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71% du personnel infirmier belge serait en risque un burn-out, contre 35% avant la crise

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Epidémiologie

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Même si le personnel de santé à travers le monde bénéficie à présent d'une certaine accalmie, la crise sanitaire du coronavirus laissera des traces. D'après une étude de plusieurs chercheurs universitaires, en Belgique, le risque de burn-out a quasiment doublé chez les infirmiers. Patricia, infirmière depuis 18 ans au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Liège, témoigne : on est tous fatigués parce qu'on a vraiment traversé une période à laquelle on ne s'attendait pas du tout. On a vraiment changé notre façon de travailler. Une adaptation qui, comme partout dans le monde, les a forcés à abandonner une partie de leur quotidien professionnel. Le personnel infirmier s'est retrouvé dans des situations un peu kafkaïennes où d'un côté, ils doivent prendre soin des gens mais ils ne peuvent pas leur accorder le temps nécessaire. Ils ne peuvent pas accorder le temps nécessaire aux familles non plus, puisqu'on doit recevoir les familles entre deux portes. Ils ne peuvent pas voir les résidents. Ils ne peuvent pas voir les patients. On coupe tout un lien social et c'est vraiment quelque chose qui a posé énormément de problèmes aux infirmiers, souligne Olivier Gendebien, président de l'Association belge des praticiens de l'art infirmier.

71% du personnel infirmier serait en risque un burn-out, contre 35% avant la crise. Des employés considérés en héros et choyés pendant l'épidémie. Davantage de moyens pourraient améliorer les chiffres de cette étude. Trop peu de personnel infirmier est aujourd'hui sur le terrain en Belgique.

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