambre 144 -  Pensée d'un aide-soignant

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