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4 000 postes d’assistants médicaux accessibles après une formation d’un an

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Profession infirmière et législation

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Lors de la présentation du Plan Santé 2022, le président de la République a annoncé la création de 4 000 postes d’assistants médicaux à l’horizon 2022, destinés à aider les médecins pour leur libérer du temps médical.

Aa suite de cette annonce, plusieurs organisations d’infirmiers ont exprimé leurs inquiétudes de voir naître des postes d’infirmiers « low cost » subordonnés aux médecins. L’Ordre des infirmiers a ainsi dénoncé dans un communiqué un grave retour en arrière vers une médecine d’un temps révolu. La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), qui avait proposé cette nouveauté, se veut de son côté rassurante : Il s’agit bien d’un tout nouveau métier. Il n’est pas question d’avoir des infirmiers sur ce type de fonction, comme cela a pu être laissé entendre.

Apparemment, s’ils feront bien partie des « professionnels de santé », ils se verront confier « des tâches très simples, ne nécessitant pas d’avoir une connaissance médicale », explique le docteur Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF. Il s’agira d’effectuer l’accueil, le secrétariat (prise de rendez-vous, constitution d’un dossier, vérification des vaccinations et des dépistages effectués), d’aider le médecin dans la phase de préconsultation (installer, peser, mesurer un patient ou prendre sa tension).

Ce type d’assistant existe déjà en orthoptie, ophtalmologie, radiologie et surtout en dentaire. Nous avons calqué le rôle des assistants médicaux sur celui déjà existant des assistants en cabinet de chirurgien dentaire », explique Jean-Paul Ortiz. Leur formation se fera « en un an maximum, dès la sortie du bac, selon la CSMF, alors que les infirmiers ont un diplôme bac + 3. Après avoir suivi une formation complémentaire, les secrétaires médicaux et aides-soignants pourraient également prétendre à ce poste, ajoute Jean-Paul Ortiz. Ces assistants médicaux seront salariés du cabinet et non de la Sécurité sociale mais, pour encourager les médecins à embaucher, l’Etat prendra en charge, sous conditions, une partie du salaire qui n'est pas encore fixé.

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