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Les acteurs de l'HAD : quels intervenants et autres collaborateurs ?

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Les intervenants sont des professionnels de santé salariés des hôpitaux publics ou privés: médecins généralistes, infirmiers, aide-soignants, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, diététiciens, assistants sociaux, psychologues, prestataires de services.

Les acteurs de l'HAD : quels intervenants et autres collaborateurs ?Les critères d’inclusion en HAD sont les mêmes qu’en établissement d’hospitalisation complète. De fait, l'HAD présente les mêmes caractéristiques qu'une hospitalisation classique. Les intervenants sont des professionnels de santé salariés des hôpitaux publics ou privés, qui ont la particularité d’être mobiles dans des véhicules affrétés par les structures hospitalières. La prise en charge de patients souffrant en général simultanément de plusieurs affections nécessite l’intervention de spécialités et de disciplines différentes.

Ainsi, des avis complémentaires peuvent être requis : bilan social, ergothérapeute, orthophoniste..

On trouve donc parmi ces intervenants : des médecins généralistes, des infirmiers, des aides-soignants, des kinésithérapeutes, des ergothérapeutes, des diététiciens, des assistants sociaux, des psychologues, des orthophonistes, des personnels administratifs…

L’activité de ces divers intervenants doit donc être coordonnée à partir du protocole de soins. C’est le rôle de l’HAD au travers du médecin coordonnateur, élément clé du fonctionnement médical de la structure. Mais l’HAD met aussi à contribution des prestataires de services, dont le rôle est de fournir et d'installer des équipements médicaux (lits médicalisés, pompes à perfusion, bouteilles à oxygène...), des aides-ménagères, des auxiliaires de vie ou des sociétés d'ambulance qui assurent l'acheminement des patients vers les centres d'examens spécialisés. On mesure ici la complexité d'une telle structure.

Les structures d’hospitalisation à domicile recourent le plus souvent à un médecin libéral choisi librement par le malade. De même, la prescription directe par un médecin de ville d’une hospitalisation à domicile est possible. Elle reste cependant minoritaire à ce jour, faute d’information des médecins de ville sur les structures d’HAD existantes.

Qu’il soit ou non le prescripteur, le médecin traitant reste cependant le pivot dans l’organisation d’une HAD. Il est le responsable de la prise en charge qu’il a défini en concertation avec l’équipe médicale et paramédicale. Ce projet de soins comprend : les objectifs de la prise en charge, les actions à mettre en place (médicales, paramédicales, psychologiques et/ou psychosociales) et la durée des soins. Il assure donc le suivi médical, la surveillance des soins lors de ses visites. A cette occasion, il adapte si nécessaire les traitements et peut faire intervenir un médecin spécialiste après recueil de l’avis du médecin coordonnateur. Il est responsable de son diagnostic et de ses prescriptions. Il est le garant avec le médecin coordonnateur, du début à la fin de la prise en charge, de la qualité de l’information concernant le malade, de son état de santé et de son traitement.

Rappelons que pour assurer l’organisation des soins, chaque établissement comprend un médecin coordonnateur et un infirmier coordonnateur, véritables chefs d’orchestres au service des patients 24h/24 et 7 jours sur 7. Le médecin coordonnateur est recruté et salarié par le service d’HAD, ou mis à disposition de celui-ci par contrat avec un établissement de santé. Il est responsable de la prise en charge globale du patient et dans ce cadre, il remplit un certain nombre de missions aussi bien médicales qu’administratives.

Les cadres infirmiers, quant à eux, sont salariés de la structure d’HAD et assurent des fonctions de coordination des soins en appui du médecin coordonnateur auprès des paramédicaux employés ou rétribués par l’HAD.

L’infirmier coordonnateur organise, planifie et vérifie l’adéquation du plan de soins aux besoins du patient.

Enfin, les infirmiers mettent en œuvre le protocole de soins au chevet du patient et communiquent les éléments cliniques utiles dans la prise en charge du patient au travers du dossier de soins. Ils participent à l’élaboration des protocoles et à leur réévaluation. Ils peuvent êtres salariés par l’établissement et/ou libéraux rétribués à l’acte. Dans ce dernier cas, ils sont tenus de respecter les pratiques de la structure en ce qui concerne les protocoles de prise en soins, la continuité de soins, les modes de transmission des informations, le dossier de soins. Ils s’engagent à participer régulièrement à l’évaluation des pratiques et leur évolution éventuelle.

Soulignons que l’HAD est complémentaire des structures telles que les SSIAD (service de soins infirmiers à domicile), dont elle a vocation à prendre éventuellement le relais si la situation du malade s’aggrave, et a contrario auxquelles elle peut confier un malade stabilisé. Même si l’HAD se distingue des SSIAD par le niveau de soins que l’on y dispense et par la coordination médicale des soins, la continuité des soins entre SSIAD et HAD doit être assurée à l’image de la complémentarité souhaitée avec les établissements d’hospitalisation complète évoquée précédemment.

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Cadre de santé Rédacteur Infirmiers.com bruno.benque@gmail.com

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