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Une offre de soins riche de plus de 660 000 infirmiers !

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La Direction générale de l’offre de soins (DGOS) vient de rendre publiques les dernières données concernant l’offre de soins sur le territoire. Démographie des professionnels, activités à l’hôpital ou en ambulatoire, financement, modernisation, ces chiffres dressent un large panorama de la situation en France et de l’organisation du système de santé.

Si l’on fait le point sur les établissements de santé et l’activité hospitalière, on remarque notamment le développement des groupements hospitaliers de territoire (GHT) et de la prise en charge en ambulatoire. En termes de répartition des établissements par secteur, on note 45% dans le public, 33% qui appartiennent au secteur privé à but lucratif et 22 % qui se situent dans le privé à intérêt collectif.

Groupements hospitaliers de territoire graphique

Des unités de prise en charge spécifiques à certaines pathologies ont été mises en place, on compte notamment :

  • 135 unités Neuro-vasculaires pour 150 000 AVC par an
  • 126 unités cognito-comportementales pour le suivi des patients atteints d’Alzheimer
  • 25 centres experts régionaux pour la maladie de Parkinson
  • 368 permanences d’accès aux soins de santé (PASS) dont 44 psychiatriques

Pour des prises en charge spécifiques

Le virage ambulatoire

Autre constat : une hausse de la prise en charge en ambulatoire mais qui reste en-dessous des objectifs. En effet, le taux  de la chirurgie effectuée en ambulatoire est passée de 46% en 2012 à 54 % en 2016. Toutefois, l’objectif fixé de parvenir à 70 % en 2022 reste ambitieux.

De même, au niveau financier, on comptabilise 7,7 millions de séjours en 2016 dont 3,2 dans les hôpitaux publics et 3,2 en établissements privés à but lucratif (les 0,7 millions restant ayant eu lieu en ESPIC).

Les prises en charge en hospitalisation ambulatoire

Chiffres clés des différents secteurs

Les Urgences

A l’heure actuelle, on comptabilise 339 maisons médicales de garde et 580 médecins correspondants avec le SAMU (MCS) contre 150 en 2012.

Les urgences

Les hospitalisations à domicile ou HAD

D’après les données du rapport ATIH 2016, 110 000 personnes ont été prises en charge via les HAD pour 27,6 jours d’hospitalisation en moyenne. Ce qui représente près de 4,9 millions de journées en totalité. Les patients en HAD étaient pris en charge pour des soins périnataux  dans 36% des cas, puis pour des pansements complexes (28%), des soins palliatifs (26%) et enfin 6% pour des cancers. Les 4% restants regroupent toutes les autres pathologies.

Les soins de réadaptation et la psychiatrie

D’après les chiffres ATIH cette fois de 2015, les soins de suite et de réadaptation concernaient 996 000 patients avec 34,9 jours d’hospitalisation en moyenne.

En parallèle, en psychiatrie, on comptait en 2015, 417 000 personnes hospitalisées pendant 57,7 jours en moyenne contre 2,1 millions de patients traités en ambulatoire, ce qui représente 21,1 millions d’actes.

Le secteur de ville

Selon les dernières statistiques de 2017 venant de la DGOS, on recense comme structures en ville :

  • 910 Maisons de santé (projection attendue pour 2022 est de 2000)
  • 1 933 Centres de santé
  • 65 communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS)
  • 565 Réseaux de santé en 2015

De plus, les cabinets libéraux sont en très grande majorité des cabinets infirmiers (48 700 au total), suivis par les masseurs-kinésithérapeutes avec 37 000 cabinets. Les médecins n’arrivent qu’en 3ème position avec 36 500 cabinets, juste devant les chirurgiens-dentistes (36 100). On estime également qu’il existe près de 12 467 cabinets de pédicures-podologues et seulement 3 811 cabinets de sages-femmes.

Les structures en ville

Les auxiliaires médicaux

Selon la DREES, on dénombre 660 611 infirmiers dont 116 800 libéraux ou mixtes et 433 202 qui travaillent exclusivement dans la fonction publique hospitalière. La profession d’IDE reste la plus répandue parmi les paramédicaux (et de loin), suivie par les aides-soignants dont le nombre s’élève à 390 000. Ces chiffres sont en adéquation avec les quotas d’entrée en formation où, là aussi, les infirmiers représentent une majorité écrasante.

Pour des prises en charge spécifiques

Les quotas d'entrée en formation

Les financements des établissements de santé

Si on regarde l’évolution de l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) depuis 2015, la tendance s’avère largement à la hausse. En effet, il s’élevait déjà à 76,9 milliards d’euros en 2015 avant de parvenir à 79,2 milliards en 2017 et, selon les estimations,  atteindrait 80,7 milliards en 2018.

En 2016, alors que l’Ondam s’élevait à 77,9 milliards d’euros, 54% des hôpitaux étaient à l’équilibre voire en excédent et 46% affichaient un déficit. Fait remarquable : 14% des établissements concentraient pas moins de 80% du déficit.

En ce qui concerne les médicaments on estime le coût associé à leur consommation à 7,1 milliards d’euros par an dans les établissements de santé contre 20,7 milliards en officine.

Les outils technologiques et l’innovation

D’après les estimations de la DGOS en 2017, 2,5 millions de patients ont été pris en charge en télémédecine via l’expérimentation étapes. En outre, 90% des établissements de santé ont un dossier patient électronique et 5 projets pilotes pour le programme territoire de soins numérique (TSN) sont en cours, ce qui représente 80 millions d’euros investis entre 2014 et 2017.

195 projets de télémédecine financés par les ARS

Pour les achats hospitaliers, on compte 842 millions d’euros de gains pour 2012/2014 et 1,44 milliards d’euros est attendu pour 2015/2017 grâce au programme phare. De même, 319 projets sélectionnés dans le cadre du programme hospitalier de recherche clinique.

18 milliards d'euros de dépenses annuelles par les hôpitaux

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Journaliste infirmiers.com roxane.curtet@infirmiers.com  @roxane0706

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